Fiable, lisible, opposable et répondant aux enjeux climatiques, le diagnostic de performance énergétique DPE fait peau neuve avec des changements en profondeur. Il entrera en vigueur dès le 1er juillet et vise à faire la chasse aux passoires thermiques.

Cet été, c’est une nouvelle échelle de classement de performance énergétique des logements qui sera affichée sur les annonces immobilières ou présentée lors de ventes ou locations. La refonte du diagnostic de performance énergétique ou DPE a été entérinée par la loi ELAN promulguée en 2018. Dès le 1er juillet 2021, les nouveaux diagnostics seront alors opposables.

Sur quels critères repose-t-il dorénavant ? D’abord une nouvelle méthode de calcul qui balaie celle qui se basait sur « la facture énergétique », peu fiable. Le DPE s’appuie désormais sur les caractéristiques physiques du logement : bâti, qualité de l’isolation, type de fenêtres ou système de chauffage. Mais aussi la performance du bâtiment : consommations énergétiques en matière d’éclairage et d’auxiliaires, mise à jour des scénarii météorologiques, prise en compte des équipements les plus récents ou encore calcul thermique amélioré…

En terme d’affichage, couleurs et lettres sont conservées. Elles sont complétées par une étiquette climat avec les émissions de gaz à effet de serre ainsi qu’une estimation de la facture dès le 1er janvier 2022. Le nouveau DPE constitue également un document plus fourni avec des informations complémentaires : confort d’été, qualité de l’isolation,… et des recommandations de travaux et bons usages du logement, et cela rendu possible pour les logements individuels comme pour les copropriétés.

Le classement des logements, quant à lui, se base sur l’énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre. Un double-seuil fixé pour une cohérence avec les orientations nationales de réduction de ces émissions. Il ne changera pas le nombre global de passoires thermiques mais modifiera en moyenne d’une classe les logements. Pour les étiquettes F et G, les changements seront notables « principalement pour des logements aujourd’hui chauffés au fioul (environ 600 000) et dans une moindre mesure des logements chauffés au gaz (environ 200 000). En sens inverse, environ 600 000 logements chauffés à l’électricité et 200 000 logements chauffés au bois ne seront plus considérés comme des passoires énergétiques », indique-t-on du côté du ministère de la transition écologique.

Avec les 4,8 millions de passoires thermiques identifiées, le nouveau DPE est un moyen d’en faire la chasse. Particulièrement les 1,8 millions de logements locatifs classés en étiquettes F et G. Un engagement qui va dans le sens de la Convention citoyenne pour le climat et le projet de loi Climat et résilience portés par Barbara Pompili et interdisant les passoires énergétiques à la location d’ici 2028.

Les trois arrêtés ministériels mettant en œuvre le nouveau DPE seront soumis à la consultation du public et des instances obligatoires dans les prochains jours avant publication au mois de mars.

www.ecologie.gouv.fr

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