Martine Aubry l’a avoué en posant la première pierre de Lillenium, le 13 décembre à Lille-Sud : elle a cru, comme beaucoup, que le complexe ne verrait jamais le jour. Mais les travaux ont enfin commencé.

La petite société de promotion Vicity qui avait lancé l’idée de Lillenium il y a une décennie est parvenue à ses fins. Elle a bouclé un montage financier de quelque 145 millions d’euros pour réaliser un ensemble de 56 280 m2, comprenant un hypermarché Leclerc (5 000 m2), une galerie d’une centaine de cellules avec huit moyennes surfaces et une quinzaine de restaurants, une «cité des enfants» dédiée aux loisirs scientifiques, un hôtel «Hampton» de 141 chambres, 4 200 m2 de bureaux et 900 places de parking. Il a fallu d’abord convaincre la foncière de l’Erable, filiale du Crédit agricole, de s’engager dans l’aventure. Puis, le promoteur 2IMA est venu renforcer les finances et les compétences de Vicity. Mais ce qui a fait la décision finale, c’est l’apport de 24 millions d’euros en capital, consenti conjointement par la Caisse des Dépôts et l’Agence nationale de la rénovation urbaine… Tous les participants à la manifestation inaugurale l’ont souligné : la création de Lillenium s’inscrit dans la mutation qu’a connue le quartier de Lille-Sud sous l’effet de la politique de la Ville. Reste à transformer ce partenariat public-privé en réussite économique, ce qui ne sera pas facile, ont aussi convenu les orateurs, des élus lillois aux investisseurs, en passant par Michel-Edouard Leclerc, PDG du groupe.

27 mois de chantier

En tout cas, les travaux, confiés à Sogea Caroni et Eiffage énergie, sont lancés. Une gigantesque excavation a été réalisée ces dernières semaines face au commissariat central de police. Les 117 000 m2 de plancher au programme y seront progressivement construits, dans une coque, pendant 27 mois. Environ 200 personnes y travailleront en rythme de croisière avec des pointes à 1 800 compagnons. 35 000 heures d’insertion ont été intégrées au chantier.
Lillenium a été conçu par une «star» de l’architecture, Rudy Riciotti, dont on connaît le Mucem de Marseille. A Lille-Sud, il n’a pas voulu créer un centre ordinaire, mais un «village commercial». Il sera fait de grands volumes de béton blanc, entre lesquels les chalands circuleront sous une verrière. L’ensemble postulera au label Breeam « très bon ».

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