A 43 ans, Matthieu Ramery succède à Philippe Beauchamps à la tête du groupe de BTP fondé par son père en 1972. Une nouvelle ère s’ouvre pour l’ETI nordiste qui entend bien se faire une place en tant que contractant général.

Par Julie Dumez

Chez les Ramery, on aime les symboles. « Michel Ramery avait 57 ans lorsqu’il m’a laissé son fauteuil de président avec une double mission : développer l’entreprise et assurer la transmission avec son fils. Au même âge aujourd’hui, il était donc temps que je cède la place à Matthieu Ramery ». Philippe Beauchamps, 13 ans de boutique, reste pour autant à ses côtés et devient directeur général en charge des relations extérieures.

A Erquinghem-Lys, siège historique du groupe de BTP aux 3000 collaborateurs, un nouveau chapitre s’ouvre donc. Avec comme première décision pour le nouveau président, de s’entourer d’une équipe dirigeante renouvelée. Un changement de gouvernance, moins centré sur les métiers que sur les valeurs que veut porter Ramery.

« Nous allons renforcer notre modèle d’entreprise familiale et indépendante. Lors de la reprise de nos 600 chantiers après le confinement, nous avons constaté que ce schéma nous donnait une réelle dynamique. Nous souhaitons nous appuyer dessus pour pérenniser le groupe, dévoile Matthieu Ramery. Cela passera aussi par la capacité de chacun d’être créateur de perspective, c’est notre ADN, notre raison d’être ».

A l’image de la mobilité des collaborateurs au sein des différents métiers du groupe. « Une capacité à entreprendre qui sera mis au service de la relance post-Covid, pour préserver les emplois et s’engager encore plus dans la transition écologique ».

2020 à l’équilibre

Après une bonne année 2019 affichant un résultat d‘exploitation à 18 millions d’euros (+ 40% par rapport à 2018) pour un chiffre d’affaires stable de 532 millions d’euros, Ramery a comme tout le monde subit la crise du Covid19. Grâce à un travail important mené sur sa trésorerie, passée de 28 à 45 millions d’euros entre 2018 et 2019, et un carnet de commande bien rempli, 2020 démarrait sous les meilleurs auspices. Des fondamentaux solides qui lui ont permis d’amortir le choc. « 2020 s’annonce comme une année blanche puisque nous devrions terminer sur un repli de 15% du chiffre d’affaires », dévoile Philippe Beauchamps.

Pas de quoi affecter de manière inquiétante l’entreprise qui a bénéficié d’un prêt garanti par l’État (PGE) de 45 millions d’euros, non encore utilisé à ce jour.

La nouvelle équipe dirigeante de Ramery

equipe dirigeants ramery
Matthieu Ramery : Président – Philippe Beauchamps : Directeur général en charge des relations extérieures – Jérôme Boudier : Energie – Xavier Deltour : Travaux publics – Enveloppe Bâtiment Hauts de France – Pascal Foulon : Métiers fonctionnels – Laurent Gibello : Contractant & Commerce – Jean-Louis Robart : Bâtiment Normandie & Aquitaine QSSE & Développement Durable Matériel – Olivier Romain : Environnement & Matériaux – Christophe Thiébaut : Immobilier

Contractant général, métier d’avenir

Forte de ses 65 implantations en France (Hauts-de-France, Ile-de-France, Marne, Normandie, Aquitaine, Pays de la Loire) et en Algérie, l’entreprise aux multiples métiers, du bâtiment à l’énergie, en passant par l’enveloppe, les travaux publics, l’environnement et l’immobilier, met le cap sur l’avenir. « Nous avons décroché de beaux marchés en début d’année et il y a eu une accélération des études de prix au sortir du confinement », se réjouit Laurent Gibello, en charge des activités « contractant et commerce ».

Reste tout de même un manque de visibilité pour 2021 : « le plan de relance va favoriser la reprise mais il va falloir écrire ces programmes. Des questions demeurent aussi quant au temps et à la capacité à produire ces projets », s’inquiète-t-il. Charge à lui en parallèle de développer l’activité de contractant général. De beaux marchés ont d’ores et déjà été remportés par Ramery.

A l’image du court Suzanne Lenglen de Roland Garros (6 M€ en conception – réalisation), de la chambre des métiers d’Arras (11,7 M€), de l’EHPAD de Saint Amand (31 M€ en marché global de performance) ou encore du centre aquatique de Lens (31 M€ en marché global de performance). « Notre modèle basé sur un process multi-métiers est une force », décrypte Matthieu Ramery. Un atout pour se tailler une belle part du lion sur ces marchés globaux.

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