Non content de bousculer depuis dix ans le marché de commerces et de bureaux dans la métropole lilloise, l’aménageur-promoteur Aventim se lance dans le logement. Avec pour vitrine, deux opérations imminentes dans la banlieue chic de Lille.
Par Alexandre Lenoir

Mais où s’arrêtera Aventim ? Créée en 2010, pour assister Adeo (Leroy Merlin) dans ses maitrises d’ouvrage, la petite société basée à Marquette-lez-Lille s’est rapidement émancipée pour s’affirmer en dix ans comme l’un des acteurs les plus remuants de la promotion immobilière à Lille. D’abord en aménageant de petits ensembles commerciaux. Avec un credo : imaginer des parcs qui vivent au-delà des horaires d’un centre commercial. A l’image du Parc de l’innovation, première opération d’envergure livrée en 2018 : 17 850 m2 de commerces, de bureaux et d’activités à Marquette-lez-Lille.
« Construire des petits quartiers qui vivent toute la journée et les week-ends », résume Christophe Janet, directeur général d’Aventim.

Des esapces modulaires

Parfaire cette ambition en s’attaquant au logement paraissait dès lors assez logique. Aventim vient de déposer deux permis de construire pour bâtir des immeubles haut-de gamme de quinze appartements chacun au nord de la métropole. « On vise une clientèle au pouvoir d’achat conséquent pour cette première phase de conquête », explique Christophe Janet. Ce qui permet de tester la conception exigeante cultivée par Aventim pour ses futures  réalisations : des cellules de vie plus spacieuses, de la hauteur de plafond, une luminosité maximale avec des terrasses extérieures… Et sans oublier à terme de tirer les leçons du confinement : un espace modulaire qui pourra servir de bureaux, de chambre d’amis ou de grand salon selon les besoins. 

Christophe Janet, directeur général d’Aventim

Changer le modèle du logement-promoteur

« Surtout en tant que challenger du logement, on est vierge de tout, notamment des logiques de rendement locatif (loi Pinel ndlr) qui prévalent dans le secteur », explique Christophe Janet, ex-ingénieur des ponts, passionné d’architecture « on ne construit pas mieux que les autres; la différence réside dans notre relation au client : l’usage qu’il fera du bâtiment est au centre de toutes nos réalisations ». L’autre signature d’Aventim : des bâtiments « écolos », réalisés dans leur grande majorité en structure-bois. Fort de sa marque Woodtime, le promoteur vient de signer deux partenariats pour se fournir en bois local. L’un avec Carbon Forest, spécialiste de la gestion des forêts. L’autre avec la forêt de Chantilly, le plus important domaine forestier privé au nord de Paris.
« Si nous pouvons contribuer à organiser la filière bois en région, tant mieux ! », se réjouit le dirigeant.

Changer le modèle du logement promoteur

Enfin quand les programmes de la banlieue BMW (Bondues-Mouvaux-Wasquehal) seront sortis de terre, le promoteur sera-t-il prêt à s’aventurer sur des terres moins privilégiées ?
« On peut changer le modèle classique du logement promoteur », assure Christophe Janet, qui en appelle aux élus des collectivités pour qu’ils cessent de favoriser systématiquement le candidat proposant la meilleure charge foncière. Le promoteur s’attaque l’année prochaine à la réhabilitation de la Halle Sernam. Soit 5 000 m2 de bureaux, d’hôtels et de commerces à Tourcoing. « Un secteur pas loin du centre-ville, à proximité de la troisième gare de la métropole, relié au métro, défendu par un élu investi et présent… mais il y a tous les ingrédients pour que ça marche », promet le DG. Une première étape vers des immeubles à l’est de la métropole ? 

Une borne pleine d’espoir

Associé à parts égales avec Leroy Merlin dans la société d’aménagement de la Borne de l’Espoir (Sambé), Aventim aménage une partie du site de
100 000 m2 à deux pas du stade Pierre Mauroy à Villeneuve d’Ascq. Alors que les travaux de terrassement battent leur plein (sous la houlette du groupement Renard – Sefi Intrafor), la société commercialise actuellement ses deux futurs bâtiments à côté du nouveau magasin Leroy-Merlin : le Hope (16 700 m2 de bureaux) et la Pépite (2 000 m2 de restaurants et de services).
Quid de l’îlot sud, situé juste en face, qui doit remplacer l’ancien magasin Leroy-Merlin ? Retenu pour aménager un programme de bureaux et d’hôtellerie, Aventim ne désespère pas de convaincre le maire de Villeneuve d’Ascq, désireux depuis sa réélection de revoir le projet, qu’il est toujours le candidat idoine pour bâtir un quartier éco-durable. 

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