Après une année de flou et de difficultés, la reprise de Saniez Construction par Shiamduth Koodun en janvier dernier, marque un nouveau départ  et de nouvelles ambitions.

 

Si elle occupe toujours ses locaux historiques implantés au sein du groupe Saniez à Solesmes, Saniez Construction démarre pourtant une nouvelle vie. Les bureaux sont spacieux et respirent le neuf ; tout en contraste avec le mobilier en bois choisi par le nouveau président. Des locaux que Shiamduth Koodun occupe depuis peu. En 2017, Saniez construction connaît de grandes difficultés. Suite à « des marchés pris dans de mauvaises conditions de marge », l’entreprise s’est retrouvée en liquidation. Sa reprise est, selon le nouveau président, le fruit d’un « heureux hasard ». Alors qu’il estime « être arrivé au summum de son évolution professionnelle », Shiamduth Koodun, directeur général d’une société du bâtiment de 54 salariés dans le Valenciennois depuis une dizaine d’années, décide de quitter son poste. Son envie : le changement et une montée en grade par l’entreprenariat. En entendant parler des difficultés que rencontre l’entreprise Saniez Construction, il prend contact avec le président du groupe Jean-Marie Saniez. C’est ainsi que se goupille la reprise. « Je lui ai fait part de mon envie de devenir chef d’entreprise », explique-t-il. En janvier 2019, il devient le nouvel actionnaire majoritaire, aux côtés de Jean-Marie Saniez, toujours présent, et Antonio Buttice.

Un rebond prometteur pour Saniez Construction

« La reprise, confie le président de la boîte, a dépassé mes espérances. Tout le monde se dévoue à la société et met sa pierre à l’édifice pour retrouver le renom d’avant ». Concrètement, en quelques mois, Saniez Construction a obtenu plus de 3 millions d’euros de commandes. Ce qui a nécessité le recrutement de deux nouveaux compagnons et d’un conducteur de travaux. Parmi les plus gros chantiers en cours, la réalisation d’un projet porté par Partenord à Lambersart pour 1,4 million d’euros, la réhabilitation de la caserne Mortier à Cambrai pour 500 000 euros, la restructuration et l’extension du conservatoire de Solesmes, un chantier à 350 000 euros ; ainsi que la réhabilitation et l’extension de l’école de Villers-Pol. Si la société répond essentiellement aux appels d’offre des mairies, des bailleurs sociaux et du département, soit les deux tiers de son marché, elle répond aussi aux projets des particuliers. Pour Shiamduth Koodun, « il est nécessaire de diversifier notre clientèle ». Elle l’est d’autant plus que la société bénéficie d’une bonne implantation géographique, au carrefour des grandes villes. Ses terrains de jeu se situent dans un rayon de 100 km autour de Solesmes. Dans le Valenciennois, le Cambrésis, la région lilloise ou encore l’Avesnois.

Préserver l’esprit de famille

Pour être sûr de ne pas commettre d’impair à la reprise, avec l’appui d’experts-comptables et d’avocats, il analyse les problèmes rencontrés pour tenter d’y remédier et organiser la redynamisation de la société. Ce qui lui tient le plus à coeur ? Conserver l’esprit familial qui règne dans l’entreprise et maintenir sa taille humaine. Il compte aujourd’hui sur un effectif de 25 salariés (contre
40 avant la reprise).

Son souhait est de continuer à rapprocher la direction des salariés. Il privilégie ainsi le bien-être de ces derniers à travers une nouvelle façon de manager. « Passer dire bonjour sur les chantiers, partager un peu de temps avec eux, s’intéresser à leurs projets est important, car ce sont eux les piliers de l’entreprise » grâce à leur savoir-faire, leurs connaissances et leurs compétences. « Nous avons un personnel de qualité et je tiens à ce que mes salariés travaillent dans la joie et la bonne humeur, en respect du cadre, bien sûr ». Le nouveau président tient à cette entente et aspire à préserver ce « cocon familial » pour consolider ses bases.

S’investir dans un projet d’insertion

Lorsque le maire de Solesmes, Paul Sagniez, a évoqué sa volonté de redynamiser l’emploi dans sa commune par la création d’une entreprise d’insertion, Shiamduth Koodun s’est déclaré intéressé. Avec simplicité il précise qu’il s’agit de « développer le côté altruiste que nous avons en chacun de nous », et déclare vouloir « apporter un plus aux gens », un coup de pouce. Le président voit cette entreprise d’insertion comme une opportunité pour les personnes de trouver un nouveau sens à leur vie. Pour Saniez construction, « un tel partenariat serait vivifiant et  permettrait de rester dans ce cadre familial » tant apprécié.  Pour le moment, le projet est encore à l’étude, mais le président de Saniez Construction espère le voir concrétisé pour la fin de l’année. Le recrutement d’un assistant est d’ailleurs en cours pour faire le lien entre la société et la future entreprise d’insertion.

 

Shiamduth Koodun a repris Saniez Construction en janvier 2019  et travaille à sa redynamisation. Prochaine étape : participer à un projet d’insertion.
Chantier de restructuration et d’extension du conservatoire de Solesmes

 

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