L ’arbre ne cacherait-il pas la forêt … La cascade d’annonces en septembre dernier, entre le plan France Relance et le plan régional de Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France pourrait faire croire à une véritable aubaine financière pour le secteur du BTP. C’est en parti vrai mais pas pour tous. La construction neuve s’est sentie mise de côté. Sans parler des problèmes structurels – manque de logements, inertie dans la délivrance des permis de construire, retard des chantiers – qui semblent avoir été sous-estimés. Mais les professionnels du secteur sont prêts à croire à l’effet de levier de ces nouvelles mesures si certaines conditions sont réunies pour redonner confiance. En première ligne, les entreprises de bâtiment sont en tout cas prêtes.

Par Anne Henry-Castelbou

Que retenir du Plan France Relance ?

Une des priorités du Plan France Relance est bien la rénovation thermique des bâtiments. 25% du volet Ecologie y est consacré. L’objectif est de stimuler les donneurs d’ordres en matière de rénovation de logements, bâtiments publics et d’entreprises, pour à nouveau remplir les carnets de commandes des acteurs du BTP.

Malheureusement, l’argent n’arrivera pas tout de suite. La plupart des mesures financées par l’Etat et l’Europe sont soumises aux votes des parlements. L’impact financier ne se fera sentir qu’à partir de 2021. Pour Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au logement, en déplacement dans le Nord, tout comme Bruno Le Maire ministre de l’économie, « ce plan se veut structurant pour les acteurs et transformant pour la France ». Mais pour l’heure, suite aux effets d’annonces, les acteurs économiques attendent de la visibilité quant aux procédures concrètes.

Où trouver l’argent pour le plan de relance du BTP ?

L’exécution de ce plan passera par des comités de suivi régionaux qui veilleront à l’avancement des projets. Sur le terrain, deux filiales de la Caisse des Dépôts – la Banque des Territoires et BPI France – sont en charge (via leur Plan Climat) de flécher 20Md€ de France Relance vers la transition des entreprises et des territoires.

«Concernant le logement social, la Banque des territoires va notamment augmenter dès ce dernier trimestre 2020 l’émission de titres participatifs pour renforcer les fonds propres des bailleurs sociaux à hauteur de 700 M€ dont 100 M€ dans la région ou proposer des Ecoprêts à taux zéro à destination des bailleurs pour tout projet de rénovation énergétique», annonce Olivier Camau, directeur la Banque des Territoires Hauts-de-France.

Du côté des entreprises, l’aide de BPI France se fera essentiellement sous forme de prêts sans garantie, pour rénover leurs bâtiments, mais aussi investir dans des flottes de véhicules propres et verdir leurs process industriels. Une plateforme téléphonique sera mise à leur disposition.

Le soutien de la région

A cela s’ajoute les 1,3 Md€ du plan de relance régional présenté par le Président de région durant tout l’été sur le territoire : 470 M€ seront consacrés à l’investissement public, 340 M€ dédiés aux infrastructures de transport et à la rénovation du patrimoine régional, des lycées, ports, etc., et 100 M€ pour les projets REV3 de la Troisième révolution industrielle (dont les rénovations thermiques et énergétiques)…

Enfin, la région pourrait soutenir le Plan Bâtiment Durable proposé par le Conseil d’orientation « Bâtiment Durable » du Cd2e, présidé par Benoît Loison, par ailleurs président de la Fédération française du bâtiment Nord-Pas-de-Calais, et regroupant l’ensemble des acteurs clefs de la filière en Hauts-de-France. Il propose 9 mesures concrètes, pour un coût de 863 M€ afin de développer la filière.

Les acteurs régionaux veulent aller encore plus vite

Dès le lendemain de l’annonce du Plan France Relance, les acteurs du secteur réagissent, pour souligner les oublis et la nécessité d’aller vite pour redonner un élan en cette fin d’année. Les signes encourageants de reprise – grâce notamment aux dernières prévisions du logement social et de la commande publique – devraient d’ailleurs y aider.

Double peine pour la construction neuve

Pour Philippe Depasse, Président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) Hauts-de-France, le grand oublié de ce plan est sans nul doute la construction neuve. « Certes, la profession pourra s’appuyer sur le fonds maires bâtisseurs et le fonds friche. Mais ce ne sera pas suffisant. La profession pâtit déjà d’une chute de marché : 2500 logements neufs prévus à fin 2020 sur le Scot (Schéma de cohérence territorial) de la MEL contre 4000 en 2019, soit 3000 emplois directs et indirects en moins.

Sans parler du PLU2 (Plan local d’urbanisme) de la MEL qui réduit nos capacités d’intervention. Les opérateurs du neuf, dont peu font de la rénovation énergétique – 1 sur les 35 que compte la Fédération – vont trinquer. » Et ce d’autant plus que les besoins sont là. Rien que pour le logement social, l’Union régionale de l’habitat Hauts-de-France (URH) comptait en 2019, 181 500 demandes HLM (dont 42% déjà locataires HLM) pour 8 200 logements neufs.

Accélérer les mises en chantier 

Jean-Louis Cottigny, président de l’URH Hauts-de-France

Pour Jean-Louis Cottigny, président de l’URH HdF, ce plan manque d’outils pour rendre la profession agile: « Certes, sont prévus 500 M€ pour la rénovation des logements sociaux. Mais les moyens annoncés ne sont pas à la hauteur des enjeux. Et c’est une enveloppe de moyen terme alors qu’il faut au contraire accélérer la mise en chantier des projets ». Sinon, il craint de nouvelles faillites.

«Il faut accélérer la mise en chantier des projets»

Jean-Louis Cottigny, président de l’URH Hauts-de-France

Parmi les moyens demandés par l’URH et la FPI dans la future loi de finance 2021 : une généralisation du taux de TVA réduit à 5,5%, une pérennisation du PTZ Prêt à taux zéro, une prolongation et un verdissement du Pinel au-delà de 2021. Autre point sensible pour relancer le marché : accélérer et digitaliser l’instruction des permis de construire, « un enjeu majeur du secteur. L’inertie administrative liée aux contraintes administratives dans les services d’urbanisme pour instruire les demandes de permis de construire et le traitement des appels d’offres n’est pas compatible avec l’urgence de la programmation », souligne Frédéric Roussel, président du comité régional Action Logement Hauts-de-France.

action logement estimation CA BTP relance

Les conditions de réussite

Le Nord-Pas de Calais a déjà bénéficié de milliards d’euros depuis dix ans pour réduire le nombre de passoires thermiques, « mais sans grand succès. La consommation énergétique des bâtiments n’a pas diminué. Plusieurs raisons : des rénovations par petits bouts et non globales, beaucoup de freins politiques et pas de contrôle performant des rénovations », souligne Victor Ferreira, directeur du CD2E, spécialisé dans la transition écologique basée à Loos-en-Gohelle. Mais depuis deux ans, les choses changent.

Selon le Haut Conseil pour le Climat, les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment baissent, grâce à une prise de conscience de la filière. Le plan France Relance pourrait conforter cette tendance mais à certaines conditions selon les acteurs du secteur : des rénovations énergétiques de qualité et globale, un accompagnement des collectivités en matière d’ingénierie, un meilleur contrôle et une anticipation de la formation et du recrutement pour répondre à la demande.

Enfin, la restauration de la confiance, via la visibilité des marchés et une stabilité des aides à terme comme en appelle Fréderic Roussel. « Il faut donner à voir des grues dans les quartiers, que les ménages en attente de logement constatent le démarrage des chantiers, pour leur redonner espoir.

Des signes de reprise

Le marché du BTP donne d’ailleurs des signes de reprise : démarrage des chantiers du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU)*, confirmation du calendrier de l’Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier (ERBM), soutien de l’Établissement public foncier dans la réhabilitation de friches, élargissement du dispositif Ma Prime Rénov ouvert à tous dès 2021 et l’accélération du déblocage d’aides financières comme chez Action Logement : « nos engagements financiers sont en hausse, avec des délais d’octroi des aides plus rapides auprès des bailleurs en moins de 5 semaines.

Sur 9 mois, à septembre 2020, c’est déjà 39,6 M€ vers l’Action Cœur de Ville contre 21 M€ en 2019 », précise Joël Le Ny, directeur Hauts-deFrance Action Logement. Même constat à la Banque des Territoires. « En tant que principal financeur des bailleurs sociaux, nous ne constatons aucun trou d’air et un maintien de l’activité dans le traitement des prêts », détaille Olivier Camau. Enfin, pour Claire Delpech du Baromètre de la Commande Publique ADCF – Banque desTerritoires, « malgré la chute du mois d’août, récurrente tous les ans, les bons chiffres de reprise de la commande publique sur mai, juin et juillet dans les Hauts-de-France sont encourageants pour ce dernier trimestre ».

Un appel entendu 
Une semaine après l’annonce du Plan France Relance, le ministère en charge du logement faisait de nouvelles annonces à la suite des réactions du secteur. Le dispositif d’investissement Pinel et le PTZ devraient être prolongés au-delà de 2021 et « verdit ». Et la MEL a lancé une aide à l’accession à la propriété sous forme de prêt à taux 0% pour encourager le marché du neuf. 

Où sont les chantiers de demain ?

Bailleurs sociaux Hauts de France :
3,29 Md€ de travaux à venir
etude CERC bailleurs sociaux relance
Nombre de projets par montant de travaux
Carte issue de l’étude menée par la CERC auprès des bailleurs sociaux régionaux à l’initiative de la préfecture de Région, de l’URH et de la FFB Hauts-de-France dans le cadre de l’observatoire régional de la commande publique. (Données provisoires à fin septembre 2020)

C’est le constat de la dernière étude de la Cerc, Cellule économique régionale pour la construction Hauts-de-France, réalisée au 31 juillet 2020, auprès des organismes HLM (taux de réponse de 72% des bailleurs, soit 84% du parc de logements). Ces chiffres représentent la vision des appels d’offres à venir sur 3 ans, hors chantiers déjà lancés, du T3 2020 à 2023, en matière de neuf et réhabilitation.

L’étude souligne combien le marché va être exponentiel sur ces prochains mois, tant sur le neuf/démolition/reconstruction (+ 166% en T4 2020 par rapport à T3 2020) que sur la réhabilitation/ entretien-rénovation (+100% en T4 2020 par rapport à T3 2020) avec des coûts moyens de travaux de 108 K€ pour le neuf/ démolition et 56K€ pour la réhabilitation/entretien-rénovation.

Dans le Nord-Pas de Calais, les projets restent concentrés sur les communautés urbaines de Lille, et du Bassin minier mais aussi de Valenciennes et de la Côte d’Opale, que ce soit tant pour le neuf que pour la réhabilitation. Ces prévisions de reprise du marché confirment le rôle d’amortisseur que devrait jouer le logement social durant cette crise sanitaire, avec le soutien de la puissance publique via la Caisse des Dépôts et Action Logement. Les PME et TPE doivent se tenir prêtes à saisir la balle au bond.

 

NPNRU-MEL

Dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain, l’ANRU (Agence nationale de la rénovation urbaine) et la MEL travaillent depuis fin 2019 sur la future convention. Cela concerne 13 sites d’interventions avec plus de 4000 logements sociaux à venir. La MEL vient de lancer une mission d’OPCU (Ordonnancement de l’opération et coordination des différentes interventions) pour une durée de 10 ans. Le prestataire l’accompagnera et ses différents prestataires sur les opérations commerciales.

Date de limite de candidature : 5 octobre 2020. Puis les premières démolitions devraient commencer en fin d’année, avec un effet de levier de 1 pour 4 : une fois les chantiers lancés, pour chaque euro investi par l’ANRU, 4 euros de chiffre d’affaires reviennent au secteur du BTP.

 ERBM

Le dispositif de l’Engagement pour le Renouvellement du Bassin Minier signé en 2017 entre enfin dans sa phase opérationnelle.

« La première  tranche de travaux 2020-2021 de l’ERBM devrait réhabiliter 3400 logements. La crise sanitaire a certes bousculé le plan de charge mais nous devons tenir le calendrier. C’est important afin de permettre aux acteurs du secteur d’investir dans la formation et le recrutement », annonce Alain Neveu, délégué interministériel pour l’ERBM.

Ainsi, la communauté d’agglomération Lens-Liévin a lancé un accord cadre, en vue de réhabiliter 10 cités. Les offres ont été déposée le 21 septembre dernier.

Action Cœur de Ville

Le programme national des villes moyennes lancé en 2017 a été propulsé comme un des grands supports de la relance. Les collectivités ont jusqu’au 31 décembre pour finaliser leurs projets ACV. Par ailleurs, dans le cadre du Plan France Relance, la Banque des territoires s’engage à rénover près de 10 000 commerces via une centaine de foncières en France, notamment dans le Dunkerquois et le Bassin minier.

Et la ministre de la transition écologique lance un Appel à manifestation d’intérêt courant octobre pour faire émerger « des territoires pilotes de sobriété foncière ».

contact : anne.vigne@developpement-durable.gouv.fr

etude CERC relance bailleurs sociaux

Interview de Benoît Loison, Président de la FFB Nord-Pas-de-Calais

“La profession prend acte et demande des actes”

Comment accueillez-vous le plan de relance de l’état ?

Tout d’abord un point de situation s’impose : grâce au dispositif mis en place par le gouvernement pendant cette période, les entreprises du bâtiment des Hauts-de-France sont parvenues à maintenir leur effectif, soit près de 110 000 salariés. En revanche, l’emploi intérimaire de la construction s’est totalement effondré avec une perte proche de 45% à un niveau de 7 000 équivalents temps plein (ETP). C’est un signe d’inquiétude sur le front de l’emploi et donc de l’outil de production. Sur le plan de relance en lui-même, globalement, la FFB se réjouit d’y trouver le bâtiment à sa juste place, avec 7 milliards d’euros d’aides supplémentaires pour la rénovation énergétique du parc existant. Mais elle reste inquiète et vigilante, à la fois sur des mesures manquantes et cruellement nécessaires pour le neuf. La profession prend acte et demande des actes 

Quels sont les bons points du plan de relance ?

Je me réjouis de l’ouverture confirmée de MaPrimeRénov’ à l’ensemble des ménages, aux bailleurs privés et aux copropriétés qui devrait doper le marché de la rénovation et sans doute bénéficier le plus à la profession. Il faut aussi souligner le soutien massif à la rénovation des bâtiments publics, notamment d’enseignement, hospitaliers et les EHPAD, et les aides à la rénovation énergétique des bâtiments des PME, TPE et indépendants, bien que pour un montant assez faible (200 millions d’euros sur deux ans).

Restent-ils des inquiétudes ?

La FFB est ainsi très inquiète du décrochage du neuf, réitère sa demande d’un soutien fort et immédiat à la construction de logements, qui manque encore dans «France relance». Cela passe notamment par un retour au PTZ à 40 % pour toutes les zones et par une prolongation du Pinel au-delà de 2021. Il semble, selon les dernières déclarations du ministre du logement que le PTZ et le Pinel seront « améliorés et prolongés ».

Le neuf constitue, le principal facteur de recul, avec 23,6 % pour le logement neuf et 23,0 % pour le non résidentiel neuf au niveau national. De fait, on constate déjà que la dégradation de l’activité s’accentue. Régionalement, les tendances de début d’année ne sont pas optimistes : baisse de 44% des mises chantier par rapport à la même période de 2019, baisse de 25% des autorisations de construire, baisse de 45% des appels d’offre de marchés sur le premier semestre…

Ainsi les appels d’offres de travaux publics ont chuté de 55% pendant le confinement alors qu’il s’agit là de futurs chantiers pour la profession. Force est d’ailleurs de constater que les investissements des collectivités territoriales dans le BTP en région pour 2019 sont parmi les plus faibles en France avec une moyenne par habitant de 513€ à comparer aux 596€ au niveau national (chiffre 2018) et une augmentation de +3.7% en HdF pour + 8.7% en France Métropolitaine en 2019*. Nous voyons aussi poindre une nouvelle baisse des prix qui pourrait être fatale.

(source CERC cellule économique régionale de la construction des Hauts de France) 

Les questions de surcoûts liées à la crise sanitaire sont-elles réglées ?

Dans l’urgence de reprise des chantiers, ces questions n’ont pas été réglées. Les discussions s’entament donc à présent, au cas par cas, chantier par chantier. La FFB 5962 a multiplié les échanges avec les bailleurs, les promoteurs, les loueurs qui ont pris des engagements. L’avenir proche nous dira s’ils sont tenus. Une nécessaire solidarité entre acteurs de chantier est vitale. 

Quelles sont les pistes de relance proposées par la FFB ?

La profession formule également trois nouvelles propositions, à savoir : • Supprimer les délais de paiement cachés dans les marchés privés et publics par l’intégration des modalités de règlement des comptes dans les codes concernés ; • Supprimer ou aménager l’attestation de TVA réduite sur les petits marchés, afin d’éviter les redressements à motif purement formel et non parce que les travaux facturés ne sont pas éligibles ; • Créer un permis de construire déclaratif dans certaines zones déjà sous autorisations (périmètre sous permis d’aménager ou zone d’aménagement concertée), obtenu après vérification de la complétude du dossier par le service instructeur, pour accélérer la mise en œuvre des travaux.

Le bâtiment est un moteur pour l’économie et pour l’emploi. Il faut faire vite, avant que la casse de l’appareil de production ne l’empêche de répondre à un rebond, que nous appelons de nos vœux.

Dans l’immédiat, de quoi ont besoin les entreprises ?

Ce qui est sûr c’est que nos entreprises ont besoin de visibilité et donc de grands et petits projets, de remplir leurs carnets de commande. Cela nécessitera aussi d’air et de trésorerie – certes il y a eu un masque à oxygène composé du PGE et du report de certaines charges mais il faut et faudra bien payer un jour. Soyons d’ailleurs vigilants car les prix commencent à baisser. Soyons forts, soyons solidaires, vendons nos prestations au juste prix sinon le réveil sera difficile.

Depuis l’annonce du confinement, la FFB 5962 a été, plus que jamais, aux côtés des artisans et entrepreneurs, j’ai déjà eu l’occasion de détailler le plan de continuité du service d’accompagnement mis en place. Nous avons été un acteur important du Plan Bâtiment Durable remis en juillet à la Région. La FFB 5962, avec ses collègues des Hauts-de-France, a été à l’origine d’engagements mutuels avec les principaux bailleurs régionaux et est, à ce jour, en discussion avec la Région pour la signature d’un pacte de relance, de confiance, de solidarité.

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