Désormais seule en lice face à Sydney pour devenir capitale mondiale du design en 2020, Lille appuie sa candidature sur le savoir-faire des professionnels du bâtiment dans la métropole.

 

Entendons-nous bien sur le terme de «design». Loin de ne qualifier qu’une simple mise en forme artistique d’un produit, le concept englobe désormais la recherche du bien-être de l’utilisateur. «Proposer des solutions nouvelles pour améliorer la qualité de vie des êtres humains» nous apprend Wikipédia. C’est dans cette optique que Lille postule pour un label qui depuis 2008 récompense tous les deux ans une ville plaçant le design au cœur de son développement. «Intégrer le plus en amont possible l’usage des habitants et des salariés lors de la construction des bâtiments, nous savons faire !» scande Philippe Rémignon, bombardé président de Lille-Design (1) quelques jours avant la visite des délégués du comité d’organisation les 17 et 18 juillet derniers. «Dans une métropole championne de l’ANRU, nous pratiquons le design depuis des années pour refonder les quartiers de logement social» poursuit le patron de Vilogia.

Démonstrateurs
Plus que des réalisations achevées, la candidature lilloise compte sur la promesse d’événements démonstrateurs pour l’emporter face à Sydney en octobre prochain. Une succession de «POC» («Proof of concept»), anglicisme très en vogue pour désigner des réalisations expérimentales démontrant la faisabilité d’une méthode. Chez Vilogia, quelques «POC» sont ainsi en cours de réalisation :  la transformation depuis 2014 du quartier de l’Escalette à Mouvaux associant étroitement urbanistes, architectes et habitants, ou encore cet appel d’offre pour la réalisation d’une maison individuelle en impression 3D (le lauréat sera connu en septembre). Dernier exemple de ces initiatives futuristes visant à améliorer la qualité de vie : la création d’un habitat modulaire aux normes acoustiques et thermiques, née de la réhabilitation d’un pavillon tourquennois classé du designer Jean Prouvé.              En mariant design et business, Philippe Remignon et François Dutilleul, président du Club d’entreprises Lille-Design, comptent sur le soutien des patrons lillois pour animer l’événement. L’association Lille-Design existe depuis 2011. Elle œuvre pour le développement de la filière design dans la métropole.

Opération rayonnement

Au-delà des réalisations – voire des vocations – qu’elle pourrait faire naître chez les designers, urbanistes et autres architectes de la métropole, le but affiché de la manifestation est aussi de faire connaître Lille à l’international. Raison pour laquelle, la MEL prévoit d’investir entre 10 et 15 millions d’euros dans l’opération, au cas où Lille serait désignée en octobre prochain. «On se souvient tous de Lille 2004, pas de ce que ça a coûté », plaide Damien Castelain qui escompte 3€ de retombées économiques pour 1€ d’investi.

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