La MEL expérimente la valorisation des sédiments sur trois chantiers-test. À Leers, ils sont intégrés dans la formulation du béton pour la réalisation d’une chaussée-réservoir sous une gare de bus et un parking. Visite.

 

Ce sont de petits cylindres creux en béton – des hydrocyls dans le jargon – capables d’absorber l’eau de pluie, de la stocker entre les éléments de la chaussée, puis de la restituer. Dans les nappes phréatiques, solution privilégiée par la MEL, ou dans le réseau d’assainissement. Gris clair pour les uns, gris foncé pour les seconds conçus sans sédiments. Car il s’agit bien d’un chantier d’expérimentation qui démarre à Leers après des résultats concluants en laboratoire. La démarche suit l’initiative Sédimatériaux lancée par l’Etat, l’IMT Lille Douai, le Cd2e. Le principe : rechercher des filières de valorisation des sédiments de dragage portuaires et fluviaux. Ici, pour la première fois, les sédiments entrent dans la composition des matériaux de construction des chaussées-réservoirs. Ils remplacent le sable naturel dans la formule du béton à hauteur de 15% et permettent une meilleure absorption que le ballast habituellement utilisé. Grâce à un taux de vide de 60%, les hydrocyls avec sédiments ont une capacité de stockage deux fois plus importante que ceux avec du ballast.

Test grandeur nature 

Sur le chantier, alors que les 460 tonnes d’hydrocyls avec et sans sédiments, tous deux fabriqués par le Groupe Lib à Wimille (62) viennent d’être livrés, deux compartiments distincts vont être creusés. Pour quelle visée ? Comparer les résultats d’absorption entre ces deux types de cylindres et vérifier sur le terrain que la formulation avec sédiments ne relâche pas de polluants. Pour cela, des prélèvements seront régulièrement réalisés durant une année. « Nous avons renforcé l’échelonnement des prélèvements sur cette période. Ils seront de plus en plus espacés ensuite », précise Nicolas Prud’homme, chef de projet pour le service assainissement de la MEL et responsable de l’expérimentation. Pour l’heure, les deux bassins de tamponnement seront revêtus d’une membrane d’étanchéité. À terme, elle sera retirée, une fois que les hydrocyls en sédiment auront démontré leur efficacité. En ce qui concerne les risques d’affaissement, les cylindres en sédiment se démarquent par un gain de portance et de solidité. 

Le chantier de Leers coûtera 600 000 euros HT, mais le projet de la MEL englobe deux autres terrains d’expérimentation. À Bondues, des canalisations seront recouvertes, via l’intégration de sédiments dans le coulis auto-compactant. À Tourcoing, un autre bassin de tamponnement, sur le même principe qu’à Leers sera réalisé. Le montant total de ces trois projets s’élève à 1,6 million d’euros dont 70% pris en charge par le FEDER. Un moyen d’encourager l’intégration des sédiments dans les matériaux de voirie et de poser une première pierre avant de passer à la phase industrielle.

3 projets d’expérimentation

Bondues
remblais de tranchées d’assainissement en coulis auto-compactant
Tourcoing
création d’un bassin de tamponnement sous un parking
 Leers
création d’un bassin de tamponnement sous un parking – gare de bus

 

 

 

Pas encore abonné ?

En savoir plus
Fermer

Pourquoi s'abonner à la Chronique ?

Pour accéder :
  • à l'actualité BTP régionale
  • aux appels d'offres
  • aux indices-index
  • aux annonces légales
Avantages :
  • L'info métier et marché, partout et tout le temps, grâce à notre site
  • Un magazine mensuel miroir de l'activité locale
2 formules :
  • 1 an (10 magazines + web illimité) : 290 euros
  • 2 ans (20 magazines + web illimité) : 448 euros (soit 30% de réduction)
La version de votre navigateur est trop ancienne

Vous ne pourrez pas afficher de manière optimale le contenu de ce site. Télécharger

×
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.