Le dernier conseil de la métropole européenne de Lille (MEL) a été l’occasion du premier débat d’orientation budgétaire (DOB), une obligation en fin d’année avant l’adoption du budget début 2016. Un DOB qui permet de compter sur une enveloppe d’investissement de 350 millions d’euros par an malgré la baisse des dotations de 25 millions d’euros par an entre 2015 et 2017. Ce niveau d’investissement est préservé tout en maintenant l’objectif d’une diminution de la dette, qui passe de 1,70 milliard en 2015 à 1,68 milliard en 2015. L’encours de la dette se réduit, tout comme les frais de fonctionnement (-9 millions d’euros). Notons surtout l’engagement à réaliser à plus de 90% le budget d’investissement.

 

La mobilité en tête de l’investissement

Le DOB précise les politiques d’investissement. Ainsi, pour le mandat 2015-2020, les politiques de mobilité et de transport se voient consacrer 683 millions d’euros. Les espaces publics et la voirie 388 millions. Le développement économique 222 millions (aménagement de foncier économique), le logement et la politique de la ville 305 millions et l’écologie urbaine 375 millions. Enfin, l’aménagement du territoire bénéficie d’une enveloppe de 187 millions d’euros et le rayonnement (piscines, patrimoine…) de 42 millions.
Autre sujet important traité lors de ce conseil, le déploiement de la fibre optique sur les 85 communes. Une convention liait la métropole et deux opérateurs, Orange et SFR, pour accélérer la construction du réseau dans les communes les plus rurales. Cette convention, signée en 2013, n’a semble-t-il pas été respectée par SFR, depuis racheté par Numéricable.

Carence de SFR

Le président Damien Castelain a fait adopter une résolution demandant au préfet de constater la carence de l’opérateur SFR-Numéricable. Ce dernier s’était engagé à relier par la fibre optique les foyers de 70 communes de la métropole. « A ce jour, seules 5 des 70 communes ont commencé à être équipées ». L’opérateur se défend dans la Voix du Nord, indiquant qu’il menait sa propre politique d’investissement. Un dialogue de sourd qui n’offre plus d’autre issue pour la métropole que d’engager un plan de substitution adopté à l’unanimité par l’assemblée. Enfin, parmi les centaines de délibérations adoptées ce 16 octobre, on notera également la participation de la MEL au capital de la SEM régionale de tiers financement indirect, dite « 100 000 logements ». La métropole injecte ainsi 350 000 euros pour détenir 11,7% du capital de la société détenue à majorité par le Conseil régional.

Au Conseil régional, feu vert pour le RER
La dernière session du mandat au Conseil régional a été l’occasion pour Daniel Percheron de faire adopter à la quasi-unanimité le projet de réseau ferroviaire entre Lille et le bassin minier. Le Réseau express Grand Lille vient de passer les fourches du débat public avec succès et se voit maintenant, pour le principe, mis sur orbite par le Conseil régional. Élections régionales obligent, ce vote n’a qu’une portée symbolique. Quelque soit la prochaine couleur politique de la future assemblée, tout reste à faire pour cette liaison ferroviaire. Politiquement, il faudra compter sur l’appétit légitime de la Picardie pour le rail. Et techniquement, il faut encore quelques années d’études.

 

Pas encore abonné ?

En savoir plus
Fermer

Pourquoi s'abonner à la Chronique ?

Pour accéder :
  • à l'actualité BTP régionale
  • aux appels d'offres
  • aux indices-index
  • aux annonces légales
Avantages :
  • L'info métier et marché, partout et tout le temps, grâce à notre site
  • Un magazine mensuel miroir de l'activité locale
2 formules :
  • 1 an (10 n° + web illimité) : 290 euros
  • 2 ans (20 n° + web illimité) : 448 euros (soit 30% de réduction)
La version de votre navigateur est trop ancienne

Vous ne pourrez pas afficher de manière optimale le contenu de ce site. Télécharger

×