Alors que la reprise des chantiers se profile avec de nombreuses interrogations, les entreprises de bâtiment, bailleurs sociaux, maîtres d’oeuvre, bureaux de contrôle et CSPS ont élaboré une charte de « bonnes pratiques pour la gestion des chantiers en Hauts-de-France ». Une première dans le pays qui pourrait faire des émules. 

 

Dialoguer puis s’accorder pour tenter de reprendre le plus sereinement possible. C’est que qu’ont fait la FFB, LCA-FFB, l’Union régionale de l’Habitat HDF, la Capeb, le CROA et le CINOV, ce vendredi 17 avril 2020. Ce premier cercle d’acteurs du bâtiment a en effet élaboré une « charte de bonnes pratiques pour la gestion des chantiers en Hauts-de-France » alors que la reprise de l’activité s’amorce. 

Fruit d’une négociation régionale, elle traduit donc “un état d’esprit commun”, explique Sylvie Ruin, DG de l’URH HDF. “Nous avons essayé de trouver un espace de dialogue, de créer un cadre pour que les acteurs puissent se parler. Cette charte fait aujourd’hui référence, c’est une belle réussite”, se réjouit de son côté Thierry Collet, délégué général de la FFB HDF. La démarche, une première en France, s’appuie sur le travail réalisé de longue date, notamment entre l’URH et la commission logement social de la FFB5962. D’autres régions s’y intéressent déjà de près. 

 

Lecture commune

Concrètement, la charte vise à “partager les valeurs qui doivent guider le dialogue sur les chantiers entre les acteurs, à disposer d’une lecture commune et partagée des recommandations sanitaires du guide de l’OPP BTP, à poser un cadre de préconisations opérationnelles, et enfin, à organiser l’échange de bonnes pratiques de négociation et de modes opératoires”. Ceci, dans la perspective d’une reprise efficiente des chantiers, pendant la période de confinement et après.

Trois objectifs ont guidé les partenaires signataires : garantir la mise en œuvre des procédures préservant la sécurité des personnes sur les chantiers face au coronavirus, préserver la santé, voire la pérennité, des entreprises du tissu économique local, et garantir la soutenabilité financière des surcoûts engendrés pour répondre aux préconisations sanitaires. “Car chacun a bien conscience que personne n’est responsable de cette crise et que, de toute façon, elle va coûter à tous, indique Sylvie Ruin. Les bailleurs sociaux ont d’ores et déjà pris leur responsabilité pour soutenir le tissu d’entreprises locales”. 

Ce premier acte commun vise à “préparer les conditions d’un plan de relance régional d’investissement”. Si l’Etat a déjà été sollicité pour s’associer aux travaux, plusieurs pistes sont d’ores et déjà sur la table comme l’allégement des règles de la commande publique ou le soutien au financement des surcoûts pour les maîtres d’ouvrage. 

Lire la charte ici Charte

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