Alors qu’elle vient tout juste de fêter son centenaire, BTP Banque a dévoilé son étude annuelle sur la santé des entreprises du secteur. Décryptage avec David Descarpentries, directeur du centre d’affaires des Hauts-de-France.

Par J.D.

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Qu’elles évoluent dans le secteur du gros oeuvre, du second oeuvre ou encore des Travaux Publics, les bilans 2018 de plus de 4000 entreprises ont été auscultés par BTP Banque pour son enquête annuelle. Premier enseignement, en matière de rentabilité, les courbes tendent vers le haut depuis 2015 et ce, quel que soit le secteur d’activité (cf graphique ci-contre). En revanche, celles des trésoreries baissent nettement depuis 2017. De 21,6 à 23,6 jours de production, c’est donc le niveau des trésoreries nettes moyennes.

Selon David Descarpentries, cette tendance de fond s’explique par un double constat : “Les niveaux des prix peinent encore à remonter tandis que le coût des matières premières poursuivent leur augmentation. Et malgré une amélioration de la productivité et du chiffre d’affaires, les marges conservent un niveau faible”.

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MEILLEURE MAÎTRISE DES CHARGES DE PERSONNEL

 

D’autres indicateurs passent cependant au vert, tel que les coûts des charges de personnels. En effet, le coût de la main d’oeuvre par rapport à la production propre s’oriente à la baisse, excepté pour le gros oeuvre qui voit ce poste légèrement augmenter du fait du recours au travail temporaire.

 

DÉLAIS DE PAIEMENTS, GARE À L’EFFET CISEAU

Du côté des délais de paiement, en dépit d’une amélioration depuis l’année dernière, ceux-ci sont toujours trop longs : 93 jours dans les TP, 91 pour le second oeuvre, 87 pour le gros oeuvre. Cela s’explique par le poids important de la commande publique… et de son temps administratif toujours trop long pour la santé financière des entreprises. Les délais de paiement des fournisseurs tendent aussi à évoluer en mieux et perdurent en deçà de celui des clients : 80 jours pour les TP, 73 pour le gros oeuvre, 69 pour le second oeuvre, pénalisant pour les entreprises.

Pour conclure, David Descarpentries estime que “l’activité de l’année 2019 devrait être correcte avec des trésoreries artificiellement soutenues par le double bénéfice transitoire du CICE sur les salaires et la baisse des charges qui l’ont remplacées ”. Il reste cependant prudent pour 2020. Avec un conseil : «Il apparaît aujourd’hui indispensable de prévoir et d’anticiper les sources de financement du cycle d’exploitation et de renforcer la culture des fonds propres qui consiste à capitaliser régulièrement les résultats.

 

*Pour effectuer son étude, BTP Banque a analysé les bilans 2018 de plus de 4000 entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (ce qui exclut les entreprises individuelles).

Contact : David Descarpentries

Mail: david.descarpentries@btp-banque.fr

 

 

 

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