Trois questions à Régis Thévenet, président de l’ordre régional des architectes (CROA)

Faut-il poursuivre les chantiers ?

Non, il faut les arrêter à l’exception des opérations prioritaires, dans des hôpitaux ou des casernes de pompiers, et de quelques tâches qui peuvent être réalisées par des compagnons seuls.

Nous sommes en phase avec l’Ordre national qui se fonde sur la réalité des chantiers : les ouvriers ne peuvent se tenir à un mètre de distance quand le béton coule dans les banches et bien peu d’entreprises ont des dizaines de masques à distribuer à leurs salariés…

Comment les architectes s’organisent-ils face à cette crise ?

Nous pratiquons le télé-travail. Dans la mesure du possible, nous avançons sur les études commandées en espérant que les maîtres d’ouvrage les valident par des moyens numériques et que nous puissions les facturer.

La profession réfléchit déjà à l’après-crise : il faut que toute la chaîne de construction soit prête à redémarrer le moment venu. Cela suppose que les administrations continuent à instruire les permis de construire et les délivrent sous réserve d’ajustements ultérieurs.

Par ailleurs, la règle « silence vaut acceptation » ne doit pas être suspendue, comme le demandent déjà certains élus ; ce serait un nouveau coup dur pour nous tous.

Vos confrères sont-ils inquiets ?

Bien sûr. Depuis une semaine, nous avons recentré l’action du CROA (1300 adhérents) sur l’information et le conseil. Nous regroupons essentiellement de petites agences, dont la trésorerie est faible, même si les derniers mois avaient été plutôt favorables.

Ce que nous traversons aura inévitablement des conséquences sur l’emploi, parmi nos 8 000 salariés et travailleurs indépendants…

 

Propos recueillis par Bertrand Verfaillie

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