Béatrice Vanpoucke dirige la société de peinture HVP depuis 25 ans. Installée en métropole lilloise, elle traverse crises et soubresauts de la vie avec une belle sérénité. 

Vous trouvez l’activité d’entrepreneur stressante ? Faîtes un tour chez Béatrice Vanpoucke, à Roncq, qui dirige depuis 25 ans l’entreprise de peinture HVP. Mieux qu’une Thalasso, une petite discussion avec cette chef d’entreprise qui fêtera ses 60 ans en janvier prochain permet de prendre du recul. « Quand je me lève le matin, je suis sereine. Je n’ai pas de dettes, pas de casseroles, pas de litiges, peu de sinistres ou d’accidents du travail ». Magicienne ? « Non, mais je n’ai pas la folie des grandeurs et je cherche simplement à faire de la qualité pour une clientèle publique de proximité ». Une modestie très féminine qui lui permet quand même de traverser les crises sans trop de casse. Béatrice Vanpoucke est devenue entrepreneur un peu par hasard. Promise à de longues études de géologie, elle devient laborantine pour gagner sa croûte mais ne supporte pas les longues journées dans les caves du CHR ! Elle rejoint HVP à un poste administratif et prend goût à ce métier. Quand elle reprend la société en 1989, c’est à initiative de son patron et fondateur de HVP en 1955, Henri Van Winsberghe. Soutenue par une banque, aidée par des amis, elle reprend donc HVP qui compte alors 5 salariés avec une clientèle d’usines de l’industrie textile.

25 ans plus tard

Vingt-cinq ans plus tard, la société est à Roncq, travaille en commande publique, emploie 12 salariés, et s’intéresse de près aux systèmes d’isolation par l’extérieur et au marché de l’accessibilité des bâtiments publics. Avec un chiffre d’affaires de 850 000 euros, HVP n’a connue qu’une année de perte en 25 ans ! Une rigueur de gestion certainement héritée de ses parents commerçants. Peu de choses semblent l’ébranler. Pas même un cancer, qu’elle parvient à combattre il y a dix ans sans qu’un client ou un employé ne s’en rende compte. Elle subit ses traitements en fin de semaine pour être d’attaque le lundi et fait part de son combat à l’équipe une fois la rémission confirmée. De quoi prendre du recul sur les aléas des affaires.

La concurrence ? « C’est certain, le travail illégal ou les autoentrepreneurs font des dégâts, mais au final on vient nous chercher ». La réglementation sur les produits chimiques ? Elle en fait un atout pour proposer des peintures bio à une maîtrise d’ouvrage publique sensible à l’argument écologique.

On trouve quand même un sujet d’agacement : « Comment peut-on laisser un chantier aussi sale au dernier intervenant du chantier ! Je rêve d’un lot séparé de nettoyage, cela m’éviterai de faire la police en fin de chantier ».

Cela ne l’empêche pas d’aligner des références prestigieuses, comme la rénovation de la galerie de l’hôtel de ville aux peintures 100% écologiques. Pour l’avenir, elle pense bien sûr à la succession, sans en faire « une fixation». Les deux enfants vivent leurs vies, elle devra probablement chercher ailleurs un repreneur.

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