Risque de chutes graves

« Tention ! l’élastique y est tindu » disait Dany Boon. Avant on se parlait et ça marchait, il y’avait un réel dialogue. Maintenant on s’écrit et ça trébuche : Risques de chutes graves!

 

C’est de l’humour presque noir : le dialogue se perd, les relations sur les chantiers se tendent, nos compagnons souffrent, les entrepreneurs sont à bout de souffle. Depuis plusieurs mois, la formalisation, la bureaucratisation, l’augmentation exponentielle des procédures judiciaires font perdre temps, argent et patience à tous. Les avocats se frottent les mains, les maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre s’en lavent les mains, les entrepreneurs boivent la tasse. On décale la mise en service du chantier mais on exige de l’entreprise qu’elle livre à la date initialement prévue, On recrute des POC qui vont finir par devenir de simples greffiers. On nous reproche des « crottes de mouche » et la méfiance tisse sa toile pernicieuse. Nous chefs d’entreprises et nos compagnons sommes à la merci d’une spirale d’intervenants et de décisions multiples et négatives.

Rétablir le dialogue

Pour rappel, le maître d’ouvrage donne l’ordre, la maîtrise d’œuvre, comme son nom l’indique est RESPONSABLE de la mise en œuvre et l’entreprise doit livrer le prototype définit par le maître d’ouvrage et conçu par le maître d’œuvre. Il y a peu : Un souci ? une question ? un retard ? une malfaçon ? On se réunissait on se parlait et c’était réglé. Aujourd’hui, c’est convocation, mise en demeure, pénalités que se répercutent, en cascade. Les coupables : perte de compétences à tous les niveaux, ceinture et bretelle juridiques mais au final le serpent venimeux de la bureaucratie se mord la queue : on y perd tous. Nos conducteurs, nos chefs de chantiers, nos compagnons se sentent injustement mis en cause, harcelés, malmenés, humiliés et certains quittent la profession aggravant ainsi la perte de compétences Un chantier c’est vivant, c’est humain, c’est fait main, le bâtiment ce sont des valeurs de respect, de parole donnée. Qu’on arrête de faire porter tous les chapeaux à l’entreprise au risque de décourager, démotiver celles et ceux qui bâtissent et de se retrouver certes avec des chantiers mais sans talents pour les réaliser. Au bout du compte, c’est le client qui paie la note et elle peut être salée. Qu’on se le dise, les relations entre tous les acteurs d’un chantier doivent retrouver des règles du jeu claires, mais aussi confiance, sérénité, humanité. Comptez sur moi pour m’y employer. 

Pour plus de « Voix de la FFB » par Benoît Loison, c’est ici! 

 

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