Un vaste chantier a démarré en 2020 pour regrouper les salariés du spécialiste de la levure et des produits de fermentation. Ce futur campus livré en 2022 fait la part belle au béton et à des techniques nouvelles telles que le coulage de murs en «béton sandwich».

Avec son campus international, le groupe Lesaffre veut marquer l’année 2022 avec un maître-mot : l’innovation. L’acteur de référence de la levure et des produits de fermentation fait lever une extension de son site à Marquette-lez-Lille dans un programme de 23 000 m2 (SP). Là où se déploieront sur près de 60% de surface ses activités de recherche et de développement industriel. Le projet est situé sur une emprise de plusieurs hectares qui longe le Canal de Roubaix entre Marcq-en-Baroeul et Marquette-lez-Lille.

Il regroupera, au premier trimestre 2022, les 700 salariés répartis dans différents bâtiments qui se multipliaient sur la métropole lilloise. On y trouvera le nouveau siège, des bureaux et bien sûr des laboratoires de recherche et des pilotes industriels. A cela, s’ajouteront un restaurant d’entreprise neuf, un espace pour les sportifs dans le bâtiment Rousseau et une salle de réception réalisée dans une ferme réhabilitée, typique de la région datant du 17ème siècle.

Le programme pousse comme un champignon à l’image du gros œuvre pour lequel les entreprises Rabot Dutilleul Construction et GCC sont les mandataires (Lire la fiche ci-après), « Avec jusqu’à six grues sur le chantier », souligne Simon Beyaert, conducteur de travaux principal chez Rabot Dutilleul Construction. Une réalisation, depuis juillet 2020, placée, elle aussi, sous le signe de la technicité et de l’innovation.

UN SOL MOELLEUX À RENFORCER

Une grande rue a été imaginée comme espace de rencontre des salariés.

Hirondelle 3 000, le bâtiment neuf principal brasse jusqu’à une centaine d’ouvriers par jour. Il s’élève en R+1 autour d’une grande rue de 8,5 m de large et de 200 m de long qui dessert les différentes ailes : bureaux et laboratoires. Cet espace forum couvert partiellement au rez-de-chaussée, et totalement à l’étage, facilitera les échanges et moments de convivialité entre salariés.

Des halles de 8m de haut accueilleront les équipements des laboratoires.

Les fondations ont été le premier défi technique rencontré par le groupement gros œuvre. « Le site est situé sur un sol marécageux. Nous avons opté pour un procédé peu mis en œuvre en région Hauts-de-France : des colonnes mixtes pour recréer une solide capacité portante. Sous le bâtiment, pas moins de 1 600 colonnes ont été réalisées », décrit Simon Beyaert. Sur la partie émergée de la « grande rue », Rabot Dutilleul Construction/GCC s’est confronté au difficile mélange de poteaux métalliques et de poutres en béton. « Elles s’imbriquent les unes dans les autres et donnent une légèreté au bâtiment. Techniquement, le montage a été ardu pour les reprises de charges, les éléments de torsion… Il a fallu aussi marier deux façons différentes de travailler entre le gros œuvre et le charpentier. »

VOILES ET ÉLÉVATIONS EN VERSION «SANDWICH»

Autre élément technique et non des moindres : l’utilisation du procédé breveté GBE pour les voiles et les élévations du bâtiment principal. Cette mise en œuvre est dite « sandwich » avec ses différentes couches de matières. Elle permet aux murs de béton d’être coulés en place avec une isolation en polyuréthane intégrée… en une seule opération. Le procédé GBE confère ainsi une performance thermique de l’enveloppe assurant une isolation continue. « L’isolant est pincé au centre et grâce aux banches, on vient couler de part et d’autre le béton, détaille le conducteur de travaux.

« Les panneaux sandwiches, c’est 20 cm de voile GBE, 16 cm d’isolant et 15 cm de parement, l’équivalent d’une isolation par l’extérieur », explique Simon Beyaert, conducteur de travaux principal chez Rabot Dutilleul Construction.

D’un point de vue esthétique, nous obtenons un voile de béton apparent attendu par le cabinet d’architectes. Il sera poncé et hydrofugé à l’extérieur et à l’intérieur pour les bureaux. » Les 7 000 m2 de surface vitrée avec des châssis allant parfois jusqu’à 7 m de long ont également été une autre difficulté à surmonter, résolue «en utilisant des cheminées de coulage qui seront détruites pour obtenir un maximum de clair de vitrage», explique Simon Beyaert qui savoure la fin du chantier : «C’était un défi pour Rabot Dutilleul Construction/GCC mais un défi réussi !»

En chiffres

  • 23 000 m2 : l’étendue de la surface plancher du projet
  • 13 000 m3 : le volume de béton coulé
  • 20 000 m2 : la surface que représente le voile béton apparent
  • 7 000 m2 : la superficie vitrée

La fiche

  • Maître d’oeuvre : Tank architectes
  • Lot Gros oeuvre – clos couvert : Rabot Dutilleul Construction et GCC (mandataires) avec Roger Delattre (clos), R&D (charpente), PMN (menuiseries extérieures) et Eurescal (serrurerie)
  • 11 lots : plâtrerie-faux plafond: Spacing /menuiseries int.: Coexia / Peinture: Initiale-s / Sols souples: Indigo /CVC: Delannoy-Dewailly/Electricité: Satelec-Fayat/Fluides spéciaux: Levêque Fluides/VRD:Ramery TP/Aménagements ext.: Brame/Appareils élévateurs: Thyssen / Equipement cuisine : Equip’froid

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