Rue Villon à Bully-les-Mines, des logements aux badigeons colorés commencent à fleurir dans la Cité des Alouettes.
Premières pierres du chantier pharaonique de rénovation du Bassin Minier, les réhabilitations de logements de la cité des Alouettes menées par Maisons & Cités avancent à grands pas, profitant aux habitants en termes de confort mais aussi d’emplois.

A l’image des bourgeons printaniers, fleurissent les premiers logements miniers rénovés dans la cité des Alouettes à Bully-les-Mines. Tout un symbole puisqu’il s’agit des premiers travaux lancés par le maître d’ouvrage Maisons & Cités dans le cadre du vaste chantier de l’Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier (ERBM), mené avec SIA Habitat. Ce projet pharaonique comprend 23 000 logements à rénover en dix ans sur un territoire allant de Béthune à Valenciennes.

Sur le site Bullygeois, le premier semé par Maisons & Cités se situe dans la cité des Alouettes. 139 logements sur un bouquet de 812 habitats vont être réhabilités. « Huit d’entre eux vont être rénovés de l’extérieur, 131 logements bénéficieront d’un travail complet : à l’intérieur et à l’extérieur. Vingt d’entres eux deviendront des logements pour personnes à mobilité réduite, détaille Yannick Deversenne, responsable du pôle réalisation chez Maisons & Cités. Enfin, trente logements seront également construits sur des fonds de jardins de la cité. » Les logements sont curés de fond en comble. « On purge l’ensemble du carrelage, de l’isolant, des fenêtres pour redémarrer à neuf le chauffage, la plomberie, les sanitaires, indique Jean-Roger Carcel, directeur général en charge de l’immobilier chez Maisons & Cités.

Côté performance thermique, ce premier programme vise le BBC rénovation. Soit diviser par quatre des consommations énergétiques qui s’élevaient en moyenne à 450 kWh. » A l’exemple de cette maison, rue Rabelais, dans laquelle le plafond a été renforcé de 240 mm d’isolant classique et les murs à 120 mm. « Pour les prochains programmes, on part sur de la laine de bois », ajoute-t-il. Côté aménagement, trois modèles différents sont proposés. D’une surface moyenne de 75 m2, l’habitat a été décloisonné pour favoriser un espace à vivre plus grand et il bénéficie d’un grand jardin avec une place de parking arrière.

UNE VISIBILITÉ POUR LES ENTREPRISES

Pour mettre en œuvre ces ambitions, un concours en conception-réalisation à hauteur de 15 M€ a été lancé et inclus aussi les 109 rénovations engagées sur la ville de Sallaumines. Et après lui, une ribambelle de chantiers se préparent encore. Avant l’été 2020 et pour contribuer au maintien de l’activité des entreprises, le bailleur a publié un appel d’offres conséquent de 339 M€. A peine quelques semaines après la signature du pacte de relance, de confiance et de solidarité en partenariat avec la Fédération Française du bâtiment « Nous avons lancé un marché à bons de commandes, classés en trois lots géographiques (secteurs Lens-Liévin-Béthune ; Henin-Carvin-Douaisis ; Valenciennois), explique Jean-Roger Carcel. Et nous avons eu un retour de onze groupements. » Une aubaine pour les entreprises grandes comme petites qui ont pu y répondre et pour celles retenues, disposer d’une visibilité sur quatre ans dans leur carnet de commandes.

UNE ÉVOLUTION VERS LES MÉTIERS DE LA LOGISTIQUE

Malgré le contexte sanitaire, le chantier avance bon train avec un objectif de six logements par mois et une livraison de ce premier programme dans 13 à 15 mois. Sylviane, 58 ans, née dans la cité, tout comme son mari, ont hâte de retrouver avant l’été leur maison rénovée. En attendant, elle vit dans un logement transitoire à quelques pas. Déménagement et frais de compteur sont d’ailleurs pris en charge par le bailleur. « Nos métiers se tournent vers la logistique, appuie Jean-Roger Carcel, précisant des pics de «deux déménagements et deux emménagements par semaine » sur ce chantier réalisé sur site habité.

Pour des habitants du quartier, le chantier de Bully-les-Mines est une source de formations et d’emplois grâce à la clause d’insertion rédigée dans les appels d’offres de Maisons & Cités.

Près de 8500 heures de chantiers d’insertion doivent être ventilées sur ce chantier. Emeline Leblond, 22 ans, a pu en profiter. Elle est bien décidée à devenir peintre, et pourquoi pas ouvrir sa propre entreprise.

L’ERBM est aussi synonyme d’emploi. Et Maisons & Cités en a fait son fer de lance depuis 2015. « Tous nos marchés ont une clause d’insertion, explique Christine Gardet, responsable insertion chez le bailleur. Et cela profite à des gens du quartier, parfois très éloignés de l’emploi. » Un pourcentage d’heures d’insertion est calculé en fonction de la taille du marché, de l’effort souhaité par le territoire et du taux d’insertion par métier. Un effort soutenu par les collectivités et le département du Pas-de-Calais dont le territoire est aujourd’hui maillé avec les acteurs d’insertion. Le chantier permet ainsi de faire éclore du confort mais aussi des vocations dans le bâtiment.

En chiffre

  • 15 M€ le coût du programme pour Bully-les-Mines et Salaumines financé par la Région, l’Etat, les communautés de communes, la Banque des territoire, la Banque européenne d’investissement et CDC Habitat
  • 10 entreprises
  • 19 ouvriers en parcours d’insertion

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