Devenu vétuste, le stade de Dunkerque est entré dans une nouvelle phase stratégique de sa transformation. Avec une particularité qui est loin de faciliter le chantier : les matchs continuent pendant les travaux. 

Après la rénovation de la pelouse et de l’éclairage, c’est désormais à la tribune d’honneur, bordant l’avenue de Rosendaël en lieu et place de l’ancienne tribune Sud, d’être prochainement foulée – d’ici le 23 décembre – après la trêve hivernale. C’est l’un des jalons marquants du planning de chantier, attendu par les 2 252 fans de crampons et de ballon rond ; le nombre de places assises de la nouvelle tribune sur quatre niveaux, plus confortable et bien mieux abritée que l’ancienne. “La nouvelle installation jouit également de commodités annexes : une cinquantaine de places réservées aux personnes à mobilité réduite, 138 places partenaires, 15 loges modulables – dont une loge présidentielle – et un salon de 350 m² ”, explique ainsi Olivier Sockeel, l’architecte du stade nouvelle génération.

 

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IMAGE DE MARQUE DU STADE

Le cabinet dunkerquois d’architecture Sockeel, associé à l’agence Olgga Architectes, s’est donné les moyens d’une nouvelle ambition pour l’équipement dunkerquois. La restructuration est le nouveau symbole d’entrée de ville. Un argument sur lequel insiste Patrice Vergriete, maire de Dunkerque et président de la Communauté urbaine, lors de la visite d’étape du chantier début septembre : “C’est un enjeu d’image de marque pour la ville”. Ne répondant plus aux exigences normatives ni même sportives, le stade profite de cette mue pour s’inscrire dans le tissu urbain qui le ceinture. “Nous avons réfléchi l’équipement en relation avec les différents espaces : le parvis en séquences d’entrée dans le stade, l’escalier qui permet d’accéder à un déambulatoire sur le toit, tout est mis en place pour que les gens se disent en entrant “On va passer une bonne soirée”. Le site, en lui même, est entouré non pas avec des clôtures mais avec des fonctions : l’administratif, des locaux libres à aménager, l’espace VIP – suspendu à la charpente métallique sans reprise de charge ni poteaux -, le hall de vie des joueurs”. Ces loges suspendues donne aux supporters, assis dans l’aile Sud, une large vision à 180 degrés sur la pelouse.

 

FAÇADE DE BOIS EN ELLIPSE

“Cette construction en site occupé nécessitant une continuité d’usage, nous pousse à réfléchir le chantier du stade à l’envers. Cela demande beaucoup de techniques, de matière grise et d’efforts ”, souligne l’architecte Olivier Sockeel, connu aussi sur le territoire pour la réalisation du centre équestre de Grande Synthe et ses travaux sur la Turbine, une maison de entrepreneuriat localisée près de la gare ferroviaire. La façade de bois en ellipse, “en lien naturel avec le canal voisin”, promet une particularité visuelle par son jeu de transparence sur l’accès unique du stade. Un enjeu technique aussi puisqu’il a nécessité une coulée de béton à 20 mètres de hauteur, en avril dernier. La nouvelle enceinte dispose aussi, depuis septembre 2018, d’une nouvelle pelouse hybride, mi-naturelle, mi-synthétique, permettant une plus grande fréquence d’utilisation et donc d’entraînement. La communauté urbaine de Dunkerque, maître d’ouvrage, précise aussi que “l’ancienne tribune “debout” laissera place au bâtiment administratif et à la nouvelle entrée du stade”. Entrée unique, ajourée et qui donnera à voir, aux spectateurs, un parvis paysagé et une vue à peine voilée sur le logo USLD écrit avec les sièges. Il faudra attendre la mise en service de la tribune d’honneur et les aménagements transitoires des vestiaires, d’ici à janvier 2020, pour que le chantier s’attaque à la déconstruction de la tribune Nord, attendue entre février et mars 2020. “Lors de cette seconde phase de travaux, dont le démarrage est prévu à partir d’avril 2020, 2380 autres places assises et une cinquantaine d’emplacements pour les personnes à mobilité réduite seront réalisées”, ajoute le maître d’ouvrage. Ce qui portera la capacité d’accueil total du stade Tribut à 4870 places à l’issue des quatorze mois de travaux. chantier-stade-tribut-rue-chronique-du-btp-compressor

 

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