S ’il est une évidence confirmée par la crise du coronavirus, c’est l’interdépendance des professions du BTP. Oui, l’acte d’aménager et de bâtir se décline au fil d’une chaîne. Cette chaîne s’est trouvée brutalement à l’arrêt avec la crise sanitaire du Covid-19. Face à des injonctions obscures, en manque total de visibilité, les différents intervenants du BTP régional se sont alors tournés les uns vers les autres, redécouvrant en quelque sorte leur complémentarité. Les donneurs d’ordre ont partie liée avec les opérateurs et les opérateurs ne font rien sans leurs fournisseurs. Des prescriptions sanitaires ne peuvent être établies sans tenir compte des tailles, des formes et des métiers des entreprises. Un chantier ne peut être relancé efficacement sans le concours du concepteur du projet…

Acteurs reliés et souvent même solidaires, sur la base d’intérêts partagés. Bien sûr, les épisodes du confinement et du déconfinement ont révélé
l’infinité des situations particulières. Chaque dirigeant à son niveau, et chaque compagnon dans sa pratique, ont dû faire preuve d’imagination,
d’invention, pour résoudre des difficultés qu’aucun plan de relance global, aucun guide, ne pouvait couvrir exhaustivement. Mais le Covid-19 n’a pas empêché des comptables d’accélérer le règlement des factures ni des clients de se montrer souples sur des délais, ou accommodants sur des surcoûts. « Ça fonctionne, ça tourne, ça paye », assure un maître d’ouvrage dans notre dossier…

Il y a donc du réconfort à puiser dans la gestion quotidienne de cette crise hors du commun. L’annonce du bouclage du processus électoral en cours redonne aussi de l’élan aux troupes. Mais on trahirait la vérité si l’on ne disait les sourdes inquiétudes, perçant sous le courage du moment. Le moral des ménages ébranlé, les budgets des collectivités restructurés, les trésoreries asséchées font craindre un automne rigoureux pour notre branche. Il faudra affronter cette « deuxième vague » avec le même esprit de cohésion que celui qui s’est manifesté en première urgence. Le BTP a sa place à tenir dans le monde d’après.

Sommaire:

  • Ils conçoivent

ILS COMMANDENT

MAISONS ET CITÉS

DOMINIQUE SOYER – DIRECTEUR GÉNÉRAL

Dominique soyer maisons et cités dossier BTP Chronique-min

«Maisons et Cités» est restée debout. La société gestionnaire des anciens logements miniers a continué de fonctionner sous le grisou du confinement. En télétravail pour la quasi-totalité des 800 salariés. Mais aussi au pied du mur, dans des logements vacants, pour une quarantaine d’ouvriers chargés d’opérations d’entretien courant. Les interventions d’urgence, sur des chaudières ou des réseaux électriques d’immeubles occupés, ont été aussi exécutées sans mollir, par les prestataires extérieurs habituels. En revanche, le programme de 1 000 constructions et 2 000 réhabilitations de logements, envisagé pour 2020, a connu un brutal coup de frein avec le Covid-19. Pour le remettre en route sur des bases sanitaires sûres, Maisons et Cités a négocié avec les deux cents entreprises concernées et signé des dizaines de protocoles avec les mandataires des marchés. «Cela se passe en bonne intelligence, rapporte Dominique Soyer, son directeur général. Nous avons des intérêts partagés».

D’ores et déjà, des PME apparaissent en manque de trésorerie ou en mal de financements. Le bailleur s’est astreint à régler au plus vite, et parfois même par avance, les factures de fournisseurs en sa possession. «La crise nous a appris à raccourcir nos circuits de traitement des documents», remarque Dominique Soyer. Et il attend de l’Administration une égale souplesse. «Nous avons été autorisés à organiser des concertations de locataires sous de multiples formes dématérialisées. Ce genre d’avancées est à préserver et à reproduire sur d’autres procédures»

DÉPARTEMENTS DU NORD ET DU PAS-DE-CALAIS

JEAN-RENÉ LECERF – PRESIDENT DU DÉPARTEMENT DU NORD

JEAN-LUC DEHUYSSER – DIRECTEUR GÉNÉRAL CHARGÉ DE L’AMÉNAGEMENT ET DU
DÉVELOPPEMENT AU CONSEIL DÉPARTEMENTAL DU PAS-DE-CALAIS

Jean luc deguysser dossier BTP Chronique-min
jean rené lecerf Nord dossier  BTP Chronique-min

Les conseils départementaux veulent booster les « petits chantiers »

Être contracyclique ». Derrière ce (gros) mot d’ordre, les conseils départementaux du Nord et du Pas-de-Calais affichent leur intention de soutenir le secteur du BTP, à contre-courant de la crise qui s’annonce. Pas sous forme d’aides directes comme en Indre ou dans la Creuse. « Dans un territoire où les intercommunalités sont puissantes, ce n’est pas notre compétence », estime Jean-René Lecerf. Pour soutenir les PME locales, les deux collectivités recensent actuellement les petites opérations (en dessous de 40 000 € HT) ne nécessitant pas d’appels d’offres : réfection de voiries, remplacement de panneaux de signalisation, aménagements sécuritaires, petits travaux dans les collèges… Afin de les lancer au plus vite.

Les présidents Jean-Claude Leroy et Jean-René Lecerf ont par ailleurs sollicité Bruno Lemaire pour pouvoir repousser – temporairement – à 100 000 € le plafond de ces travaux où une consultation rapide est permise. Côté investissement, les deux collectivités réaffirment leurs engagements et s’engagent à ne pas réclamer de pénalités pour dépassement de délais due à la crise du Covid-19.

Dans le Nord, les 40 millions dévolus en 2020 au politique de solidarité ont été débloqués sans attendre l’installation des nouveaux conseils municipaux. Dans le Pas-de-Calais, le niveau d’investissement dans le BTP n’a baissé que de 2% par rapport à la
même période que l’année dernière. « Grâce à un recours massif et efficace au télétravail, ça fonctionne, ça tourne, ça paye ! », se félicite Jean-Luc Dehuysser, directeur général chargé de l’aménagement et du développement au Conseil départemental du Pas-de-Calais. Le CD 62 souhaite aussi augmenter les avances remboursables (prêt à taux 0) sur les futurs chantiers, afin d’abonder la trésorerie des entreprises. Le taux actuel de 5% pourrait monter à 10 ou 20%.

Quant à la prise en charge d’une partie du surcoût induit par les exigences de protection sur les chantiers, les discussions sont
en cours avec les représentant de la profession. « Nous ne laisserons pas les entreprises assumer l’ensemble des surcoûts », promet Jean-Luc Dehuysser. « On fera des avenants aux contrats pour compenser », assure de son côté Jean-René Lecerf.

PHILIPPE DEPASSE projectim dossier BTP Chronique-min

FÉDÉRATION DES PROMOTEURS IMMOBILIERS

PHILIPPE DEPASSE – DIRECTEUR GÉNÉRAL DE PROJECTIM ET PRÉSIDENT RÉGIONAL DE LA FPI

Nouvelles exigences en vue pour les acheteurs

Des logements confinocompatibles. Si, faute de vaccin, les périodes de confinement venaient à se répéter, les promoteurs s’attendent à de nouvelles requêtes de la part de leurs clients. « Des logements plus grands, plus confortables avec des surfaces extérieures étendues et des pièces pour télétravailler tranquillement », prophétise Philippe Depasse, directeur de Projectim. Une évolution qui pourrait bien augmenter les prix des logements et freiner la densification des villes. Au grand dam des pourfendeurs de l’étalement urbain. Voilà pour le long terme.

Pour les mois à venir, les impacts de la crise ne sont pas forcément plus réjouissants. Ce confinement au printemps – une période d’ordinaire faste pour les promoteurs – laissera des traces. Le président régional de la Fédération des promoteurs immobiliers s’attend à une baisse de 50 % des réservations de logements sur la métropole lilloise (2000 sur les 4000). En partant du principe qu’un logement, génère 1,5 emploi, Philippe Depasse évalue à 3000 le déficit d’emplois en 2021, époque à laquelle ces logements auraient dû être construits. Un rattrapage dans les mois à venir est-il à ce point inenvisageable ?

« Cette crise du Covid-19 tombe au plus mal : les maires non élus, toujours en campagne, ont du mal à trouver des stylos pour délivrer des permis de construire, générateurs de nuisances pour le voisinage. Quant aux nouveaux élus, les services d’urbanisme n’ont pas eu le temps de s’organiser. » On l’aura compris, les promoteurs plaidaient ardemment pour des élections en juin.

RÉGIS THÉVENET dossier BTP Chronique

CROA

RÉGIS THÉVENET – PRÉSIDENT RÉGIONAL DE L’ORDRE ET DIRIGEANT D’OZAS ARCHITECTURE

“La filière a reconnu le rôle essentiel de l’architecte”

Face à l’inédit sanitaire, les agences d’architecture des Hauts-de-France ont été «plutôt réactives», assure Régis Thévenet, qui préside le
conseil régional de l’ordre des architectes (CROA). Elles ont prestement recouru au chômage technique pour préserver, tant que faire se pouvait, leurs intérêts économiques. Elles ont aussi adopté les outils téléphoniques et vidéo permettant de garder le contact avec leurs entourages professionnels.

S’il ne croit pas que la contrainte subie ces dernières semaines engendrera des changements durables des méthodes de travail – «On aura toujours besoin de se réunir physiquement autour d’un plan, de se pencher sur un dessin, de l’annoter, de griffonner”-, Régis Thévenet se félicite d’un resserrement des liens avec les maîtres d’ouvrage, bailleurs sociaux ou promoteurs : «Nous étions sur un même bateau, nous nous sommes parlé et en travaillant à résoudre des problèmes très concrets, nous nous sommes rapprochés. Au passage,l’ensemble de la filière a reconnu le rôle essentiel de l’architecte, sans lequel il n’est pas possible d’arrêter ni de redémarrer correctement un chantier. Pourvu que ça dure !».

Bien sûr, pour la profession, la reprise est pleine d’incertitudes. «C’est une somme de cas particuliers qui ne trouve pas forcément de réponses dans les plans de relance généraux. Personne ne repart au même rythme». Parmi les obstacles à lever le coup d’arrêt sur l’instruction et la délivrance des permis d’aménager ou de construire ; le CROA a saisi le Préfet de Région pour obtenir la «continuité du service public» en la matière…

Beauregard dossier covid 19 BTP Chronique-min

ILS CONSTRUISENT

BEAUREGARD À LIÉVIN

REMY BEAUREGARD – DIRIGEANT

« Il fait beau, nous sommes là, mais tout n’est pas là »

Quand ça veut pas… A peine le confinement terminé, Rémy Beauregard a vu sa machine à enduire tomber en panne. « Les usines n’ont pas les pièces en
stock pour la réparer, j’en ai pour trois semaines de délais… », peste l’artisan liévinois, spécialisé dans la restauration extérieure des bâtiments. Un problème d’approvisionnement qui se pose aussi pour le matériel. « Si je n’ai pas de rails de départ pour une isolation extérieure, impossible de commencer le chantier ».

Quant aux couleurs d’enduits, Rémy Beauregard prévient ses clients qu’il va falloir être moins exigeants. Ou bien patients pour ceux qui tiennent absolument à leur façade rouge brique, blanc cristal ou gris foncé.

Conclusion : tout le monde n’est pas opérationnel avec le déconfinement. « Il fait beau, nous sommes là… mais tout n’est pas là », résume le chef d’entreprise de 7 salariés qui a déboursé ce mois-ci 1000 € HT en masques et en gel hydroalcoolique. Auquel il faut ajouter 300 € d’essence pour la deuxième camionnette nécessaire au déplacement en petit comité des ouvriers.

En manque de trésorerie, Rémy Beauregard ne répond plus aux appels
d’offres des plus gros chantiers. Il privilégie les particuliers. Qui, selon lui, pourraient bien relancer le secteur. « Ils ont passé deux mois à inspecter leurs maisons sous tous les angles… ils vont forcément vouloir les rénover. » Ou comment rester optimiste contre vents et marées.

THOMAS GOURLET dossier BTP Chronique-min

LOCUFIER à MONS-EN-BAROEUL

THOMAS GOURLET – DIRIGEANT

“On s’est retrouvé scotché”. Thomas Gourlet, dirigeant, a très vite pris l’initiative “de replier les voiles, de vider le planning et de renvoyer les gars chez eux. En gardant toutefois une personne pour les prestations d’urgence.” A ensuite suivi “la cacophonie entre le ministère du travail et de la santé, où l’on s’est senti montré du doigt”. Une période que le patron avoue avoir “assez mal vécu”.

Puis la reprise s’est mise en place, avec notamment des masques dégotés chez Doublet pour équiper ses gars “qui n’avaient qu’une envie de reprendre le boulot!”. “Le top départ a vraiment sonné avec la sortie du guide de l’OPP-BTP. Nous y avons trouvé une check list qui ne nous paraissait pas abusive. Nous l’avons traduite en note interne et crée les conditions pour retourner sur les chantiers”.

S’il n’a pas eu recours aux reports de charge, Thomas Gourlet dit toutefois “merci au chômage partiel” pour traverser cette période. 100% de son équipe devrait être au travail en juin, mais l’inquiétude demeure quant au carnet de commandes. “En règle générale, nous avons tout au plus entre un mois, un mois et demi de visibilité car je suis sur un métier d’appels entrants”.

Il s’est donc mobilisé pour amorcer la reprise : activation des contacts, emailing client, relance des architectes partenaires. Rassurés en voyant les équipes Locufier masqués, les clients accueillent de nouveau les interventions. Bien souvent pour “des opérations de première nécessité”, une chance finalement pour le patron qui se veut, malgré tout, serein pour l’avenir.

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LOÏC LEMESRE ECOLOPO dossier BTP Chronique-min

ECOLOPO à Bondues

LOÏC LEMESRE – DIRIGEANT

«Préparés ? Non, nous n’étions pas préparés ! Comment voulez-vous anticiper un événement pareil ?». La crise du Covid a secoué Ecolopo, entreprise de bardage basée à Bondues, et son gérant Loïc Lemesre. Mais des aides sont venues à point nommé, souligne-t-il. D’abord le chômage partiel qui a permis d’assurer la rémunération des 17 salariés. Et puis le coup de main de la société de conseil NHCS, pour faire face aux exigences sanitaires nouvelles. Des règles d’hygiène ont été instaurées dans l’entreprise, qui devraient perdurer après l’épidémie…

Mi-avril, les compagnons étaient équipés de pied en cap. Peu à peu, ils ont retrouvé leurs ouvrages abandonnés pendant un mois ; rassurés et plutôt contents de renouer avec le travail. Pour parvenir à ce résultat, Loïc Lemesre aura discuté de longues heures avec les maîtrises d’oeuvre, maîtrises d’ouvrages et coordinateurs SPS. Et il reste très vigilant : «J’ai dû pousser un coup de gueule pour que les consignes de sécurité soient bien respectées par tous les opérateurs sur un chantier».

Mi-mai, Ecolopo en était à la moitié de sa production antérieure. «Inexplicablement, plusieurs chantiers publics nous sont restés fermés alors que nous intervenons à l’extérieur des bâtiments, en plein air», déplore Loïc Lemesre. Par prudence, il n’a pas réembauché la dizaine de personnes employées en intérim avant le «lockdown»… «Mais je veux être optimiste, reprend-il. A la baisse d’activité, inévitable, les pouvoirs publics peuvent opposer des grands plans d’investissement dans des écoles, des hôpitaux, des ouvrages structurants».

sylvagreg chantier dossier covid 19 BTP Chronique – 1-min
dossierBTP Chronique-min

SYLVAGREG

AUGUSTIN OUTTERS PRÉSIDENT DIRECTEUR GÉNÉRAL

«Pour un partage équilibré des surcoûts»

Pour Augustin Outters, PDG de Sylvagreg – et aussi président de l’union de la maçonnerie et du gros oeuvre au sein de la FFB Hauts-de-France (800 entreprises, 13 000 salariés) – la reprise d’activité n’a pas posé de problème technique particulier. «Au moment du déconfinement, la majorité des chantiers étaient repartis, à l’exception de quelques opérations publiques. Les mesures sanitaires que nous avions préparées ont fonctionné. La difficulté est parfois venue d’interprétations particulières du guide de l’OPP.BTP par certains coordinateurs SPS. L’un d’eux, par exemple, ne voulait pas voir plus d’une entreprise présente dans un bâtiment en construction. A ce rythme, le chantier aurait duré quatre ans !». L’inquiétude, désormais, s’est déportée vers l’automne.

Combien coûtera la crise ? Cher, répond Augustin Outters : «Les entreprises de gros oeuvre ont été les plus touchées par les arrêts de travaux et l’immobilisation de matériels. Les équipements de protection, le réaménagement des bases vie, les interventions en horaires décalés représentent des dépenses importantes». La perte de productivité est également certaine, même si on ne peut encore en préciser le montant. Et il y aura des conséquences économiques et sociales… «On ne voit pas comment on pourrait échapper à des dépôts de bilan à la rentrée».

Dans ce contexte, le président de Sylvagreg tient à remercier les clients qui ont engagé avec les entreprises des dialogues constructifs, aboutissant à «un partage équilibré des surcoûts» ; en la matière, précise-t-il, «les maîtres d’ouvrage publics ont été meilleurs que les privés».

demathieu bard dossier chronique btp

DEMATHIEU-BARD

LAURENT NEVEU – DIRECTEUR GÉNÉRAL

« On sort du tunnel, mais on est toujours dans le brouillard. »

Laurent Neveu, directeur général de Demathieu & Bard Construction Nord a l’art de la formule pour résumer le sentiment des majors de la construction. Dans les Hauts-de-France, la filiale de l’entreprise évalue la perte de son chiffre d’affaires entre 25 à 30 % en 2020. Mais elle a repris la quasi-totalité de ses chantiers. A cadence normale pour la dizaine d’opérations en phase de gros œuvre. Au ralenti pour les chantiers de second œuvre où les intervenants sont multiples. « L’année 2020 sera intensive et pour le moment, on a vraiment besoin de tout le monde » constate Laurent Neveu qui envisage même l’embauche d’intérimaires pour rattraper le retard pris sur les chantiers.

En 2021 ? « Les carnet de commandes sont pleins, car le démarrage de nos opérations a été repoussé ». Non, le brouillard, c’est bien pour 2022. Quid de l’immobilier de bureaux alors que le chômage repart à la hausse et que les usages des espaces de travail vont évoluer ? Quid des constructions dans le secteur de l’hôtellerie qui va subir la crise de plein fouet ? Illustration concrète du flou qui entoure certains grands projets en raison des incertitudes que fait peser le virus sur certaines activités : le chantier de complexe cinématographique à Lille-Sud, piloté par Demathieu & Bard, est toujours à l’arrêt. Les travaux de fondations devaient démarrer au mois de juin. Reprendront-ils un jour ?

Bonnes pratiques :  une charte régionale FFB/URH pour les chantiers de logements

Bonnes pratiques : une charte régionale FFB/URH pour les chantiers de logements Entreprises de bâtiment, bailleurs sociaux, maîtres d’oeuvre, bureaux de contrôle et CSPS ont élaboré une charte de « bonnes pratiques pour la gestion des chantiers en Hauts-de-France ». Une première dans le pays qui a fait des émules.

Dialoguer puis s’accorder pour tenter de reprendre le plus sereinement possible. C’est que qu’ont fait la FFB, LCA-FFB, l’Union régionale de l’Habitat HDF, la Capeb, le CROA et le CINOV, mi-avril. Ce premier cercle d’acteurs du bâtiment a en effet élaboré une « charte de bonnes pratiques pour la gestion des chantiers en Hauts-de-France » alors que la reprise de l’activité s’amorçait. Fruit d’une négociation régionale, elle traduit donc “un état d’esprit commun”, explique Sylvie Ruin, DG de l’URH HDF. “Nous avons essayé de trouver un espace de dialogue, de créer un cadre pour que les acteurs puissent se parler. Cette charte fait aujourd’hui référence, c’est une belle réussite”, se réjouit de son côté Thierry Collet, délégué général de la FFB HDF. La démarche, une première en France, s’appuie sur le travail réalisé de longue date, notamment entre l’URH et la commission logement social de la FFB5962.

Concrètement, la charte vise à “partager les valeurs qui doivent guider le dialogue sur les chantiers entre les acteurs, à disposer d’une lecture commune et partagée des recommandations sanitaires du guide de l’OPP-BTP, à poser un cadre de préconisations opérationnelles, et enfin, à organiser l’échange de bonnes pratiques de négociation et de modes opératoires”. Une base qui a pu servir dès la reprise des chantiers pour aborder plus sereinement la question des surcoûts notamment.

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