La future réglementation environnementale n’a pas fini de faire parler d’elle. Face aux propositions de l’Etat, l’ensemble des organisations professionnelles, dans un communiqué commun, n’a pas manqué de désapprouver le texte actuellement retenu.

C’est à l’unisson que l’USH, FPI, Pôle Habitat FFB, FFB, Fédération SCOP BTP, CAPEB, UNSFA et UNTEC dénonce « un projet qui ne réunit pas les conditions d’une adhésion massive de la filière construction ». Tous en appellent à revenir autour de la table des discussions pour amender le texte de la future réglementation qui doit entrer en vigueur à l’été 2021.

La Chronique reproduit ici le communiqué envoyé pur tenter d’infléchir la position gouvernementale.

« Faute de concertation suffisamment aboutie, de nombreuses analyses contradictoires circulent et de sérieuses zones d’ombre demeurent. Une véritable concertation technique doit s’ouvrir, afin de parvenir à une RE2020 qui concilie lutte plus intense contre l’effet de serre, innovation, emplois et lieux de vie performants, agréables, sobres et économiquement accessibles.

L’urgence climatique doit être traitée avec responsabilité, en évitant dogmatismes et expédients satisfaisants à court terme, mais inefficaces à long terme, alors que la règlementation française (la RT 2012) s’avère déjà la plus ambitieuse d’Europe et, sans doute, du monde.

Avec le projet proposé, il est certain que l’usager continuera à subir un inconfort d’été ; il est certain que de nombreuses opérations se trouveront condamnées par le poids carbone des infrastructures imposées par les PLU et qu’il en ira de même pour les opérations prévues sur des terrains présentant des contraintes de sol ou d’orientation ; il est aussi certain qu’il en sera fini du recours au gaz ou aux radiateurs électriques performants, fut-ce en appoint.

Au surplus, le modèle et les seuils retenus risquent d’exclure à court terme des filières entières de production, qu’il s’agisse de la construction en maçonnerie ou acier.

Enfin, un surcoût important est certain, à telle enseigne que l’étude d’impact présentée par l’administration confirme l’absence de retour sur investissement sur cinquante ans. Comment les ménages et autres donneurs d’ordres pourront-ils supporter un tel choc ? Peut-on véritablement croire que la Puissance publique mettra en place un système d’accompagnement financier à la hauteur ?

Alors que le rythme de construction actuel ne suffit pas à satisfaire les besoins en logements, les huit organisations ne peuvent souscrire à l’idée que tomber durablement à 300 000 logements mis en chantier annuellement sous l’effet de ces contraintes constitue une réponse envisageable à l’urgence climatique.

Les huit organisations appellent à une RE2020 véritablement ambitieuse, humaine, abordable et durable. Une RE2020 qui place l’occupant au cœur des enjeux et qui rencontre l’adhésion des acteurs parce qu’elle ne les contraint pas dans des modèles fermés. Une RE2020 qui ne freine pas la production neuve, n’exclut pas les ménages modestes, ne détruit pas les emplois, ne sacrifie pas les filières et ne décourage pas l’innovation du secteur de la construction. »

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