A Bailleul, Balloy Métallerie vient de se doter d’un robot-soudeur. Un équipement innovant destiné à réduire la pénibilité et à améliorer la productivité.

Par J.D.

Voilà déjà six mois que “Nono” est arrivé dans l’atelier. Le métier de “Nono” ? Robot-soudeur.

Son bras articulé, digne de ceux que l’on voit sur les chaînes de montage automobile, soude à vitesse grand V. Devant lui, une ligne de travail à deux gabarits. “Pendant que le robot soude d’un côté, un opérateur peut préparer les éléments à sceller de l’autre côté”, raconte Guillaume Balloy. Le dirigeant de l’entreprise éponyme s’est lancé dans la robotisation de son atelier “pour ne pas prendre de retard, rester performant et compétitif explique celui qui “a toujours investi dans (son) parc machine”. Le robot sera principalement utilisé pour les séries, au moins une cinquantaine de pièce identique, comme pour des garde-corps.

Cet investissement de 200 000 euros a également nécessité de former deux personnes pour apprendre à maîtriser l’outil. Car la première étape consiste en sa programmation. L’opérateur injecte dans le logiciel de la machine les plans élaborés sur le logiciel Solidworks. “Nono” se charge du reste une fois les profilés installés sur la ligne de travail.

Mais “attention, la main de l’Homme restera toujours indispensable dans nos métiers, juge le patron pour qui ce type de machine est complémentaire avec la main d’oeuvre qualifiée. Il s’agit aussi de limiter les opérations répétitives et de réduire la pénibilité au travail. Les gars ont d’ailleurs plutôt bien accueilli son arrivée”.

Robot de pliage ?

Dès 2020, ils verront débarquer une nouvelle machine de découpe laser 3D d’une capacité de 6/2 m. “Un investissement de 800 000 euros qui nous servira pour notre production interne mais que nous allons aussi ouvrir à la sous-traitance”. De quoi donner toujours plus d’autonomie à l’entreprise qui fêtera l’an prochain ses 30 ans. Arrivée à Bailleul depuis Caestre il y a 4 ans, elle emploie aujourd’hui 35 personnes, dont une dizaine d’intérimaire, et réalise 4,7 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Et demain ? “On continue d’avancer sans plan sur la comète”, sourit le patron. Avec d’autres robots en prévision ? “Pourquoi pas un robot de pliage…” Mais laissons d’abord «Nono» faire ses preuves !

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