Un ingénieur tout juste diplômé qui refuse le salaire le plus élevé, ça existe ?

Oui, j’ai connu des élèves qui plutôt qu’être « lâchés » dans une grande entreprise optaient pour un accompagnement plus personnalisé. Motivés par la perspective de faire partie d’une équipe, d’être épaulés par des anciens qui avaient de la bouteille. J’essaie de leur enlever le salaire de la tête, de leur faire comprendre que c’est une réflexion à très court terme, qu’on choisit d’abord un emploi dans le cadre d’un projet professionnel.

Encouragez-vous les jeunes ingénieurs à intégrer des petites et moyennes entreprises ?

On essaie, mais c’est compliqué. En termes d’évolution de carrière, intégrer une PME-TPE est encore perçu comme un frein. C’est dommage, car il y a des élèves taillés pour ça : avoir plus de responsabilité, suivre une affaire de bout en bout, être multi-tâches… Pour séduire les jeunes ingénieurs, les PME doivent jouer sur leur souplesse et l’autonomie qu’elles offrent à leurs collaborateurs. Et le faire savoir en venant dans les forums destinés aux étudiants.

Que connaissent vos étudiants du secteur du BTP ?

Au début à part la conduite de travaux, pas grand-chose… Si j’en crois l’explosion des demandes d’intervention à l’école, certaines entreprises ont bien compris l’effort à fournir pour mieux faire connaître leurs métiers.

(1) L’Institut Mines Télécom Lille-Douai est issue de la fusion de Mines Douai et Télécom Lille en 2017. En intégrant les douze étudiants de sa nouvelle filière valenciennoise InGHénia dédiée aux infrastructures ferroviaires et la formation en mastère spécialisé elle forme chaque année près de 80 ingénieurs en relation avec le génie civil.

A lire aussi dans ce dossier:

-Emplois qualifiés : BTP cherche remèdes à la pénurie. Lire ici.

– Ces métiers rares aux salaires qui s’envolent. Lire ici.

 

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