Le 13 octobre dernier, la FFB Nord-Pas-de-Calais organisait «Les Coulisses du bâtiment». Dans la région, près de 1 800 collégiens et accompagnants ont pu découvrir les dessous d’un chantier. En métropole lilloise, Ramery ouvrait pour l’occasion les portes de son opération de 368 logements sur le site d’Humanicité à Capinghem. La Chronique a joué à la petite souris et suivi 24 élèves de 5ème du collège Gernez Rieux de Ronchin.

Gros-œuvre, charpente, maître d’œuvre, étancheur, ferrailleur…des mots qui pourraient laisser de marbre des collégiens, qui préfèrent qu’on leur parle des dernières baskets à la mode ou de la toute nouvelle série à télécharger sur le net. Le 13 octobre, il était plutôt question de construction grâce à la journée des «Coulisses du Bâtiment», organisée par la FFB. Au menu donc, la visite du chantier de 368 logements piloté par Ramery sur le site Humanicité à Capinghem. Des groupes de collégiens de la métropole se succèdent toutes les 20 minutes. Face aux 24 élèves de 5ème du collège Gernez Rieux de Ronchin, un homme au gilet orange fluo, casque de chantier vissé sur la tête, lunettes de protection et bouchons d’oreille, gère tel un chef d’orchestre : « Ici, explique-t-il aux jeunes, vous allez entrer dans une zone de dangers, on n’est jamais à l’abri de recevoir quelque chose sur la tête donc c’est casque obligatoire, et surveillez où vous posez les pieds »! Renaud Hennion, directeur de chantier pour Ramery, explique les différentes étapes, de l’acquisition du terrain à la remise des clés. Il présente rapidement les corps de métiers : le constructeur en béton coule du béton, le ferrailleur le renforce, le maçon s’occupe du béton armé pour la structure mais aussi de la pose des briques pour l’habillage.

500 millions de briques

Justement, «il nous reste encore 500 millions de briques à poser pour terminer l’enveloppe des bâtiments», note-t-il. L’une des opérations de logements les plus importantes au nord de Paris, a nécessité 21 000 m3 de béton, 1 100 tonnes d’acier, 45 000 m3 de terrassement… Comme si les élèves participaient à Fort Boyard, ils descendent prudemment au 2ème sous-sol encore humide. «Là, se sera le futur parking» explique Renaud Hennion. « Mais le plafond est bas non»? demande timidement un élève. Et le directeur de chantier de répondre qu’il faut 2 mètres minimum de hauteur sous plafond pour être dans les clous. En remontant, les curieux ont admiré se croiser les flèches des deux grues flambant neuves de Ramery. Petits et grands boivent les paroles de leur orateur pas avare de quelques astuces : « saviez-vous qu’en cas de tremblement de terre, il fallait mieux se réfugier dans un bâtiment recevant du public car construit aux normes antisismique? ». Même leur professeur de techno, Monsieur Buisine, sort ravi de cette visite qui permettra de préparer le programme scolaire à venir. Les 20 minutes filent à toute vitesse, il faut enchaîner avec d’autres classes. Renaud Hennion, qui connaît les secrets du chantier, aura peut-être réussi à susciter de futures vocations…

Renaud Hennion, directeur du chantier, explique les différentes étapes du chantier.
Renaud Hennion, directeur du chantier, explique les différentes étapes du chantier.

Au 2ème niveau du parking, le béton a du être traité pour l’étanchéité.
Au 2ème niveau du parking, le béton a du être traité pour l’étanchéité.

Au pied de la grue toute neuve de Ramery, des contre-poids de 5T chacun.
Au pied de la grue toute neuve de Ramery, des contre-poids de 5T chacun.

Les 5ème du collège Gernez Rieux de Ronchin.
Les 5ème du collège Gernez Rieux de Ronchin.

Le grutier met 12 minutes pour rejoindre sa cabine en empruntant l’échelle.
Le grutier met 12 minutes pour rejoindre sa cabine en empruntant l’échelle.

Orlane, Julie, Loubna, Solène et leurs camarades...contents de leur visite.
Orlane, Julie, Loubna, Solène et leurs camarades…contents de leur visite.

"Il reste encore à poser 500 millions de briques" explique Renaud Hennion.
« Il reste encore à poser 500 millions de briques » explique Renaud Hennion.

Malgré le froid, Marie-Laure Bonnel et Emmanuelle Vanoverberghe de la FFB Nord Pas de Calais ont gardé le sourire pour accueillir les collégiens.
Malgré le froid, Marie-Laure Bonnel et Emmanuelle Vanoverberghe de la FFB Nord Pas de Calais ont gardé le sourire pour accueillir les collégiens.

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