Frappée de plein fouet par la crise du Covid-19, la filière BTP montre ses premiers signaux de reprise. Cependant, le niveau d’activité reste encore nettement inférieur à la normale…

Par Marie Boullenger

Repères

 – 55%
du nombre d’appels d’offres publiés en Hauts-de-France pendant le confinement
78%
des entreprises de TP en région considèrent la faiblesse du nombre d’appel d’offres comme la principale difficulté
 – 38%
des mises en vente, avec un niveau au plus bas de la période d’observation (2013-2020)

En Hauts-de-France, 53% des chantiers ont retrouvé une activité normale. 31% des chantiers fonctionnent toujours au ralenti et 17% restent encore aujourd’hui au point mort selon la dernière étude menée par la CERC Hauts-de-France (situation au 11 juin 2020). Bien qu’en progression, la filière est loin de retrouver son rythme de croisière. Les entreprises du BTP doivent faire face à la réorganisation du travail sur le chantier, la mise en place des gestes barrières sanitaires et les surcoûts directs et indirects liés à la crise. Autant de facteurs qui engendrent une baisse de la productivité. Parmi les freins à la reprise, on note également que la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre n’ont pas finalisé les conditions de reprise à 41% selon les données nationales de l’enquête de la CERC. 

La publication d’appels d’offres en berne

etude reprise conjoncture batiment

En Hauts-de-France, la publication d’appels d’offres de travaux publics a chuté de 55% pendant la période de confinement. Les appels d’offres de marchés de travaux en France ont connu une baisse globale de 37%. De ce fait, les perspectives d’activité pour les mois à venir restent floues. Selon une enquête de la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP), 78 % des entreprises de travaux publics en région (75 % à l’échelle nationale) considèrent la faiblesse du volume d’appels d’offres comme la principale difficulté rencontrée. 

Apprentis et intérimaires menacés

Selon la CERC Hauts-de-France, le niveau d’emploi par rapport à la situation de pré-crise sanitaire a pu être préservé avec 86 % de salariés en activité contre 14 % à l’arrêt. Jusqu’à présent, les effectifs salariés permanents se sont maintenus dans les entreprises BTP. En revanche, la situation s’avère plus difficile pour les intérimaires. Dans le bâtiment, la majorité des intérimaires sont à l’arrêt. De plus, 60% des entreprises de travaux publics envisagent de limiter le recours à ce type d’emploi dans les mois à venir. Quant aux apprentis, leur avenir est sérieusement menacé. En effet, plus de 40% des entreprises de travaux publics en région envisagent de baisser leurs effectifs de jeunes. 

Approvisionnement des chantiers assuré

La quasi-totalité (95%) des sites de production de matériaux de construction rouvrent en région depuis la fin du mois de mai contre 93% à l’échelle nationale. Avec un niveau d’activité de 88%, l’approvisionnement des chantiers de bâtiment et de travaux publics est désormais quasiment assuré. 

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