La basilique Notre-Dame-de-l’immaculée-Conception qui trône dans la vieille ville de Boulogne-sur-Mer est fragilisée. Un chantier technique vient de démarrer pour consolider les assises du dôme.

Au coeur de la vieille ville de Boulogne-sur-Mer, les passants ont le regard rivé sur la basilique Notre-Dame-de-l’immaculée-Conception. La grande dame a revêtu une robe blanche. Top départ d’un chantier technique qui va occuper les ouvriers durant 24 mois : celui de la restauration du clos et couvert du dôme et des fresques sur l’édifice érigé entre 1827 et 1880 et classé monument historique depuis 1982.

COMME UNE CEINTURE DE PANTALON

C’est avec un peu de retard que les premières opérations ont commencé, en juillet 2020, crise sanitaire oblige. Et elles sont d’ampleur. Elles
consistent en priorité à rhabiller le dôme de plusieurs ceintures principalement posées en 1920. Des travaux entrepris pour le sécuriser après
avoir constaté des désordres importants. « Tout son poids descend sur une partie moins épaisse et réalisée avec des colonnes. C’est donc le principe de la ceinture de pantalon qui a été utilisé. L’idée est de maintenir pour éviter que la rotonde se sépare et s’écarte. Mais au fil des années, l’air salin a corrodé les ceintures. On a donc pour mission de restaurer quatre ceintures et d’en remplacer deux à 100% avec le système de béton précontraint. On en profite pour faire un gros travail de restauration sur les pierres abîmées », explique Manuel Mayeur, conducteur de travaux chez Chevalier Nord qui s’attaque à l’opération avec Reatub et Alisa D. L’entreprise, spécialiste de la taille de pierre, est d’ailleurs ravie d’avoir fait valider l’utilisation de matériau provenant des carrières de la Vallée Heureuse à Marquise pour pousser la restauration à l’utilisation de la pierre d’origine.

UN SCÉNARIO CHANGEANT

Côté planification, la basilique donne du fil à retordre aux équipes. D’abord parce que près de dix corps de métiers différents interviennent régulièrement comme la couverture de plomb des saillis, corniches ou ceintures par l’entreprise Battais. Mais aussi pour sa hauteur : « Il y a 100 mètres de haut à l’extérieur et 85 mètres à l’intérieur. Et c’est autant de hauteur d’échafaudage qu’il faudra monter pour atteindre et sécuriser les ceintures. Mais le coût de l’échafaudage est très important. Alors au lieu de le monter tout en haut puis de faire un point global sur les choix de restauration à réaliser. On le monte par ceintures successives, détaille Manuel Mayeur. A chaque fois qu’on en atteint une, on la sécurise. On réalise une partie des restaurations. Les entreprises se succèdent, puis on passe vite à la suivante, jusqu’en haut où on ne restera que deux mois et demi. On repassera ensuite sur les niveaux inférieurs pour finaliser la restauration. La difficulté, c’est qu’au coup par coup, il faut faire des choix. Et malgré les études, les scénarios sont très changeants. » Le spécialiste souligne néanmoins l’un des points forts de ce chantier : « Les entreprises se connaissent bien. C’est donc rapide de les mobiliser pour intervenir à des moments précis. » Cette phase de chantier réalisée, viendra ensuite le travail des restaurateurs, verriers et sculpteurs en particulier pour un travail sur la rontonde et ses sculptures. Notre-Dame devrait donc ressortir ceinturée et rhabillée comme il se doit pour l’été 2022.

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