De gauche à droite : Benoît Loison, président du Cluster Ekwation, Sylvain Robert, maire de Lens en visite sur le site, Olivier Danna, président de la FFB Lens-Artois, Christian Traisnel, directeur du Cd2e et Dominique Soyer, DG de Maisons&Cités
De gauche à droite : Benoît Loison, président du Cluster Ekwation, Sylvain Robert, maire de Lens en visite sur le site, Olivier Danna, président de la FFB Lens-Artois, Christian Traisnel, directeur du Cd2e et Dominique Soyer, DG de Maisons&Cités

Le projet démonstrateur du cluster Ekwation, à Loos-en-Gohelle doit être livré avant l’été. Cette maison d’ingénieur, totalement réhabilitée, mêle performance passive et usage d’éco-matériaux. Point d’étape avant la publication, fin mars, d’un numéro spécial en mars par La Chronique.

 

Il y avait foule, ce mercredi 11 février à Loos-en-Gohelle, sur le chantier Réhafutur. Le cluster Ekwation y organisait une visite technique à destination des élus et services techniques de la région. Pas de doute, Isabelle Cari, chargée notamment des visites du site, a passé ce jour là le cap du millième visiteur. A l’exemple de l’opération Villavenir, portée à l’époque par la FFB, le chantier Réhafutur s’inscrit pleinement dans l’actualité. Celle de l’immense défi de la réhabilitation des maisons minières. Ici, le propriétaire de la maison, le bailleur Maisons&Cités, veut tester à la fois une réhabilitation énergétique modèle, en visant le passif. Mais il entend aussi tester, pour les opérations à venir sur son parc de 62000 logements, des écomatériaux. Il a donc cédé un bail de très longue durée au cluster Ekwation pour le mettre en œuvre. L’usage du bâtiment se veut également pédagogique. Le cluster y posera ses valises, ainsi que l’antenne lensoise de la FFB Lens-Artois que préside Olivier Danna.

Un grand espace pédagogique est également prévu. Il permettra d’informer et former. Il faut dire que la double contrainte du passif et des écomatériaux fait de ce chantier un véritable laboratoire à ciel ouvert. Le marché de conception-réalisation, remporté Cathelain-Novebat avec l’architecte Bernard Laffaille du GIE Arietur mêle des compétences locales très variées qui permettent à toute la profession de progresser, grâce aux rencontres techniques et aux multiples compte-rendus réalisés sur chantier. L’instrumentation, mise en œuvre avec le partenariat du laboratoire de génie-civil et de géo-environnement de l’Université de l’Artois permettra de suivre l’évolution du bâti dans le temps. Grâce à des capteurs, on connaîtra la teneur en humidité et en chaleur des isolants. Des données capitales pour maîtriser la durabilité d’isolants naturels innovants.

Les concepteurs ont par ailleurs l’énorme contrainte d’un bâtiment classé en zone Unesco. L’ABF veille à ce que l’architecture originale de cette demeure soit préservée. Pas d’isolation par l’extérieur, bien entendu. Ici, la solution passe par une désolidarisation des murs de refend pour y insérer les isolants, et ainsi éviter tout pont thermique. La membrane hygro-variable est aussi une nouveauté. Ainsi que l’usage, sur chaque mur, d’un isolant différent permettant de les comparer in-situ, dans leur performance, mais surtout dans leur mise en œuvre.

Maisons&Cités pourra tester ces produits et procédés dans des chantiers de logements en conditions financières réelles, grâce à Réhafutur 2 qui propose de rénover six maisons de typologies variées. Les marchés sont en cours d’attribution par Ekwation, toujours aux commandes de ce marché innovant.

Qui fait quoi ?

Maîtrise d’ouvrage : Ekwation

Groupement de conception-construction : Cathelain-Novebat avec le GIE Arietur et le BET Solener associé aux entreprises régionales CDB (façade), SME (charpente, menuiseries intérieures, plâtrerie), Coin Frères (menuiseries), Desaintghislain (revêtement), ECI (électricité), Synerbat (CVC), Erhmes (ascenseur), Bonnet (aménagement extérieur)

 

 Une dizaine d’isolants différents

A chaque mur, son isolant naturel ! Ce pari de comparer in-situ les différents isolants naturel permet de comparer les difficultés de mise en œuvre, mais aussi de placer chaque matériau là où il est le plus utile.

Au nord, la laine de lin et de mouton. Au sud, les bloc de chanvre et l’insufflation de ouate de cellulose. En toiture de la fibre de bois. Et du métisse (textile recyclé, photo ci-contre) et du liège (pour l’acoustique) en isolant de sous-plancher. Du « foamglas », un isolant en verre cellulaire est même testé sous la toiture végétalisée… Un joli terrain de jeu qui permettra à Maisons&Cités de choisir son meilleur isolant.

 

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