Pascal Pawlaczyk, gérant de la société EGP Saudemont, est administrateur de la FFB Lens-Artois et président de l’Union professionnelle des Métiers de la Finition 59/62 (UPMF-FFB).

 

Comment est venu votre engagement au sein de l’Union professionnelle des Métiers de la Finition?
Je suis passionné par mon métier et j’ai toujours été très engagé. Après un début en 1985 à la FFB locale à Arras, je suis devenu membre du bureau de la FFB Lens-Artois, il y a dix ans. En même temps je siège au conseil d’administration de la FFB Hauts-de-France, toujours au titre des métiers de la finition (UPMF). J’y suis en tant que membre du comité financier. Je suis également président de la commission technique peinture et décoration à la FFB Nationale. Et je dirige l’entreprise de peinture EGP Saudemont à Saint-Laurent-Blangy.

Quelle est votre activité au sein de l’UPMF?
J’essaie de fédérer 300 à 400 entreprises des métiers de la finition. Lors des commissions techniques (4 fois par an), avec mes confrères, nous croisons les bonnes et mauvaises pratiques, nous partageons les attentes de chacun. Nous essayons d’instaurer une cohérence entre les industriels, les fabricants et les entreprises des métiers de la finition, au niveau régional, comme national.

Votre mission?
Premièrement : éviter l’isolement du chef d’entreprise. S’il a des problèmes techniques, financiers, s’il a du mal à former son personnel, il doit être soutenu. Deuxièmement, je veux supprimer l’expression et l’image du peintre «barbouilleur». Notre profession souvent décriée au regard de tous les acteurs de la construction doit être valorisée. Nous sommes les derniers à intervenir sur un chantier. A la réception, nous sommes en charge de 70 % de la surface traitée alors que l’on nous donne que 5 % du coût global de construction et toujours peu de temps! Je m’adresse aux maitres d’ouvrages et aux architectes avec un discours de valorisation.

Le métier évolue-t-il?
Nous arrivons à une mécanisation du métier, avec bientôt le robot peintre… Je me dois de rassurer mes confrères : ce robot n’est qu’une aide, nous resterons toujours des finisseurs. Mon rôle est également d’instaurer une veille technologique. Dernièrement, je me suis rendu sur un salon de la peinture en Allemagne pour prendre la température chez nos voisins (normes, produits HQE, biosourcés et 2.0…).

Quelles nouvelles solutions offrez-vous?
A l’UPMF, nous avons développé une application, gratuite pour nos adhérents. Actuellement en phase test, elle devrait être mise en service en juin. Elle propose un listing de taches à réaliser lors de l’exécution d’un marché. Des fiches techniques, des calepins de chantier pourront être téléchargés. Cet outil moderne, nomade doit séduire les jeunes. Le but est d’assurer la qualité d’un chantier et de ne pas perdre d’argent. Parfois, il y a un manque de technicité, certains ne connaissent pas les DTU (Documents Techniques Unifiés), utiles pour mieux travailler et se défendre en cas de litige.

D’autres exemples?
Dans mon entreprise, j’ai instauré une méthodologie de mise en avant des compétences de mes ouvriers. Nous sommes dans un métier de service où le client attend une prestation de qualité dans un délai convenu. Il y a un gros travail commercial à faire en amont. Il faut s’adapter à notre époque, concrétiser immédiatement avec un budget adapté.

Un conseil?
Face aux nombreuses plateformes de services en ligne à destination des particuliers, mes confrères ne pourront pas aller contre l’avancée du monde. S’ils ont des marchés adaptés pour cette clientèle, il faut s’y inscrire. Je leur dis : «Nous sommes dans une révolution du mode d’achat et de consommation, alors adaptons notre métier, soyons agiles»

 

 

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