par Benoît Loison, Président de la FFB 59/62

Cette loi marque une vraie rupture par rapport au modèle actuel de la formation. Ainsi ce nouveau système :

1.Donne plus de liberté aux individus et aux entreprises
2.Est plus concurrentiel mais avec une très forte étatisation avec la collecte des contributions formation par l’URSSAF, la création de l’agence nationale France compétences, véritable tour de contrôle de la formation …
3.Repositionne les branches professionnelles (alternance; certification) et les conseils régionaux (orientation et politique de l’emploi) dans un cadre institutionnel revu.

Les points clés de la réforme

Pour les entreprises:
• Une contribution unique versée à l’URSSAF dés 2021 pour la Formation professionnelle et l’Apprentissage
• Un recrutement en alternance facilité : avec un contrat d’apprentissage au financement repensé dés 2020, un contrat de professionnalisation aux modalités élargies et la création d’un nouveau dispositif PRO A pour la promotion ou la reconversion professionnelle,
• Une nouvelle définition de l’action de formation : plus large et plus souple : elle inclut, entre autres, les actions de formation, les bilans de compétences, les validations d’acquis d’expérience (VAE), les actions d’apprentissage…
• Une simplification du plan de formation qui se transforme en plan de développement de compétence.
• Un plan de développement des compétences financé avec des fonds mutualisés pour les TPE/PME de moins de 50 salariés.
• Un partenaire privilégié conseiller et accompagner les entreprises : l’Opérateur de compétences

Pour les salariés :
• Un accès simplifié à la formation via le Compte Personnel de Formation (CPF) en euros.
• Un Conseiller en Evolution Professionnelle (CEP) gratuit pour évaluer les compétences, définir un projet et identifier les formations, avec la possibilité d’accéder au CPF de transition professionnelle pour changer de métier ou de profession

Calendrier serré

Le calendrier est extrêmement serré, alors même qu’une centaine de décrets et arrêtés doivent encore paraître. La FFB a déjà commencé de travailler avec le réseau sur l’offre de service demain en matière d’accompagnement des entreprises. Cet appui aux entreprises, en particulier les plus petites, en matière d’identification des besoins de formation et de recherche de solutions fait partie du service syndical.

Les 2 points majeurs de vigilance

1/ Formation des artisans :
La FFB s’alarme des informations communiquées par le Fonds d’assurance formation des chefs d’entreprise artisanale (FAFCEA), selon lesquelles plus aucune demande de financement ne sera honorée à compter du 15 mars 2019.
Jacques Chanut, Président de la FFB, dénonce les graves incertitudes qui planentsur le financement et insiste « préserver immédiatement l’accès à la formation professionnelle est un enjeu essentiel pour les artisans et les chefs d’entreprises artisanales que la FFB défend et représente. »

2/ Formation continue dans les entreprises de plus de 50 salariés.
Seules les entreprises de – de 50 salariés ont – la possibilité d’obtenir des opérateurs de compétences (OPCO, ex-OPCA) des financements pour la mise en œuvre de leur plan.

La loi sur la formation professionnelle : un enjeu crucial qui nécessite une mobilisation générale.

Pas encore abonné ?

En savoir plus
Fermer

Pourquoi s'abonner à la Chronique ?

Pour accéder :
  • à l'actualité BTP régionale
  • aux appels d'offres
  • aux indices-index
  • aux annonces légales
Avantages :
  • L'info métier et marché, partout et tout le temps, grâce à notre site
  • Un magazine mensuel miroir de l'activité locale
2 formules :
  • 1 an (10 magazines + web illimité) : 290 euros
  • 2 ans (20 magazines + web illimité) : 448 euros (soit 30% de réduction)
La version de votre navigateur est trop ancienne

Vous ne pourrez pas afficher de manière optimale le contenu de ce site. Télécharger

×
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.