DSC_0930Sur le chantier de Lillenium commencé en août 2017, le gros œuvre se termine. Avec, entre autres la pose d’une impressionnante toiture transparente, digne des plus grands stades de foot. La livraison aux enseignes de leurs locaux est prévue dans deux mois. L’ouverture du centre commercial en novembre prochain.

 

De l’extérieur, c’est souvent l’étape la plus enthousiasmante d’un chantier. Quand le gros œuvre s’achève… laissant entrevoir ce que deviendra le bâtiment final. Ici, c’est d’abord la carapace translucide de l’édifice qui saute aux yeux. Une série de 78 arches en acier thermolaquées longues de 10 à 44 mètres sur lesquelles reposent des boudins de ETFE. L’ETFE ? L’Ethylene tetrafluoroethylene. Pour faire simple, une matière proche du téflon, alternative au verre très à la mode qui offre l’avantage de laisser passer la lumière naturelle sans effet de serre. Elle recouvre aujourd’hui les stades de football de Nice et de Munich, la piscine olympique de Pékin ou plus proche de nous, la façade du Grand Sud à Lille. Un toit transparent qui laisse passer les UV, de bon augure pour les cinq arbres (4 pins parasols et un olivier) plantés au centre de la galerie commerciale.
Une fois posé sur leur voûte, les coussins de ETFE sont pressurisés en permanence grâce à une soufflerie via un discret réseau de tuyauterie. « On a remonté au maximum la charpente pour obtenir un galbe optimum empêchant l’accumulation éventuelle de neige » explique Ali Louni, directeur de projet chez Vinci Construction, l’entreprise générale en charge des travaux. Une exigence qui a nécessité un long travail de modélisation, chaque arche étant différente. « C’est du Ricciotti, il n’y a rien de droit » résume Ali Louni quand on l’interroge sur les spécificités du chantier. Adepte d’une « architecture féminine », Ruddy Riccotti ne s’est pas contenté de ce toit galbé. Les ondulations de la façade en béton drapé (composite ciment verre) a aussi donné du fil à retordre au constructeur.

Le projet comporte aussi un hôtel 4 étoiles Hampton by Hilton et un immeuble de 4 200 m2  de bureaux.
Le projet comporte aussi un hôtel 4 étoiles Hampton by Hilton et un immeuble de 4 200 m2 de bureaux.

Des grues à tour archi-saturées

Un chantier où rien ne se répète donc. Qui plus est, dans un espace contraint. A deux pas de la Porte des Postes. Coincé entre une voie de chemin de fer, un périphérique ultra-fréquenté et un quartier de maisons individuelles. Faute de place, les cinq grues à tour ont donc dû prendre en charge le gros œuvre, la charpente et l’approvisionnement des matériaux nécessaires au second oeuvre. Archi-saturées, les grues à tours n’ont jamais pu être « soulagées » par leurs consoeurs amovibles. D’où la mise au point d’une logistique hors-norme tout au long du chantier.
La construction des parois de soutènement le long de la voie de chemin de fer a nécessité la pose de 400 capteurs sur les traverses pour s’assurer que les travaux ne déformaient pas les rails. Et de longues réunions avec la SNCF pour déterminer les créneaux d’intervention. Côté fondation, ce sont les 210 000 m3 de terre à excaver en pleine ville au début du chantier qui auront finalement été le plus éprouvant. Par chance, le sol crayeux a facilité la pose des fondations superficielles (moins de 3 mètres). Seul l’hôtel accolé au centre commercial repose sur des pieux tubés, en raison de catiches décelées en sous-sol.

Commercialisation en cours

Dans les semaines à venir et jusqu’à la fin du printemps, place aux finitions : l’étanchéité, les garde-corps vitrés, les menuiseries extérieures, les vitrines hautes de 4,50 mètres (une particularité voulue par le promoteur pour un maximum de visibilité) et le carrelage du mail central. Il faudra alors enlever les étais qui quadrillent actuellement les lieux, un bâtiment n’étant jamais autant sollicité que lors de sa construction. Les enseignes pourront alors débarquer. A commencer par l’hypermarché Leclerc qui sur 12 000 m2 (5000 m2 de vente, 7000 m2 de stockage) occupera une partie du premier des trois niveaux en sous-sol, réservés sinon aux 900 places de parking. Emménageront alors – si la commercialisation se déroule comme prévu – les 105 boutiques attendues (contre 115 à Euralille). Se sachant épié de près par V2 et Euralille, Vicity, le petit promoteur nordiste de Lillenium se garde bien de communiquer sur le sujet. Pour le moment.

La fiche
Coût : 160 millions d’euros
Surface : 25 000 m2 au sol ; 115 000 m2 en plancher
Maître d’ouvrage, promoteur : Vicity
Entreprise générale : Vinci
Electricité : Eiffage-Energie
Charpente : STEELEOM
Couverture ETFE : IASO
Etanchéité sur béton : Ciel Bleu
Carrelage : Nord Carrelage
Plâtrerie : SK bâtiment
Menuiseries extérieures : Concept Alu
Peinture : Gilmant construction
Parement CCV : Betsinor
Serrurerie : MCSM

 

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