Hermies

Cathelain fait partie de ces pépites discrètes et performantes qui font la richesse de la région. Ses 100 ans ont été discrets, Covid-19 oblige. 

Par Georges Bacot 

Il n’y aura finalement pas eu de flonflons. La Covid-19 est passée par là mais il reste tout de même quelques goodies destinés à marquer le coup. A Hermies (62), entre Bapaume et Cambrai, l’entreprise Cathelain vient pourtant d’entrer dans le cercle très fermé des entreprises centenaires. En effet, Achille Cathelain a crée l’entreprise en 1920.

Intégrée en 1992 dans le groupe familial Gagneraud, elle en est aujourd’hui l’un de ses fleurons. La greffe a d’abord pris par un partage de valeurs, mais aussi grâce à une faculté de prise de décisions à l’échelon local. «Une région est autonome. Elle bénéficie toutefois d’une mutualisation de services généraux tels que le juridique, l’informatique, les achats de matériels et autres moyens d’exploitation, permettant une forte agilité et réactivité par rapport aux marchés », détaille Didier Lefebvre, directeur général.

Cathelain se distingue notamment en fournissant des prestations complètes dans plusieurs domaines de travaux BTP : gros œuvre/génie civil, voiries/ réseaux divers/assainissement, et couverture/ étanchéité/bardage, auprès de clients collectivités et privés (industriels, centres commerciaux, plateformes logistiques). Son rayon d’interventions se situe dans la grande région Nord de France intégrant la Normandie et l’Ile-de-France.

Début 2020, cette société pilier dans ce bassin d’emplois, a ajouté une nouvelle corde à son arc. Avec l’arrivée de ECI basée à Saint Laurent-Blangy, près d’Arras, elle se diversifie vers l’électricité générale et accueille 23 salariés dans son giron.

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Le chantier du futur centre aquatique de Carvin.

Des chantiers de 50 000 à 20 M€

Plus de 200 chantiers sont réalisés chaque année avec une répartition équilibrée entre les grands métiers: gros œuvre, VRD, et couverture-bardage pour des opérations de l’ordre de 50 000 euros à 20 millions d’euros. Comme le précise Laurent Montreuil, directeur régional délégué, ces réalisations se déclinent « avec les mêmes exigences qui font la force de l’entreprise : qualité de prestations, respect des délais et des clients».

Avec l’important développement de réalisations de plateformes logistiques dans la région (Actiparc près d’Arras, campus logistique de Dourges), un chantier de construction peut vite couvrir 30 à 120 000 m2 .

Des chantiers désormais pilotés en BIM (Building Information Modeling). Utilisée par le bureau d’études intégré, cette méthode donne aux intervenants toutes les informations et outils nécessaires pour planifier, concevoir, construire et gérer plus efficacement la construction de bâtiments quels qu’ils soient.

Le pari de l’apprentissage

Comme pour toute entreprise de BTP, le recrutement est une des clés de la réussite. La recherche de compagnons, maçons, coffreurs, couvreurs, électriciens, chargés d’études de prix, conducteurs de travaux, chefs de chantiers, etc., est permanente.

Par ailleurs, l’entreprise investit depuis toujours avec confiance dans l’apprentissage et l’alternance pour étoffer ses équipes. Ainsi, entre 40 et 50 apprentis/alternants, du niveau CAP à ingénieur, intègrent chaque année tous les corps de métiers.

Dès la sélection, il s’agit « de déceler des candidats qui ont la fibre du bâtiment », affirme Jean-Pierre Dherbecourt, directeur d’exploitation. Pour ensuite assurer un accompagnement dans la montée en compétences et « partager le savoir ». Une approche qui complète les valeurs historiques de l’entreprise qui fait partie de l’ADN groupe. 

Zoom sur Gagneraud/ Cathelain

Groupe français familial (6ème génération) Gagneraud

  • 5 régions en France
  • CA groupe : 600 M€
  • 3 000 salariés

Groupe Cathelain région Grand Nord de France

  • Cg2i (Contractant Général Ingénierie Immobilier) Nord, Bretagne, Ile-de-France, Normandie et Grand Sud, Cathelain à Abbeville Novebat à Colembert, ECI à Saint-Laurent-Blangy, Sécab
  • Carrières de Bellignies, CTI à Choisy-au-Bac
  • CA région : 180 M€
  • 550 collaborateurs

Les dirigeants de Cathelain (de gauche à droite) : Didier Lefebvre, directeur général, Laurent Montreuil, directeur régional délégué, et Jean-Pierre Dherbecourt, directeur d’exploitation.

Valenciennes

La reconversion de l’île Folien prend enfin corps. Mais il faudra encore quelques années avant qu’elle soit la destination résidentielle branchée promise au début du siècle.

Par Bertrand Verfaillie.

L ’île Folien a été aménagée sur l’Escaut à Valenciennes vers 1950 alors que l’activité industrielle était intense. L’emprise de 5,2 hectares a d’abord accueilli un centre de production de gaz puis des installations techniques d’EDF et de Voies navigables de France (VNF).

En 2007, les deux co-propriétaires, réunis dans une société d’aménagement, ont imaginé de transformer l’île en quartier d’habitat «innovant». l’architecte-urbaniste Odile Decq a établi un schéma directeur. Celui ci permet d’organiser la production d’environ 370 logements, 11 000 m2 de résidences, 3 000 m2 de bureaux et 1 000 m2 de commerces et services autour d’un parc. Un ambitieux programme énergétique conforme aux préceptes de la troisième révolution industrielle «Rev3» devait accompagner ces réalisations. Les locaux existants se sont vidés. VNF a réinstallé son unité territoriale dans un bâtiment neuf sur la rive du fleuve.

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La maquette 3D de l’île Folien à Valenciennes – Aurélien Faugères

Et puis… l’île a flotté, entre son passé laborieux et la promesse d’un futur durable. Le démarrage des constructions a été plusieurs fois reporté. « De nombreuses opérations de logement privé étaient proposées en même temps au public, explique Luc Féret, directeur adjoint de VNF. Nous avons dû attendre notre heure ».

Le réveil a sonné en décembre à l’initiative d’Eiffage immobilier. Le promoteur a posé la première pierre de «Rev’do», un immeuble de six étages, offrant 78 appartements en accession, conçu par les architectes Pangalos/Dugasse/Feldmann. A l’ouverture du chantier, 60 % des logements étaient commercialisés, au prix moyen de 3 000 €/m2 .

A noter qu’une partie des matériaux nécessaires seront livrés par voie fluviale, plutôt que par la petite passerelle existante.

Pas encore place nette sur l’île Folien

A côté, sur cette pointe de l’île proche du centre-ville, la société Domitys (groupe Nexity) a programmé une résidence pour seniors de 126 appartements, dessinée par Odile Decq. En outre, un appel à manifestation d’intérêt pour d’autres opérations doit se lancer cette année. La direction d’Eiffage immobilier a déjà indiqué qu’elle y participerait.

L’île Folien semble enfin devenue attractive. EDF et VNF ont confirmé leurs intentions en vue d’une reconversion exemplaire. Les bâtiments seront notamment chauffés par un réseau de géothermie et alimentés en électricité par une mini-centrale hydraulique. L’investissement est de l’ordre de 10 M€.

De son côté, la Ville et l’agglomération doivent réaliser une voirie sur le pourtour de l’île et un nouveau pont, essentiellement réservés aux véhicules des insulaires. Le tout coûtera environ 2,5 M€.

« Nous attendons maintenant d’EDF et de VNF qu’ils rasent les bâtiments restants et dépolluent les terrains », indique Guy Marchant, adjoint au maire de Valenciennes chargé du logement, réélu le 15 mars. L’île n’est pas encore tout à fait en vitesse de croisière…

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Chantier Ile Folien – Alice Maignon

Le bilan électrique 2019 de la région Hauts-de-France suit la dynamique nationale. Il enregistre une hausse de la production d’électricité de 1,5 % selon RTE.

Les chiffres reflètent cependant une légère baisse de la consommation à hauteur de 1%. Sur l’année 2019, RTE met en avant une nette augmentation des énergies renouvelables (13%). Elles couvrent désormais 20% de la consommation régionale. Cette tendance à la hausse s’explique principalement par le développement croissant du parc éolien (+13,9%) et du parc solaire (+7,2%). Cela a permis aux énergies vertes de progresser de 24% en 2019.

Malgré une baisse de 7,2%, la production nucléaire reste majoritaire en Hauts-de-France. En effet, elle représente encore aujourd’hui 61% de la production régionale.

Première région française en termes d’échange d’électricité avec ses voisins, la région Hauts-de-France dispose en 2019 d’un solde exportateur de 2,4 TWh (contre 0,8 TWh en 2018).

Quant à la consommation d’électricité, elle reste stable (46,5 TWh) tout comme au niveau national.

Au total, RTE a investi 128 M€ en 2019, soit 20% de plus par rapport à 2018, dans le cadre de la transition énergétique en Hauts-de-France. 2019 aura été marquée par le démarrage des travaux de la ligne 400 000 volts entre Avelin et Gavrelle en novembre et les travaux d’enfouissement du réseau électrique 63 000 volts dans l’Oise. 

Découvrir toute l’actualité de RTE en région ici !

Candidat au renouvellement de son mandat, Damien Castelain est réélu sans surprise à la tête de la MEL

C’est reparti pour 6 ans. L’édile de Péronne-en-Mélantois, commune d’un millier d’âme, garde les rênes de la Métropole Européenne de Lille. 

La séance s’est vue quelque peu chahutée par la sortie ce matin même d’un rapport de la Chambre des comptes. Les sages s’avèrent critiques sur le choix du déménagement de l’institution vers le Biotope. Une décision réalisée lors de la première mandature du Président Castelain. Ce que n’a pas manqué de rappeler Bernard Debeer, nouveau maire d’Herlies, provoquant une rapide suspension de séance. Evacué car non à l’ordre du jour, nul doute que le sujet reviendra sur la table de la prochaine assemblée…

Face au président sortant, se présentaient Rudy Elegeest, maire de Mons-en-Baroeul et Pauline Segard, élue d’opposition écolo à Villeneuve d’Ascq. Ces derniers ont respectivement obtenu 46 et 11 voix. Damien Castelain a quant a lui récolté 121 voix lors du scrutin réalisé à Lille Grand Palais, distanciation sociale oblige. 

Parmi les vice-présidents, on retrouve Alain Bernard, maire de Bouvines, premier VP en charge des finances. Suivent Martine Aubry, maire de Lille, deuxième VP, Bernard Gérard, maire de Marcq-en-Baroeul, troisième VP; Gérard Caudron, maire de Villeneuve-d’Ascq, quatrième VP et Sébastien Leprêtre, cinquième VP aux transports.

Toute l’actualité de Damien Castelain ici !

Le préfet de Région, Michel Lalande, la Rectrice d’Académie, Valérie Cabuil et le président de la MEL, Damien Castelain, semblaient encore tout étonnés de la performance accomplie en signant la convention de rénovation. Celle-ci représentent 600 logements universitaires du campus de la cité scientifique à Villeneuve d’Ascq.

Dix jours seulement après une visite de la ministre des universités, l’Etat et l’établissement intercommunal ont mobilisés à parité 24M€ pour cette opération. L’affaire était plus qu’urgente. Les bâtiments concernés sont «des taudis» selon Damien Castelain. Cela représentent pour leurs locataires «un enfer» selon le préfet de région Michel Lalande.

Mais les crédits faisaient défaut… Jusqu’à ce que la métropole décide de contribuer à la réhabilitation de ces équipements. L’intervention sera lourde. Cela représente l’isolation par l’extérieur. La transformation des chambres de 9 m2 en studios, à raison de trois pour deux est également concerné.

Le début des travaux est fixé à 2023. Ces derniers mois, la résidence Camus (750 logements) a déjà bénéficié d’un investissement de 27,5 M€ du centre national des œuvres universitaires (CNOUS). Un autre chantier concernera bientôt la résidence Galois : une barre démolie et quatre améliorées, moyennant 22 M€ venant du CNOUS.

Par B.V.

Toute l’actu btp de Villeneuve d’Ascq ici !

signature convention logement étudiant

Métropole Lilloise

Elle était humble couturière à ses débuts, occupée à ravauder un tissu urbain déchiré par la crise du textile. La SEM «Ville renouvelée» est aujourd’hui une sorte de Shiva, opératrice à dix ou douze bras, qui entend dynamiser le versant nordest de la métropole.

Par Bertrand Verfaillie

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Dominique Givois, directeur général de la SEM Ville Renouvelée.
par Bertrand Verfaillie

« Cent personnes unies par un dessein de transformation de la Ville» : c’est ainsi que Dominique Givois, son directeur, décrit «Ville renouvelée». C’est l’une des plus grosses sociétés d’économie mixte de France, basée à Tourcoing. En l’espace de quarante ans, l’outil a progressivement élargi son spectre de la friche à la cité dans toutes ses dimensions tels que l’urbanisme, l’habitat, l’économie, la culture).

Une étape déterminante a été l’entrée de la communauté urbaine dans son capital en 1996 . Son principal métier réside dans l’aménagement et la construction ; la SEM l’exerce dans la ZAC de l’Union, dans le centre de Wattrelos, autour de la gare de Roubaix ou dans le quadrilatère des piscines à Tourcoing. Elle est aussi impliquée dans des partenariats publics-privés, comme le projet «Quai 22» à Saint-André, avec les promoteurs Linkcity et Ceetrus. Elle se mêle de développement économique, lorsqu’il s’agit de bâtir, avec Eiffage immobilier, un nouveau siège pour «Booking.com» à Tourcoing ou d’accueillir start-up et écoles au sein de «La plaine images». Enfin, l’opératrice gère 7 200 places de stationnement, dont elle veut faire des lanceurs de mobilité.

En chiffres:
2 350 logements et 200 000 m2 de locaux économiques autorisés dans les projets développés par Ville renouvelée (2015- 2019)
70 % de nouvelles entreprises à La Plaine Images (de 83 à 140)
182 entreprises dans les immeubles exploités par la SEM, occupés à plus de 90 %

Fin du Syndrome de la Cheminée

Ces efforts portent-ils tous les fruits attendus? On sait la très lente émergence du projet de l’Union, où les premiers logements apparaissent vingt ans après le top départ. La revitalisation des espaces libérés par des usines monstres, à la limite de Roubaix et Wattrelos, s’annonce ardue également. Le versant nord-est reste pauvre, les promoteurs ne s’y bousculent pas… Dominique Givois positive : «Le territoire a une capacité à se régénérer étonnante. Il est sorti du traumatisme de la cheminée abandonnée. Le patrimoine bâti peut être désormais considéré pour ce qu’il est: un atout remarquable. La société Vestiaire collective l’a compris, qui s’est installée dans les locaux industriels réhabilités du Champ libre à Tourcoing». Ville renouvelée ne triomphe pas mais engrange les acquis et se donne des objectifs pragmatiques. On retrouve notamment la déclinaison des nouveaux programmes de rénovation urbaine de Roubaix, Tourcoing et Mons-en-Baroeul, la poursuite du projet de l’Union, d’autres interventions sur les berges de la Deûle, des aménagements liés au schéma métropolitain des infrastructures de transport. Difficile d’être plus précis alors que les gouvernances politiques du territoire sont en plein… renouvellement. «Nous attendons avec impatience des orientations stratégiques», glisse Dominique Givois…

Avec les entreprises


Le directeur de Ville renouvelée place les entreprises de BTP au rang de partenaires privilégiés. Il y a deux ans, la SEM a déploré un «manque de répondant» à ses appels d’offre, peut-être dû à un effet d’attraction des marchés du Grand Paris. «Puis nous avons assisté à un relèvement des prix, qui nous a mis un peu en difficulté mais qui était juste», note encore Dominique Givois. Lors de la crise sanitaire, Ville renouvelée s’est efforcée de payer au plus vite ses factures et a pris une part «raisonnable» dans les surcoûts dus à la réorganisation des bases-vie notamment. «Nous avons besoin des entreprises et sommes préoccupés par les difficultés de certaines», conclut le directeur. 

La Plaine Images chouchoutée


La Plaine Images, projet chouchou de Ville renouvelée. Parce qu’il cartonne et parce qu’il illustre la variété de ses pratiques. La SEM reconvertit l’ancien site industriel, à la limite du périmètre de l’Union ; elle achète les emprises, gère les surfaces immobilières et façonne les espaces publics. Elle investit dans des immeubles tertiaires construits sur place, comme le Link, et bientôt le Smart. Elle exploite un parking mutualisé. Mais elle est aussi animatrice du cluster de l’audiovisuel et travaille à son développement. A ce titre, elle prépare l’arrivée de trois nouveaux établissements de formation : le «pôle IIID» de la Catho de Lille, au débouché de la voie rapide urbaine et deux écoles, de cinéma et d’effets spéciaux, dans un ensemble neuf de 15 000 m2 au sein même de «La plaine»..

Retrouvez le dossier de Project City où intervient Ville renouvelée ici.

Métropole lilloise – La pilaterie

Le groupe IRD, issu du monde de l’entreprise, fait de l’immobilier pour agir sur l’emploi. Le «Jardin d’eau», au coeur de la métropole, est l’une de ses réalisations-phares et elle va connaître un nouvel élan. 

Par Bertrand Verfaillie

jardin d'eau IRD Chronique btp

Un deuxième bouquet d’immeubles à ossature bois poussera bientôt dans «Le jardin d’eau». Celui-ci se situe à la limite de Wasquehal, Marcq-en-Baroeul et Villeneuve d’Ascq, dans la zone d’activité de La Pilaterie. Le groupe patronal IRD lance la commercialisation d’une parcelle de 21 000 m2 , à l’intention d’entreprises tertiaires. «Un terrain de cette taille, c’est une perle rare dans la métropole, soulignait au printemps Marc Verly, président du pôle immobilier d’IRD. Il peut convenir à une société extérieure à la région comme à des grands noms des Hauts-de-France. Et nous estimons que le marché est suffisamment dynamique aujourd’hui pour concrétiser cette proposition».

Dans cette opération, IRD applique une méthode polie sur le métier depuis vingt ans. Le groupe s’est d’abord spécialisé dans l’aide au développement et à la transmission d’affaires. Par la suite, il est devenu progressivement un acteur immobilier… particulier. «Nous ne sommes pas des promoteurs ni des investisseurs au sens classique, explique Alex Marchal, directeur du pôle immobilier. Nous sommes des entrepreneurs qui nouons une relation avec d’autres entrepreneurs. Nous co-construisons avec eux les solutions bâties qui leur permettent de maintenir ou créer des emplois».

Ainsi au Jardin d’eau, les architectes de l’agence marcquoise GBL ont établi une sorte de cahier de formes, d’aménagements et de matériaux, à partir duquel des modèles sur mesure seront composés pour les futurs utilisateurs.

 42,5 millions d’euros investis l’an dernier par IRD

C’est de cette manière déjà qu’a été développée la première tranche du programme. Deux immeubles de 4 000 m2 et 7 000 m2 abritent les sièges de Movitex, Suez, Kiloutou et le comité régional de tourisme, ainsi qu’un «Rest’eau» posé sur un petit étang.

Le pôle immobilier IRD est aujourd’hui partie prenante de 65 opérations. Ces dernières se réalisent soit sous forme minoritaire dans des SCI, soit en plein, par le biais de ses foncières. En 2019, il a investi 42,5 millions d’euros. A Eurasanté, il livrera en juillet un bâtiment de 4 100 m2 occupé par l’Etablissement français du sang . Pour cela il doit encore réaliser 3 800 m2 de surfaces. Chemin Napoléon à Hellemmes, il réhabilite d’anciens bureaux de Suez et y ajoute des locaux d’activités. On le retrouve au sommet du «Swam» à Euralille, où il investit plus de 4 millions d’euros dans un restaurant panoramique, et à Halluin où il aménage les 15 ha du parc du Front de Lys pour la Mel.

Le groupe pose même des jalons hors de la métropole, comme à Valenciennes où il a acquis deux bâtiments promus par Carré Constructeur, dans le secteur des Rives créatives de l’Escaut : sur 5 000 m2 , ils abritent trois sociétés.

Toute l’actu de l’immobilier régional ici !

Les choses s’accélèrent enfin pour le projet du Canal Seine-Nord Europe. Long de 107 km, il reliera l’Oise au canal Dunkerque-Escaut, de Compiègne à Aubencheul-au-Bac.

Jusqu’à présent la société du Canal Seine-Nord Europe était un établissement public d’état. Depuis le 1er avril dernier et sous l’impulsion de Xavier Bertrand, elle est devenue un établissement public local. Le conseil de surveillance s’est installé le 11 juin dernier. Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France, en a pris la présidence. Nadège lefebvre, présidente du Conseil départemental de l’Oise, est devenue quant à elle la vice-présidence. L’officialisation de la régionalisation et l’installation de la direction fait ainsi entrer le projet dans une nouvelle dynamique. Les collectivités territoriales dispose désormais de la majorité des sièges au conseil de surveillance.

Néanmoins, dans un rapport publié mi-juin, la Cour des Comptes Européenne (CCE) pointe les retards et craint un dérapage des coûts. Le gendarme budgétaire européen se montre particulièrement méfiant quant aux prévisions de trafic sur la future infrastructure.

De quoi annoncer de nouveaux rebondissements pour le «chantier du siècle» ?

Retrouvez toute l’actualité du canal Seine Nord ici !

Frappée de plein fouet par la crise du Covid-19, la filière BTP montre ses premiers signaux de reprise. Cependant, le niveau d’activité reste encore nettement inférieur à la normale…

Par Marie Boullenger

Repères

 – 55%
du nombre d’appels d’offres publiés en Hauts-de-France pendant le confinement
78%
des entreprises de TP en région considèrent la faiblesse du nombre d’appel d’offres comme la principale difficulté
 – 38%
des mises en vente, avec un niveau au plus bas de la période d’observation (2013-2020)

En Hauts-de-France, 53% des chantiers ont retrouvé une activité normale. 31% des chantiers fonctionnent toujours au ralenti et 17% restent encore aujourd’hui au point mort selon la dernière étude menée par la CERC Hauts-de-France (situation au 11 juin 2020). Bien qu’en progression, la filière est loin de retrouver son rythme de croisière. Les entreprises du BTP doivent faire face à la réorganisation du travail sur le chantier, la mise en place des gestes barrières sanitaires et les surcoûts directs et indirects liés à la crise. Autant de facteurs qui engendrent une baisse de la productivité. Parmi les freins à la reprise, on note également que la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre n’ont pas finalisé les conditions de reprise à 41% selon les données nationales de l’enquête de la CERC. 

La publication d’appels d’offres en berne

etude reprise conjoncture batiment

En Hauts-de-France, la publication d’appels d’offres de travaux publics a chuté de 55% pendant la période de confinement. Les appels d’offres de marchés de travaux en France ont connu une baisse globale de 37%. De ce fait, les perspectives d’activité pour les mois à venir restent floues. Selon une enquête de la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP), 78 % des entreprises de travaux publics en région (75 % à l’échelle nationale) considèrent la faiblesse du volume d’appels d’offres comme la principale difficulté rencontrée. 

Apprentis et intérimaires menacés

Selon la CERC Hauts-de-France, le niveau d’emploi par rapport à la situation de pré-crise sanitaire a pu être préservé avec 86 % de salariés en activité contre 14 % à l’arrêt. Jusqu’à présent, les effectifs salariés permanents se sont maintenus dans les entreprises BTP. En revanche, la situation s’avère plus difficile pour les intérimaires. Dans le bâtiment, la majorité des intérimaires sont à l’arrêt. De plus, 60% des entreprises de travaux publics envisagent de limiter le recours à ce type d’emploi dans les mois à venir. Quant aux apprentis, leur avenir est sérieusement menacé. En effet, plus de 40% des entreprises de travaux publics en région envisagent de baisser leurs effectifs de jeunes. 

Approvisionnement des chantiers assuré

La quasi-totalité (95%) des sites de production de matériaux de construction rouvrent en région depuis la fin du mois de mai contre 93% à l’échelle nationale. Avec un niveau d’activité de 88%, l’approvisionnement des chantiers de bâtiment et de travaux publics est désormais quasiment assuré. 

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Toufflers

Lancée le 11 mai dernier au sortir du confinement, l’entreprise Swistek se spécialise dans la réalisation d’ouvrages métalliques. Elle a particulièrement réussi son démarrage et croule déjà sous les demandes. Un pari réussi pour le dirigeant, Axel Swistek, en pleine reconversion. Le chef d’entreprise ayant été 6 ans aux commandes de la direction régionale des Compagnons du devoir.

Par Marie Boullenger

Son sourire ne quitte pas son visage. Axel Swistek est un jeune entrepreneur heureux. La plupart des entreprises du BTP sortent petit à petit la tête de l’eau après cette crise sans précédent liée à l’épidémie du Covid-19. Quant à l’entreprise Swistek, elle, a échappé au pire.

« Nous devions lancer officiellement l’activité le 1er avril. Avec le confinement, nous avons finalement démarré le 11 mai. Nous n’avions pas encore de salarié ni de loyer à payer, l’entreprise n’a donc pas été impactée par la crise et cette période a plutôt été favorable au démarchage commercial » confie le natif de Marcq-en-Baroeul. 

De Compagnon à chef d’entreprise

Ancien directeur régional des compagnons, Axel Swistek a fait le pari de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Métallier de métier, le Nordiste avait, au départ, envisagé la reprise mais a finalement opté pour la création. « Sur 150 courriers adressés à des entreprises de métallerie dans la métropole lilloise, j’ai obtenu 25 retours mais je n’ai pas eu de coup de coeur » raconte le compagnon de formation. Il décide alors de créer sa propre entreprise spécialisée dans la conception et la réalisation d’ouvrages sur-mesure en métal.

De la menuiserie métallique à la ferronnerie en passant par l’agencement, Swistek entend se positionner comme un métallier haut-de-gamme. De surcroît, l’entreprise ne se limite pas aux Hauts-de-France. « L’idée est de travailler rapidement sur des chantiers d’exception avec une forte valeur ajoutée. Nous aimerions cibler des clients qui font notamment appel à des architectes » détaille le chef d’entreprise qui n’a, pour l’heure, pas encore répondu à des appels d’offres.

Carnet de commandes plein

Installée depuis mi-mai dans son atelier de 250 m2 au coeur de la zone industrielle de Toufflers, l’entreprise a démarré sur les chapeaux de roues. Son carnet de commandes est même déjà plein. Une situation que l’entrepreneur n’aurait jamais imaginé il y a encore quelques mois. « Nous faisons face à une très forte demande, c’est un sacré démarrage. Nous gérons actuellement plus des urgences qu’un planning » note le dirigeant. L’entrepreneur a en outre récemment obtenu un master en management à l’Edhec. Axel Swistek surfe donc sur la vague mais ne cache pas ses inquiétudes quant aux prochains mois. « Nous n’avons aucune visibilité. J’ai un peu peur que la demande chute brutalement mais il faudra s’adapter. Créer une entreprise, c’est un pari sur l’avenir ».

Si l’entreprise n’en est qu’à ses premiers pas, le dirigeant ne cache pas ses ambitions : recruter trois collaborateurs et atteindre 180 000 € de chiffre d’affaires la première année puis 400 000 € de chiffre d’affaires à horizon 3 ans. « Je ne fais pas de plans sur la comète mais j’ai toutes les cartes en main pour réussir en étant idéalement situé et parfaitement aiguillé et entouré ». Le métallier compte s’appuyer sur son réseau pour faire décoller l’activité et accueillera son premier compagnon apprenti cet été. « Compagnon un jour, compagnon toujours », cette devise prend ici tout son sens. 

axel swistek
A 38 ans, Axel Swistek a quitté ses fonctions chez les compagnons du devoir pour créer son entreprise.

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Pour faire face à l ...

PLU MEL

Adopté au Conseil Métropolitain en décembre, le nouveau Plan Local d’Urbanisme de la métropole (PLU2), est entré en vigueur le 18 juin.

La MEL met à disposition de tous ses habitants la cartographie interactive personnalisable du PLU2 : www.carteplu2. lillemetropole.fr.

Désormais, ce sont 11 Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) et un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (sur le secteur sauvegardé de Lille) qui cohabitent sur ce territoire.

Découvrez ici le PLUI pour un développement responsable de la MEL.

Le bailleur social Maisons & Cités lance une consultation à hauteur de 339 M€. Cette opération rentre dans le cadre de la réhabilitation d’un parc de 5 000 logements situés entre Condé-sur-Escaut et Bruay-la-Buissière. 

« La machine est de nouveau en marche », assure Gregory Lesoin, directeur de la maîtrise d’ouvrage de Maisons & Cités. Le bailleur nordiste a en effet frappé un grand coup en lançant un appel d’offres record d’un montant d’investissement de 339 millions d’euros. « Il s’agit de la plus importante consultation jamais réalisée auparavant par Maisons & Cités. C’est un programme volumineux et record dans notre histoire ». 

Cet appel d’offres vise la réhabilitation de 5 000 logements dans le Bassin minier. Il s’adresse autant aux gros oeuvres qu’aux plus petites entreprises. Les entreprises ont jusqu’au 7 août (délai maximal) pour déposer leurs dossiers de candidatures. L’accord cadre pourra compter jusqu’à 11 groupements d’entreprise ou entreprises générales et ce, pour une durée de 4 ans. 

Cette consultation intervient trois semaines seulement après la signature de Maisons & Cités, le 4 juin dernier, du pacte de relance, de confiance et de solidarité en partenariat avec la Fédération Française du bâtiment 59/62. « Etant donné le volume des travaux, Maisons & Cités fait en sorte d’ouvrir le marché à toutes tailles d’entreprises. Nous restons vigilants à ce que les petites sociétés aient un rôle à jouer. Cet appel d’offres est un message fort et laisse aisément de la place aux plus petites » ajoute Gregory Lesoin. 

Parcours longs privilégiés 

Grâce à la longévité de cet accord cadre, les entreprises seront en mesure de développer des parcours longs dans le cadre du dispositif d’insertion professionnelle. Les clauses d’insertion sont comprises entre 5% et 7%, selon les EPCI. « La réhabilitation de ce parc permettra de développer des parcours de longue durée et de permettre également, de par son volume record, de réinventer certains métiers » conclut le directeur de la maîtrise d’ouvrage de Maisons & Cités. 

Les premiers travaux débuteront fin 2020. Ce projet de rénovation de 5 000 logements n’est qu’une étape du vaste plan de réhabilitation. Dans l’ensemble, le bailleur nordiste rénovera 22 000 logements dans le cadre du renouveau du Bassin minier à horizon 2030. Retrouvez Maisons et Cités avec le programme ERBM.

SONEPAR

Jérôme Malassigné a reçu la nomination de Président Directeur Général de Sonepar France. Il succède ainsi à Benoît Pédoussaut dans cette fonction et continue à assurer la présidence de Sonepar international services.

NACARAT

Le poste de directrice administrative et financière de Nacarat revient à Samia Oulmane. Ancienne responsable comptable et fiscale chez SMRC France depuis 2017, elle succède d’ailleurs à Céline Caudron, secrétaire générale du promoteur du groupe Rabot Dutilleul.

IRD

A la tête d’Entreprises & Cités depuis novembre 2019, Jean-Pierre Letartre, l’ex-dirigeant d’EY, a été élu le 23 juin dernier, Président du Groupe IRD, à l’issue de l’Assemblée Générale du groupe. Il succède à Gérard Méauxsoone, également PDG des Cafés Méo-Fichaux.

Continuez votre lecture sur les nominations ici !

Un groupement d’achat FFB 5962 pour s’équiper en masques et gel hydroalcoolique

Pour faciliter la reprise des chantiers et accompagner ses adhérents, la FFB Nord-Pas-de-Calais a initié des groupements d’achat de masques et de gel hydroalcoolique. Plus de 450 entreprises ont donc pu bénéficier de cette initiative en bénéficiant également d’un tarif préférentiel. Au total, 1,2 million de masques ont été commandé, 30 000 bidons de gel hydroalcoolique ou encore 250 thermomètres.

Saurez-vous les reconnaître ?

C’est toujours dans la bonne humeur qu’élus et collaborateurs FFB se sont mobilisés pour distribuer des kits sanitaires aux adhérents. De la FFB Côte d’Opale à Lens-Artois et Hainaut en passant par Grand Lille, beaucoup ont participé à la distribution de masques et gels hydroalcoolique pour favoriser la reprise en sécurité des chantiers.

La FFB baisse ses cotisations aux adhérents

En réaction à l’épidémie de Covid-19, l’organisation a décidé d’accorder à ses adhérents une remise volontaire de 50% de ses cotisations nationales sur tout le 2ème trimestre 2020. Manière de participer significativement à l’effort collectif indispensable au soutien des artisans et entrepreneurs. 

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Depuis 2012, le Prix national de la construction bois (PNCB) récompense chaque année les ouvrages d’architectes, d’entreprises bois, de maîtres d’œuvre et de maîtres d’ouvrage. Ceci afin de promouvoir la filière forêt-bois française.

Parmi les neuf lauréats de cette 9ème édition, la « Maison Mouvaux », située à Mouvaux dans le Nord, a remporté le prix de la catégorie « Habiter une maison ». Cette distinction met en lumière le maître d’oeuvre Tank Architectes. Le jury national est composé de 22 professionnels. Ce sont des acteurs de la promotion, de l’architecture et de la construction bois. Le comité s’est donc réuni le 20 mai dernier pour étudier les projets et délibérer. La Maison Mouvaux a notamment été récompensée pour « ses lignes architecturales soignées, ses finitions, ses espaces, ses volumes ainsi que sa luminosité et son ouverture sur l’extérieur » selon le jury. Le prix régional sera remis lors du salon Nordbat, le 14 octobre prochain à Lille. 

A noter qu’à l’occasion de cette édition 2020, le Prix national de la construction bois a enregistré un taux de participation record en rassemblant un nombre total de 728 projets contre 600 projets en 2019, soit 20% de projets en plus. Pour rappel, le PNCB comprend huit catégories. savoir l’aménagement intérieur, l’aménagement extérieur, apprendre – se divertir, travailler – accueillir, habiter ensemble, habiter une maison, réhabiliter un équipement et enfin réhabiliter un Logement.

Plus d’informations sur le projet : https://www.panoramabois.fr/projets/3855

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©Julien Lanoo

Verquin (62)

La Communauté d’agglomération de Béthune-Bruay Artois Lys Romane a confié à Chabanne Architecte mandataire associé au cabinet A3 la réalisation du centre régional des Arts Martiaux de Verquin. Ce dojo de 12 tatamis comprend également une salle d’échauffement, un espace bien être et musculation, des vestiaires, des bureaux, un club house et des gradins de 2 300 places.

Les architectes ont imaginé un “bâtiment paysage au service de la fonctionnalité de la pratique sportive”. Montés sur un parvis bordé de verdure, les quelque 8 000m2 du CRAM offrent une image contemporaine des arts martiaux.

“Tel un volume massif en suspension”, la salle principale prend forme dans un jeu de rampes et failles vitrées. Autour d’elle, une succession de bandeaux pleins ou translucides à largeurs variables constitue les façades.

Le projet prend forme sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée, organisées en U, on retrouve les fonctions sportives autour de la salle principale. A l’étage, les espaces d’accueil du public s’organisent à la manière d’un amphithéâtre. Autour des gradins, un déambulatoire offre à voir les sportifs en contrebas.

Lumière naturelle

Le parti pris architectural mise sur l’éclairage naturel puisque la lumière naturelle zénithale homogène est au coeur du projet. Pour cela, la toiture intègre des verrières de type “kallwall” permettant une diffusion de la lumière sans ombres portées pour éviter les éblouissements.

Le projet se veut “économe et raisonné” selon les architectes. La trame constructive est simple et répétitive avec des portiques tous identiques permettant de franchir une portée de 45m.

Les projets non retenus pour le CRAM

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Agence Dietrich | Untertrifaller Architectes
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Agence Relief Architecture
Agence Scenario Ara Architectes
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DFA | Dietmar Feichtinger Architectes

La fiche

  • Projet : Construction du centre régional d’Arts Martiaux (CRAM)
  • Maîtrise d’ouvrage : Communauté d’agglomération de Béthune-Bruay Artois Lys Romane
  • Architecte mandataire : Chabanne Architecte (mandataire) associé à Cabinet A3
  • Structure, VRD, économiste : Chabanne Ingénierie
  • QEB, paysage, fluides : Chabanne Énergétique
  • Acoustique : Alhyange acoustique
  • Coût des travaux : 14,7 M€ HT (hors Covid)
  • Surface utile bâtiment : 7 836 m²
  • Calendrier : Livraison fin 2021

Retrouvez les concours d’architecture en région ici !

Réhabilité par l’architecte Jean-Michel Wilmotte et Spie Batignolles Nord au terme de 2 ans de lourds travaux. Le palais des Congrès du Touquet a été inauguré dernièrement.

Le bâtiment centenaire a bénéficié d’une rénovation lourde et s’est vu accoler une extension. Egalement, un cube de verre et de béton destiné à accueillir un auditorium de 1 200 places assises.

Un équipement structurant pour doper l’attractivité de la station balnéaire.

Découvrez les débuts de chantier dans cet article.

Total Quadran vient d’obtenir l’agrément de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Cela rend possible la construction de sa plus grande centrale solaire au sol en France. Le site de l’ancienne raffinerie ElfAntar d’Haulchin, qui a déjà fait l’objet d’une remise en état, disposera d’une puissance de 50 MWc, de quoi alimenter près de 32 000 personnes.

Les travaux devraient débuter en 2021 pour une mise en service en 2022.

Pour plus d’info sur l’énergie solaire, continuez votre lecture ici !

En raison de la crise sanitaire, le Gouvernement a décidé d’ajuster le calendrier de mise en oeuvre de la future réglementation environnementale.

L’ensemble des acteurs devra bénéficier d’une période de plusieurs mois d’adaptations. Afin de pouvoir s’approprier les nouvelles règles et que les concertations ne sont pas encore achevées, l’Etat repousse le planning initial d’un semestre. Les échanges se poursuivront donc pendant l’été pour permettre à tous les acteurs d’y prendre part.

Ainsi, “la publication des textes réglementaires (décrets et arrêtés) n’interviendra pas avant fin 2020 ou au plus tard au tout début de l’année 2021”. L’Etat prévoit donc une entrée en vigueur à l’été 2021.

Indicateurs et performances de la réglementation environnementale

Basé dans la continuité de l’expérimentation E+C-, il convient désormais de fixer les indicateurs et niveaux de performance pertinents pour la réglementation environnementale 2020 (RE2020). La phase de simulations lancée en janvier devait s’achever fin mai. La présentation des résultats lancera la nouvelle étape de concertation de l’été. “Elle permettra également de poser les bases d’un label facultatif pour préfigurer les bâtiments exemplaires de demain”.

Si le calendrier est bousculé, les ambitions restent inchangées. L’objectif est la réduction des émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment. Mais aussi diminuer les consommations énergétiques et garantir la qualité de l’air intérieur. 

Les professionnels l’ont découvert à la faveur d’une ordonnance publiée le 14 mai 2020. L’état d’urgence sanitaire est, pour tous, repoussé au 10 juillet 2020. Cependant le texte précise que, pour les marchés publics comme pour les marchés privés, les mesures dérogatoires destinées à aider les entreprises prendront fin le 23 juin inclus pour les marchés privés, et le 23 juillet inclus pour les marchés publics.

“Or, la reprise des chantiers ne se fera pas comme avant, en raison de l’application des préconisations sanitaires publiées par l’OPPBTP, dont le respect, indispensable, entraîne un allongement des délais et d’importants surcoûts d’exécution. Redonner plein effet aux pénalités de retard, dans ce contexte, par une ordonnance prise sans associer les principaux acteurs et employeurs du secteur est d’une grande injustice”, dénonce la FFB.

Encore un coup dur pour les entreprises de bâtiment qui devront composer avec des maîtres d’ouvrage… plus ou moins conciliants en cette période d’état d’urgence sanitaire.

Le Gouvernement a présenté mercredi ses mesures de soutien au BTP. Les professionnels déplorent un acte manqué et demandent un plan de soutien significatif.

C’est peu dire qu’ils s’attendaient à plus. Ils avaient pourtant tiré la sonnette d’alarme. Force est de constater que le Gouvernement est resté sourd à l’appel de la FFB et la FNTP. Acte manqué, mesurettes, « rien ou presque ! », s’afflige même Jacques Chanut, président de la FFB.

Avec son homologue des travaux publics, Bruno Cavagné, ils avaient fait monter la pression auprès du Gouvernement. « Aider le BTP, c’est sauver l’emploi partout en France », invoquaient-ils dans un cri d’alarme commun. En jeu, près de 2 millions d’emplois générés grâce à l’activité de 500 000 entreprises, essentiellement TPE-PME.

La FFB et la FNTP se mobilisent pour un plan massif de relance du BTP après la Covid-19.

Quelques mesures et un plan de relance… à la rentrée

Parmi les préoccupations majeures, la question des surcoûts liés à l’arrêt des chantiers et aux mesures sanitaires. L’Etat répond « promotion des chartes définissant une approche solidaires », comité de suivi et renvoie à l’ordonnance de mars qui permet d’augmenter les avances aux entreprises titulaires de marchés publics au-delà de 60%. Le projet de loi finance rectificatif prévoit par ailleurs que les entreprises de moins de 50 salariés qui ont subi des pertes de chiffres d’affaires importantes puissent bénéficier de remises de charges sociales jusqu’à 50% pour les mois de mars à mai.

Pour doper la reprise, l’Etat abondera d’un milliard d’euros sa dotation de soutien à l’investissement local, contre 0,6 milliard initialement. Il envisage aussi de renforcer le dispositif de garantie de l’Etat à l’assurance-crédit. Surtout, le Gouvernement renvoie les acteurs au plan de relance de l’économie qui sera présenté à la rentrée.

A quand un plan de soutien significatif ?

Pas de quoi contenter les organisations professionnelles. « L’impact des mesures annoncées ne permettra de compenser qu’une petite partie des surcoûts supportés par les entreprises pour préserver la santé de leurs compagnons, déplore Jacques Chanut qui attend toujours un plan de soutien significatif ».

Les pistes de relance émises par la FFB et la FNTP ne manquent pourtant pas : prise en charge des surcoûts liés au Covid et annulation des charges fiscales et sociales ; mise en place d’un véritable mécanisme d’incitation à l’investissement local, plan massif de rénovation énergétique des bâtiments ; relèvement des budgets consacrés aux infrastructures et à la gestion de l’eau et enfin, retour à un taux de TVA à 5,5% pour l’ensemble des travaux.

Pourvu qu’elles ne tardent pas alors que les acteurs craignent un effondrement de la commande publique. Au risque d’un hiver plus meurtrier que jamais.

Avec le site www.entraide.hautsdefrance.cci.fr, l’Etat, la Région et la CCI ont créé une plateforme recensant les entreprises productrices d’équipements de protection individuels (EPI).

Ce site a pour ambition de permettre aux professionnels de faire connaître leurs offres ou leurs besoins en EPI, afin de faciliter la poursuite ou la relance de l’activité des entreprises en rupture. A travers une carte, il est possible de trouver en circuit court des équipements de qualité certifiés ou en cours de certification. La cellule a par exemple déjà identifié 30 fabricants de masques répondants aux normes et 18 fabricants de gel. Ce travail mené de concert par les 3 institutions vise à atteindre “l’auto-suffisance” en matière d’EPI.

Il s’agit également de permettre la poursuite et la relance de l’activité des entreprises en rupture dans leur chaîne d’approvisionnement, de production ou logistique ou qui doivent trouver de nouveaux partenaires.

Il est toutefois important de noter que la plateforme est réservée aux entreprises immatriculées au Registre du Commerce et des Sociétés. De plus leur siège ou au moins un établissement d’exploitation en Hauts-de-France et/ou exerçant une partie significative de leurs activités doit se situer en dans la région.

Continuez votre lecture sur la cohésion des acteurs du BTP régional avec notre dossier !

Dans un secteur qui dépend à 60% de la commande publique, les entreprises en appellent à l’Etat et aux collectivités pour accélérer et assouplir les instructions.

Par Alexandre Lenoir

Petit à petit, les entreprises de TP reprennent le travail. Petit à petit, car pour avancer, un chantier nécessite la présence de tout le monde. Ce qui, à l’heure actuelle, n’est pas toujours le cas. Un coordinateur SPS suspecté d’avoir le Covid, un arrêté de voirie fantôme, un fournisseur en rupture de stock, un maître d’ouvrage qui s’interroge… « Comme dans une caravane, on va au rythme du plus lent », constate Bernard Duhamel, président de la Fédération Régionale des Travaux Publics Hauts-de-France, « les entreprises de la région prévoient une baisse d’activité subie de 20 % sur l’année 2020. Sans une relance rapide des appels d’offre, je crains des faillites ».

Entre janvier et avril 2020, les appels d’offre dans le secteur des TP ont baissé de 50%. Pour rattraper ce retard, il faudrait un volume d’opérations en hausse de 25% dans les mois à venir. Peu probable, selon Bernard Duhamel, tant les services urbanisme et travaux des donneurs d’ordre tournent encore au ralenti. L’incertitude électorale du côté des municipalités ne facilitant pas les choses.

Accélérer…

D’où cette supplique aux collectivité pour accélérer le rythme des appels d’offre. Rappelons que le secteur des TP dépend de la commande publique à 60% et que si les majors de la région ont les reins solides pour surmonter la crise, les intérimaires et les sous-traitants risquent de trinquer. D’autant que les clients privés semblent en ce moment moins pressés pour construire leur parking flambant neuf ou refaire le réseau d’assainissement de leur usine.

« Outre la relance des appels d’offre, il faudrait des arrêtés de voiries plus rapide et plus ambitieux : couper des routes plutôt que voie par voie, afin de travailler plus vite », propose le directeur de Ramery qui prône aussi un allègement temporaire des clauses sociales, « nécessaire à l’heure où tous les salariés de l’entreprise sont eux-mêmes en danger ».

…dans l’incertitude

L’incertitude sur la réactivité des donneurs d’ordres en cache d’autres. A commencer par les négociations sur la prise en charge des surcoûts dus au protocole de sécurité. Si les commanditaires publics jouent le jeu, certains privés, moins compréhensifs, arguent qu’ils subissent eux-mêmes des difficultés. Temps d’accueil, changement des masques, désinfection des engins, nettoyage des locaux et outils…

Dans le secteur des TP, le surcoût est estimé entre 60 € et 80 € par collaborateur et par jour. « Étant donné leur faible taux de marge (2%), les entreprises de TP sont incapables absorber ces dépenses », rappelle Bernard Duhamel.

En prise à d’autres motifs de préoccupation : le prix des fournitures (le pétrole repart à la hausse), le désengagement de certains assureurs de crédit qui baissent le montant des encours garantis… jusqu’à ces vendeurs de masques réclamant d’être payés à la commande sur d’obscurs comptes à l’étranger. Il est des périodes où il faut savoir rester zen.

Malgré la situation, des accords sont trouvés afin de continuer l’activité, à lire dans cet article.

Benoît Loison, Président de la FFB Nord-Pas-de-Calais

Sur le front, Benoît Loison, président de la FFB 5962, est ...

La FFB Nord-Pas-de-Calais, Maisons et Cités, Vilogia, Partenord, LMH et EGF-BTP HDF ont paraphé, à Marcq-en-Baroeul, un engagement commun. Pour, main dans la main, favoriser la relance économique de la filière Bâtiment.

« Ce moment est historique ». A plus d’un titre, Benoît Loison, président de la FFB Nord-Pas-de-Calais, a rappelé l’importance de la signature qui s’est déroulée ce jeudi 5 juin. C’est peu dire que la pandémie de coronavirus a plongé la chaîne du Bâtiment dans une crise inédite.

Si chantiers et entreprises n’ont pas échappé au confinement, en coulisses, les acteurs régionaux s’activaient déjà à organiser la reprise. Notamment au sein de la commission logement social de la FFB5962, présidée par Olivier Danna, où un dialogue noué de longue date a permis d’aboutir à ce premier Pacte de relance, de confiance et de solidarité.

Tous ne comptent plus les heures de visioconférences pour se mettre d’accord sur des ambitions pour favoriser la reprise du secteur. « Nous sommes tous là pour participer à l’acte de construire, nous en partageons les difficultés, témoigne Olivier Danna. Il ne manque d’ailleurs pas de souligner l’engagement et la volonté d’ »essayer de faire » ».

Retenue limitée et délais de paiement boosté

Les objectifs du pacte sont multiples. « Pour que cette crise brutale ne soit pas fatale, plusieurs points sont primordiaux pour relancer l’activité en préservant l’emploi local, tout en développant l’insertion durable tout en facilitant l’accès aux marchés publics à tous », explique Benoit Loison.

Dans le détail, on retiendra que les signataires s’engagent à limiter la retenue de garantie à 3% maximum, supprimer la retenue de bonne fin de travaux, assurer les délais de paiement à 30 jours ou encore assurer une avance de 5% sans contre garanties.

Sujets souvent abordés au sein de la commission logement social, il s’agira également de proposer un véritable parcours qualifiant tout en maintenant un taux d’insertion « raisonnable », dans la limite de 5%. Signée en 2016, la charte de lutte contre les offres anormalement basses est greffée au dit Pacte tandis que les participants s’engagent à ne pas réviser les prix négativement et à ne pas recourir à des sous-traitants de rang N+2 et plus.

Retrouvailles

La présence de chacun ce jeudi, marquait aussi des retrouvailles après de longues semaines éloignés. Même si tous ont observé le respect d’une distance d’un mètre, chacun a pu retrouver le plaisir d’échanger de vives voix en toute convivialité. Un instant fondateur et fédérateur. Car sans confiance ni solidarité, point de relance.

«Le secteur de la construction doit faire front commun » 

Pourquoi ce pacte est important ?

Ce pacte est essentiel et historique. Je rappelle qu’avant la crise sanitaire, le bâtiment subissait déjà : des difficultés de recrutement en forte augmentation, toutes tailles de structures et tous métiers confondus, conjuguées à une forte hausse des coûts des matériaux et à une faible progression des prix bâtiment ne permettant pas de compenser la progression plus rapide des coûts, donc des trésoreries et des marges qui peinent à se reconstituer. Les marges et trésorerie des entreprises continuaient à se fragiliser.

A l’arrivée de la crise sanitaire, l’activité s’est, de fait, violemment stoppée : les chantiers ont été arrêtés, les entreprises ont dû fermer, les équipes mises en activité partielle. Certes des mesures sont venues en appui du secteur: chômage partiel, fonds de solidarité, le Prêt Garanti par l’Etat et ordonnances d’Etat sur les pénalités de retards et les avances. Ceci est venu amortir, temporairement, l’arrêt de l’activité.

Mais la reprise nécessaire est lente, coûteuse et à risques tant les charges fixes, les surcoûts liés aux mesures sanitaires pèsent sur des trésoreries déjà en extrême tension et des marges faibles (de l’ordre de 2% en moyenne) sur 2019.

Ce pacte est donc essentiel : Insertion durable, retenue de garantie et de bonne fin de travaux, délais de paiement, pénalités de retard, avances, offres anormalement basses, révision des prix, sous-traitance…, autant d’engagements pour relancer l’activité régionale du bâtiment, préserver l’emploi local, développer l’insertion durable dans les métiers du bâtiment, renforcer l’attractivité de nos métiers et faciliter l’accès aux marchés publics pour tous, notamment pour les TPE/PME. C’est historique d’avoir engagé et concrétisé un dialogue constructif et concret avec les bailleurs sociaux. C’est historique de nouer un échange avec les facilitateurs: PLIE et missions locales pour favoriser l’insertion durable dans les métiers de la filière.

D’autres signataires vont-ils vous rejoindre ?

Nous le souhaitons et sommes confiants, plusieurs autres bailleurs nous ont déjà confirmés leur intérêt à signer, notamment Habitat Hauts de France le 25 septembre. A savoir que les quatre premiers signataires pèsent plus de 220 000 logements.

Y aura-t-il un bilan de ces actions ?

Bien sûr ! Ce pacte a vocation à perdurer. Pour démontrer son efficacité, il devra être régulièrement évalué.

Vous avez été l’artisan de ce pacte. Comment avez-vous procédé?

J’ai appliqué 3 règles : concertation, pédagogie et co-construction. C’est l’ADN de la commission logement social de la FFB 5962 : créer les conditions d’un dialogue franc, transparent et constructif entre les bailleurs sociaux et les entreprises. Le travail avait été entamé, il y a un an déjà. D’ailleurs les contributions de l’ensemble des métiers concernaient la grille d’insertion. Avec les facilitateurs, les échanges se poursuivent. Il faut maintenant que les entreprises se saisissent de ce pacte. Mais aussi, qu’ils l’appliquent dans leurs relations avec leurs clients, sous-traitants et donneurs d’ordres.

Comment avez-vous réussi à rassembler les signataires autour d’un texte commun ?

La crise sanitaire et les conséquences économiques à craindre ont fait prendre conscience aux membres de la Commission Logement Social de l’impérieuse nécessité de faire front ensemble pour une relance, en confiance et en solidarité. Le secteur de la construction dans son ensemble doit faire front commun.

Quels sujets ont été les plus discutés ?

C’est d’abord l’octroi d’une avance à la signature du marché. Il a été rappelé l’importance de l’avance afin de faciliter l’exécution des marchés. De fait, un consensus a été établi pour l’octroi d’une avance à 5% du montant de la commande. Sur demande des entreprises, il est possible d’atteindre une avance de 10% pour certains établissements publics et ce, sans contre-garantie.

Ensuite, un accord a été trouvé sur les pénalités de retard en cours d’exécution du marché. Cette retenue pénalise les entreprises et impacte leurs trésoreries. Alors même qu’elles n’ont pas dépassé le délai global d’exécution du marché. Il a donc été retenu la nécessité de favoriser le dialogue. Ce n’est qu’à défaut de solution concrète que l’entreprise pourra se voir appliquer des pénalités. Enfin, je me félicite que la grille d’insertion s’applique à tous les types de marché. C’est une vraie avancée en matière de lutte contre les offres anormalement basses.

La crise sanitaire met à rude épreuve les chefs d’entreprise. Pour leur venir en aide, la FFB 5962 déploie ses “Casques bleus”.

Que l’on soit artisan ou dirigeant de PME, la crise sanitaire liée au Covid-19 bouleverse nos vies. Difficultés économiques, sociales, salariales, personnelles, chacun vit différemment cette situation inédite dans notre pays. Pour soutenir ses adhérents et les aider à faire face aux difficultés, la FFB 5962 lance le dispositif “Casques bleus”. Quelques soient les cas de figure, s’ils ressentent le besoin d’échanger en toute bienveillance, d’anticiper les risques, de prévenir les situations délicates pour mieux les guérir, de trouver des solutions, Christophe Marquis et Betty Hamilière accompagnent les 2 400 adhérents régionaux de l’organisation professionnelle. 

Né dans le Nord-Pas-de-Calais en réaction à la crise financière de 2008, les Casques Bleus reprennent donc du service. “A l’époque, l’opération avait été plébiscitée par nos adhérents”, se souvient Benoît Loison, président de la FFB 5962. Elle risque aujourd’hui d’essaimer dans les autres antennes du réseau FFB français. 

Le sujet vous intéresse ? Voici un article pour vous !

Infos pratiques :
Christophe Marquis : 06.08.24.92.89 / cmarquis@ffb5962.
Betty Hamilière : 07.85.19.39.90 / gret@59-62.org

Maisons du Nord, la filiale de construction de maisons individuelles de Thomas et Piron, s’agrandit.

Après une période de difficultés, Maisons Roucou Thorel, basée à Téteghem, entre donc dans le giron du groupe belge.

Manière d’accélérer sur le Dunkerquois pour Maisons du Nord qui construit par ailleurs son nouveau siège à Seclin le long de l’A1.

En savoir plus sur le logement neuf et la construction de maisons individuelles en continuant ici !

Découvrez ici les attributions du 26 mai pour les marchés de la construction en région Hauts-de-France ! 

Nord

 

 

Ville de Trith-Saint-Léger

Objet : Exploitation et maintenance du centre aquatique de Trith Saint Léger P2.
Attributaire : Société Dalkia à (59) Saint-André Lez Lille – 140 608,58 € ht.

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Ville de Trith-Saint-Léger

Objet : Installation et maintenance d’un dispositif de video protection urbaine.
Attributaire : Société Satelec à (59) Trith-Saint-Léger – indéfini – Montant mini/maxi annuel : 100 000 €/400 000 €.

Sous-traitance : oui.

Part de la sous-traitance, en valeur (H.T.) : 150 000.

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Ville de Dunkerque

Objet : Réhabilitation du 2e étage de l’ancien collège Lamartine à Dunkerque.

lot : 1. réalisation de travaux de gros œuvre.

Attributaire : Ecoplaf à (59) Wormhout – 208 190 € ht.

lot : 2. réalisation de travaux de peinture et de pose de revêtements de sols.

Attributaire : DRCP à (59) Saint-Pol-sur-Mer – 61 163 € ht.

lot : 3. réalisation de travaux d’électricité, de plomberie et de CVC.

Attributaire : Ecotelec Energies à (59) Saint-Pol-sur-Mer – 91 167 € ht.

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Ville de Marcq-en-Barœul

Objet : Concession de service public relative à l’exploitation de l’établissement d’accueil du jeune enfant du Buisson de Marcq-en-Barœul.
Attributaire : Crèche attitude germont à (92) Boulogne Billancourt.

Le concessionnaire est une PME : non

Valeur initiale totale estimée du marché/ du lot/ de la concession : 3 520 000 € H.T

Valeur totale de la concession/du lot : 3 633 159.

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Métropole Européenne de Lille

Objet : Mobilier urbain métropolitain : Fourniture, pose et entretien du patrimoine.

Lot nº : 1 : Mobilier urbain métropolitain : Fourniture, pose et entretien du patrimoine Accord-cadre à bons de commande

Attributaire : Ludina France à (59) Hellemmes.

Le titulaire est une PME : oui

Estimation initiale du montant total du marché/du lot : 2 000 000 H.T

Valeur totale du marché/du lot : 2 000 000 ou Offre la plus basse : / Offre la plus élevée : prise en considération

Lot nº : 2 : Mobilier urbain métropolitain : Fourniture, pose et entretien du patrimoine Accord-cadre à bons de commande

Attributaires : Produco à (62) Courrières.

Le titulaire est une PME : oui

Sas Ejm à (59) Lille.

Le titulaire est une PME : oui

Estimation initiale du montant total du marché/du lot : 2 000 000 H.T

Valeur totale du marché/du lot : 2 000 000 ou Offre la plus basse : / Offre la plus élevée : prise en considération

Lot nº : 3 : Mobilier urbain métropolitain : Fourniture, pose et entretien du patrimoine Accord-cadre à bons de commande

Attributaires : Produco à (62) Courrières.

Le titulaire est une PME : oui

Sas Ejm à (59) Lille.

Le titulaire est une PME : oui

Estimation initiale du montant total du marché/du lot : 2 000 000 H.T

Valeur totale du marché/du lot : 2 000 000 ou Offre la plus basse : / Offre la plus élevée : prise en considération

Lot nº : 4 : Mobilier urbain métropolitain : Fourniture, pose et entretien du patrimoine Accord-cadre à bons de commande

Attributaire : Ludina France à (59) Hellemmes.

Le titulaire est une PME : oui

Estimation initiale du montant total du marché/du lot : 2 000 000 H.T

Valeur totale du marché/du lot : 2 000 000 ou Offre la plus basse : / Offre la plus élevée : prise en considération.

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Ville de Lille

Objet : Rénovation des façades, des menuiseries et pose d’une VMC au sein de l’école T. Launay dans le cadre d’une rénovation énergétique exemplaire – projet inscrit dans le cadre le Lille capitale Verte.

Lot nº : 1 : Isolation thermique par l’extérieur, bardage et couverture étanchéité.

Un marché/lot est attribué : oui

Attributaire : Sarl Gressier Sébastien à (62) Dennebroeucq.

Le titulaire est une PME : oui

Valeur totale du marché/du lot : 477 244,62 ou Offre la plus basse : / Offre la plus élevée : prise en considération

Lot nº : 2 : Menuiseries extérieures bois.

Attributaire : Sas Lavogez à (62) Preures.

Le titulaire est une PME : oui

Valeur totale du marché/du lot : 324 023,72 ou Offre la plus basse : / Offre la plus élevée : prise en considération

Lot nº : 4 : Chauffage – Ventilation

Attributaire : Sarl Miroux à (59) Lille.

Le titulaire est une PME : oui

Valeur totale du marché/du lot : 199 840 ou Offre la plus basse : / Offre la plus élevée : prise en considération

Lot nº : 6 : Travaux d’installation de panneaux photovoltaïques.

Attributaire : Eiffage Energie Systèmes Nord à (62) Wimille.

Le titulaire est une PME : non

Valeur totale du marché/du lot : 29 821,98 ou Offre la plus basse : / Offre la plus élevée : prise en considération

Lot nº : 7 : Travaux de Voiries et Réseaux Divers.

Attributaire : Sarl Delecroix à (59) Haubourdin.

Le titulaire est une PME : oui

Valeur totale du marché/du lot : 63 500 ou Offre la plus basse : / Offre la plus élevée : prise en considération.

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Communauté de Communes des Hauts de Flandre

Objet : M arché public d’assurances tous risques chantier et dommage ouvrage pour la construction d’un centre aquatique intercommunal à Wormhout.

lot : 1. garanties tous risques chantier et garantie responsabilité civile du maître d’ouvrage.

Attributaire : Assurances Hocquet Hille Assurances / Mutuelles Architecte Français à (59) Dunkerque – 31 637,95 € ht.

lot : 2. garanties dommages ouvrage et garanties complémentaires : de bon fonctionnement et dommages immatériels.

Attributaire : Allianz Assurances / A. Colin à (50) Reims – 106 755,81 € ht.

 

 

 

Pas de Calais

 

Conseil départemental du Pas-de-Calais

Objet : AOO CVIT 19S0627 – Contournement de Courrières – Construction d’un pont route sur le canal de la Souchez.
Attributaires : Eiffage Génie Civil à Dunkerque.

Le titulaire est une PME : non

Berthold à Dieue Sur Meuse, F, Code NUTS : FRE12

Le titulaire est une PME : non

Valeur totale du marché/du lot : 3 839 936,45 ou Offre la plus basse : / Offre la plus élevée : prise en considération.

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Communauté d’agglomération Lens-Liévin

Objet : Création d’un enclos faisans au Parc des Cytises.
Attributaire : Idverde à (62) Aix Noulette – 136 623,43 € ht.

Tranche(s) conditionnelle(s) : 11169.40.

Tranche ferme : 12454.03..

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Mairie de Liévin

Objet : 2020A002 – Achat de végétaux (suite aux lots 3 et 7 du marché 19A019 classés sans suite).

Lot nº : 1 : Plantes annuelles, bisannuelles et chrysanthèmes

Attributaire : Sas Rogeau Serres à (62) Houdain.

Le titulaire est une PME : oui

Valeur totale du marché/du lot : 120 000 ou Offre la plus basse : / Offre la plus élevée : prise en considération

Lot nº : 2 : Vivaces et graminées

Attributaire : Sas Rogeau Serres à (62) Houdain.

Le titulaire est une PME : oui

Valeur totale du marché/du lot : 40 000 ou Offre la plus basse : / Offre la plus élevée : prise en considération.

 

On savait qu’il quittait la direction générale de Rabot Dutilleul Construction pour de nouveaux projets. C’est finalement chez Bouygues Immobilier que Thierry Geffroy, 59 ans, pose ses valises pour prendre en charge la direction Nord-Ouest du promoteur. 

Diplômé de l’ISG, Thierry Geffroy, a réalisé l’ensemble de sa carrière dans le monde de la construction et de la promotion. 

Passé par Otis, Lanctuit, Pertuy Construction et GTFC, il devient en 2000 directeur régional de CIRMAD Nord à Lille. Deux ans plus tard, il passe chez SPIE BATIGNOLLES en tant que Directeur général pour le Nord et l’Est de la France. C’est en 2003 qu’il prend la tête de la Direction régionale Nord-Pas-de-Calais, Picardie et Haute Normandie d’EIFFAGE où il pilote l’activité de promotion immobilière. Il était jusqu’à présent directeur général de Rabot Dutilleul Construction.

Pour faciliter la reprise de l’activité chantier, deux cartes proposent un point de situation sur l’ouverture des déchèteries et hôtels accueillant les professionnels du BTP dans les Hauts-de-France.

Que faire des déchets de chantiers ? Où loger les salariés en déplacement ? Vous êtes nombreux à vous être posés la question alors que les travaux repartent ici et là. Pour faciliter vos démarches, deux cartes interactives, régulièrement mises à jour, existent à la faveur d’un travail mené par la FFB Hauts-de-France. 

Reprise des déchets

Pour la mise au rebut, il suffit de cliquer sur les pictos afin de connaître les aménagements proposés par vos points de collecte habituels et les dispositions prises en cette période particulière. (Cliquez sur le visuel pour l’agrandir)

Carte répertoriant les déchèteries ouvertes à l'heure du coronavirus.
Carte répertoriant les déchèteries ouvertes à l’heure du coronavirus.

Offre d’hôtellerie

En partenariat avec l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie et la préfecture, la FFB HDF propose un recensement des hôtels pouvant recevoir les salariés du BTP et que les entreprises peuvent solliciter. Il est toutefois important de noter qu’en raison de la fermeture des restaurants, les hôteliers n’assurent pas ce service. Charge aux entreprises de trouver des solutions complémentaires sur cette question mais nul doute que les hôtes sauront vous aiguiller à proximité. (Cliquez sur le visuel pour l’agrandir)

Carte des hôtels prêts à recevoir les professionnels du BTP à l'heure du Covid-19.
Carte des hôtels prêts à recevoir les professionnels du BTP à l’heure du Covid-19.

 

Face au redémarrage de l’activité dans le BTP, la ville de Lille pose ses conditions. 

L’épidémie de coronavirus avait stoppé la majorité des chantiers. S’ils repartent aujourd’hui, ce n’est pas sans conditions. En ce sens, le guide des préconisations sanitaires de l’OPP BTP est une base, mais certains maîtres d’ouvrage viennent y glisser leurs propres formalités. A l’instar de la ville de Lille qui “demande à ce que tous les acteurs de l’aménagement, de la promotion et de la construction, s’engagent plus que jamais dans la « charte chantier-qualité »”.

Garanties avant reprise

Ainsi, la mairie exige 4 garanties avant tout redémarrage de chantiers, et ce, pour “s’assurer de la santé et de la sécurité des travailleurs sur les chantiers comme de la qualité de vie des habitants”.

La municipalité souhaite donc :

  • avoir la connaissance précise des travaux, avec les mesures prises pour en atténuer les nuisances (bruit, poussières, etc.) ;
  • connaître les dispositifs précis mis en place en matière de santé et de sécurité sur les chantiers, particulièrement s’agissant des risques liés au Covid-19, et la confirmation qu’ils sont portés à connaissance des autorités en charge de la santé des salariés ;
  • savoir l’aménagement des horaires de chantier, à définir avec l’accord préalable de la Ville de Lille, pour tenir compte du voisinage ;
  • avoir les mesures d’information riverains, à porter à la connaissance de la Ville, des mairies de quartier et des communes associées.

Si ces 4 conditions ne sont pas réunies, elle se réserve le droit d’interrompre les chantiers.

Instruction des autorisations d’urbanisme

La ville a aussi fait savoir qu’elle poursuivait son activité d’instruction des demandes d’autorisations d’urbanisme “en temps masqué” dans les conditions de délais fixés par les récentes ordonnances. L’objectif affiché est la continuité de service, autant que faire se peut, pour que les permis de construire et déclarations de travaux accordés puissent être délivrés, dès la fin de l’état d’urgence sanitaire le 24 mai 2020.

Alors que la reprise des chantiers se profile avec de nombreuses interrogations, les entreprises de bâtiment, bailleurs sociaux, maîtres d’oeuvre, bureaux de contrôle et CSPS ont élaboré une charte de « bonnes pratiques pour la gestion des chantiers en Hauts-de-France ». Une première dans le pays qui pourrait faire des émules. 

 

Dialoguer puis s’accorder pour tenter de reprendre le plus sereinement possible. C’est que qu’ont fait la FFB, LCA-FFB, l’Union régionale de l’Habitat HDF, la Capeb, le CROA et le CINOV, ce vendredi 17 avril 2020. Ce premier cercle d’acteurs du bâtiment a en effet élaboré une « charte de bonnes pratiques pour la gestion des chantiers en Hauts-de-France » alors que la reprise de l’activité s’amorce. 

Fruit d’une négociation régionale, elle traduit donc “un état d’esprit commun”, explique Sylvie Ruin, DG de l’URH HDF. “Nous avons essayé de trouver un espace de dialogue, de créer un cadre pour que les acteurs puissent se parler. Cette charte fait aujourd’hui référence, c’est une belle réussite”, se réjouit de son côté Thierry Collet, délégué général de la FFB HDF. La démarche, une première en France, s’appuie sur le travail réalisé de longue date, notamment entre l’URH et la commission logement social de la FFB5962. D’autres régions s’y intéressent déjà de près. 

 

Lecture commune

Concrètement, la charte vise à “partager les valeurs qui doivent guider le dialogue sur les chantiers entre les acteurs, à disposer d’une lecture commune et partagée des recommandations sanitaires du guide de l’OPP BTP, à poser un cadre de préconisations opérationnelles, et enfin, à organiser l’échange de bonnes pratiques de négociation et de modes opératoires”. Ceci, dans la perspective d’une reprise efficiente des chantiers, pendant la période de confinement et après.

Trois objectifs ont guidé les partenaires signataires : garantir la mise en œuvre des procédures préservant la sécurité des personnes sur les chantiers face au coronavirus, préserver la santé, voire la pérennité, des entreprises du tissu économique local, et garantir la soutenabilité financière des surcoûts engendrés pour répondre aux préconisations sanitaires. “Car chacun a bien conscience que personne n’est responsable de cette crise et que, de toute façon, elle va coûter à tous, indique Sylvie Ruin. Les bailleurs sociaux ont d’ores et déjà pris leur responsabilité pour soutenir le tissu d’entreprises locales”. 

Ce premier acte commun vise à “préparer les conditions d’un plan de relance régional d’investissement”. Si l’Etat a déjà été sollicité pour s’associer aux travaux, plusieurs pistes sont d’ores et déjà sur la table comme l’allégement des règles de la commande publique ou le soutien au financement des surcoûts pour les maîtres d’ouvrage. 

Lire la charte ici Charte

A Templemars, Ramery Energies a conçu en un temps record un bungalow d’imagerie médicale pour les patients atteints du coronavirus. Le premier vient d’être livré à l’hôpital Mondor à Créteil. 

De l’urgence naît parfois des solutions inattendues. La preuve chez Ramery Energies (ex-Coexia) à Templemars. Partenaire de General Electric Health Care, elle-même  sollicitée par plusieurs hôpitaux en France et en Angleterre, la filiale Energie du groupe Ramery a répondu présente pour participer à la conception-fabrication d’un bâtiment d’imagerie médicale pour les patients atteints du coronavirus. “J’ai été contacté il y a un mois raconte Nicolas Bailleul, responsable de centre d’activité. Comme nous étions dans l’urgence et que nous n’avions pas la possibilité de faire des travaux de bâtiment, la solution a été de s’appuyer sur des bungalows”. Au menu donc, produire 19 ensembles de 2 bungalows le plus rapidement possible.

Projet multi-contrainte

Tout en composant avec les contraintes, sanitaires et organisationnelles, liées à l’épidémie de coronavirus. Pas simple en effet de se coordonner à distance.

Techniquement, il a également fallu penser “renfort de dalles pour accueillir des scanners pesant 2 tonnes” ou encore “trouver où s’approvisionner en plomb” pour protéger les parois, complexe alors que la majorité des usines tournent au ralenti… A la case fabrication, l’organisation d’un planning a permis d’éviter au maximum la co-activité et que chacun puisse travailler dans des bungalows séparés.

“Fort de notre savoir-faire dans le domaine de la santé, nous avons su éviter les pièges et répondre rapidement à ce projet innovant dans un temps aussi court et dans cette période compliquée”, se réjouit Nicolas Bailleul. Plus encore, il retiendra sans doute l’élan humain né de cette expérience. “Au total, une trentaine de personne s’est mobilisée. Si l’entraide avait tendance à se perdre, là, j’ai retrouvé un chantier où tout le monde va dans le même sens pour la bonne cause. Et nous n’aurions pas pu réaliser un projet de cette taille sans le travail d’équipe avec nos sous-traitants et partenaires réguliers : SermAlu (renfort plancher), Milliot (sol souple), Couvrinord (étanchéité) et Jean Bernard (menuiserie)”. 

Un mois après les premières ébauches, les premiers bungalows arrivent à destination. L’hôpital Henri Mondor à Créteil a d’ores et déjà reçu un premier ensemble, deux autres sont en route pour l’Angleterre. Et le dispositif a déjà trouvé un petit surnom chez General Electric Health Care : la “French Solution” a visiblement séduit. 

Alors que l’épidémie de coronavirus commence à décliner, le spécialiste de la location de matériels de chantier Kiloutou organise la reprise de son activité. 

Kiloutou s’appuie sur un planning d’ouverture progressive de ses agences et d’un protocole de mesures conçues pour garantir la sécurité de ses équipiers et de ses clients. Un protocole en adéquation avec le guide de préconisations sanitaires mis au point par l’OPPBTP avec les organisations professionnelles.

Concrètement, sont mises en place une série de mesures simples pour louer sereinement les matériels souhaités :

– Réservation obligatoire par téléphone ;

– Retraits et retours « sans contact » en mode drive sur le parking des agences ;

– Livraisons et reprises « sans contact » sur les chantiers ;

– Double nettoyage du matériel à l’aide d’une solution javellisée aux retraits et retours de la location.

Dans les Hauts-de-France, l’agence Marcq-en-Barœul (59), de La Chapelle d’Armentières (59) et l’Agence élévation de Lesquin (59) sont rouvertes. Suivront ensuite entre le 20 et le 24 avril, Coudekerque (59), Creil – St Maximin (60), Lens (62), Amiens – Longueau (80).

La filiale construction du groupe nordiste fait évoluer sa gouvernance alors qu’elle reprend progressivement son activité sur le terrain. 

 

C’est un changement qui intervient dans une période délicate. A compter du 17 avril 2020, Frédéric Sternheim est nommé Président de Rabot Dutilleul Construction, poste jusqu’à présent assuré par François Dutilleul. En poste depuis deux ans, Thierry Geffroy laisse son fauteuil de directeur général à Patrick Adam. Enfin, Arnaud Merveille est nommé Directeur Administratif et Financier. Comme premier chantier, la nouvelle équipe de direction a pour mission la reprise de l’activité en cette période de crise liée au coronavirus et de poursuivre le plan stratégique “Demain 2025”. L’entreprise et ses filiales ont réalisé un chiffre d’affaires de 305 millions d’euros en France en 2019.

 

Reprise des chantiers…

Dès ce mardi, quelques premiers compagnons de Rabot Dutilleul Construction ont repris la route des chantiers. Au moins un projet par région d’implantation sera relancé avant une reprise progressive. Dans les Hauts-de-France, les deux chantiers d’envergure de réhabilitation des Grands Moulins de Paris à Marquette-lez-Lille et du collège Jean Macé à Lille accueilleront en premier lieu de nouveau les équipes. Ailleurs en France, les travaux reprennent pour la réhabilitation en logements des anciens hôpitaux Villemin Maringer Fournier à Nancy, le CROUS de Strasbourg, un EHPAD et un service de soins à domicile à Moyenmoutier dans le Grand Est ou encore un chantier de logements à Massy en Ile-de-France. 

En Ile-de-France, Rabot Dutilleul Construction vient notamment de livrer, de manière accélérée, un service de réanimation d’une capacité de 55 chambres, ainsi qu’un service dédié aux soins critiques de 30 chambres pour l’hôpital Henri Mondor en vue d’accueillir les malades du coronavirus. 

 

… en sécurité 

C’est évidemment, “dans un strict respect des recommandations sanitaires” que le retour des compagnons sur les opérations s’amorce. Pour cela, un guide interne « Covid RDC » basé sur le guide de l’OPPBTP, a été diffusé auprès des équipes avec la mise à disposition de masque, de gants, de gel hydroalcoolique et autres préconisations de nettoyage des équipements… “Des postes de « Chargé de Prévention Covid » ont également été créés au sein de l’entreprise pour garantir la sécurité sanitaire des personnels présents et entrants sur chaque chantier”, indique l’entreprise régionale qui affiche un carnet de commandes de 400 millions d’euros en construction en France. 

Malgré la sortie d’un guide de préconisations sanitaires pour reprendre les chantiers, les entreprises de bâtiment régionales restent confrontées à des impératifs compliqués. Benoît Loison, président de la FFB Nord-Pas-de-Calais, craint pour la santé économique d’un secteur déjà fragile qui se met en ordre de marche pour reprendre dans de bonnes conditions.

 

Le guide des préconisations sanitaires est sorti après plusieurs jours de flou quant à la nécessité de poursuivre les chantiers. Qu’apporte-t-il ?

Ce guide permet d’avoir un cadre, c’est positif. Et nous avons bataillé dur pour que le entreprises de bâtiment puissent accéder au chômage partiel.
Maintenant, il faut pouvoir l’appliquer, ce qui n’est pas aisé car pour assurer la sécurité des compagnons, qu’il faut déjà pouvoir les accueillir sur les chantiers et dans les bases vies. Il faut aussi éviter la co-activité, ce qui nous amène à nous interroger sur le fait de travailler un lot à la fois. 

Certaines entreprises de gros oeuvre envisagent la reprise avec des chantiers tests. Mais nous avons toujours le problème de la distanciation, car bien souvent pour réaliser une tâche nous avons besoin de deux salariés à moins d’un mètre. Donc tant que nous n’avons pas accès aux masques, c’est compliqué.

La FFB Nord-Pas-de-Calais s’est mobilisée en commandant 160 000 masques pour doter nos adhérents, ainsi que 30 000 bidons de gel hydroalcoolique qui arrivent au compte-goutte. Cela permettra aux entreprises qui le souhaitent de tenter de reprendre les chantiers. Nous avançons doucement et surement.

Se pose aussi la question des véhicules, qu’on ne peut pas multiplier. Le risque est de devoir doubler l’ensemble des moyens, si dans certains cas il fallait une nacelle, là il en faudrait deux. Cela veut aussi dire que nous mettrons deux fois plus de temps, travailler en mode dégradé et risquer de perdre de l’argent. Alors oui, il faut regarder pour reprendre, il y a d’ailleurs une forte volonté des préfets pour que les chantiers rouvrent mais nous devons d’abord régler un certains nombres d’impératifs.

A titre d’exemple, chez Loison nous avons commencé à reprendre une activité partielle depuis lundi, notamment en bureau d’études ce qui est plus facile, et en atelier, avec forcément des inquiétudes des salariés en cas de symptômes chez un des leurs.

 

Peut-on parler d’un frémissement de reprise ?

C’est pour l’heure difficile à mesurer. Il y a en tout cas des essais. Avec plusieurs cas de figure, puisque certains maîtres d’ouvrage ont décidé de fermer leurs chantiers. Je pense aussi à ceux qui travaillent chez des particuliers confinés chez eux qui ne souhaitent plus recevoir de prestataires extérieurs.

Quand bien même nous pouvons travailler en bureau d’études, ça reste compliqué de réaliser des relevés de côtes sur des chantiers fermés, ce qui nous bloque pour lancer en fabrication. Le bâtiment reste une chaîne. Il faut aussi que les maîtres d’oeuvre et les OPC puissent être investis pour coordonner l’activité avec les SPS. Je note que le négoce repart.

Mais ce qu’il nous faut en priorité, ce sont les équipements de protection individuelle, notamment des masques et du gel. 25% des entrepreneurs estiment qu’il serait possible de reprendre l’activité si des équipements de protection individuelle nécessaires étaient disponibles, si l’accès aux matériaux était assuré et avec la mise en place de règles claires pour gérer les chantiers.

 

Une ordonnance est venue adapter de manière provisoire la délivrance de certains permis d’aménager les suspendant jusqu’au 25 juin. C’est un coup d’arrêt supplémentaire ?

Au niveau national, nous réalisons un lobby fort car il faut d’ores et déjà préparer la reprise. On sait que ça va être économiquement compliqué, beaucoup d’entreprises souffrent déjà. Je rappelle qu’avant cette crise sanitaire, le bâtiment restait un secteur fragile. Avec aujourd’hui une production à l’arrêt, il n’y a plus de facturation. Or les charges fixes courent toujours tout comme le paiement des fournisseurs, ce qui conduit à de grosses tensions de trésorerie.

Donc au moment de la reprise, il faudra que les projets soient prêts, que les permis de construire soient délivrés, les appels d’offre lancés pour qu’il n’y est pas d’arrêt. Ce serait sinon une catastrophe. Si alors que les conditions de reprise sont réunies, nous sommes ralentis pour des questions administratives, on risque la double peine.

En attendant, les vérifications des situations de travaux des entreprises qui déclenchent la facturation doivent se poursuivre. Nos entreprises ont déjà des trésoreries très tendues. Je suis forcément inquiet du risque économique.

 

Quelles sont les principales inquiétudes des chefs d’entreprise du bâtiment ?

A la FFB Nord-Pas-de-Calais, nous avons mis en place une hotline juridique pour répondre à nos adhérents. Dans un premier temps, les questions se portaient sur la partie sociale sur le chômage partiel, les arrêts maladie, le droit de retrait et des interrogations liées aux arrêts de chantier. Maintenant, elles portent surtout sur la reprise des travaux et des surcoûts engendrés, estimés entre 10 et 20% selon les chantiers. Pour y répondre, nous avons rédigé un guide de reprise, notamment sur la partie contractuelle en fonction des types de chantier, et des courriers types en matière de droit social.

Enfin, nous échangeons avec bon nombre de maîtres d’ouvrage, bailleurs sociaux notamment, pour déterminer, ensemble, les bonnes conditions de reprise.

Le guide des préconisations sanitaires BTP devant permettre la reprise progressive des chantiers en assurant la sécurité des salariés est enfin validé! Découvrez la version actualisée du 10 avril.

Depuis plus de 15 jours et le début du confinement lié à l’épidémie de coronavirus en France, les organisations professionnelles du secteur ferraillaient pour obtenir des process validés pour reprendre l’activité sur les chantiers en toute sécurité. Cette demande fait également suite à la fronde née dans les entreprises de BTP sommées de rester actives par le ministère du Travail. En région, les chefs d’entreprise du bâtiment n’avaient pas manqué de faire entendre leur colère et leur incompréhension

Mesures concrètes

Ce guide rédigé par des experts de l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du Bâtiment et des Travaux Publics) avec l’appui de médecins du travail et de préventeurs a pour objectif d’apporter ce cadre. Il vient d’être approuvé par le Ministère de la Santé, du Travail et du Logement. Il a, par ailleurs, obtenu l’accord des principales organisations professionnelles du secteur.

Ce document officiel liste, très concrètement, les mesures à mettre en place pour assurer les conditions sanitaires nécessaires à l’intervention de nos salariés pendant cette période de pandémie (gants, gel, règles de distances, déplacements, situation des apprentis mineurs).

« En connaissance de cause, il reviendra à chaque employeur de décider s’il peut ou non déployer cette batterie de mesures et donc reprendre progressivement les chantiers. Il s’agit de préconisations et en aucun cas d’un mot d’ordre national de reprise. A l’image de nos chantiers, chaque situation est en effet différente et nécessite une appréciation individuelle. Dans ce contexte, nos entreprises demeurent éligibles au dispositif d’activité partielle » a rappelé Jacques Chanut, président de la FFB, qui a largement oeuvré à l’élaboration du dispositif.

Télécharger le guide ici

Découvrez la robotisation dans la construction avec Zoubeir Lafhaj au cours de ce Webinaire organisé par Centrale Lille Alumni, ce mardi 31 mars à 14h.

 

Présentation de l’intervenant

Pr. Dr. Zoubeir LAFHAJ est le titulaire de la chaire « Construction 4.0 »  de Centrale Lille depuis janvier 2017, une chaire de recherche industrielle qui traite des défis de la modernisation de l’industrie de la construction en France et en Europe. Pr. Dr. Zoubeir LAFHAJ est chercheur au centre de recherche Lam3 (équipe du CNRS n°2016). Il travaille au niveau international pour que la Chaire CC4.0 devienne un Hub Européen de la Construction 4.0 impliquée dans un solide réseau international avec les experts les plus avancés dans le monde.

 

Présentation de la conférence

Dans un premier temps, le concept de la robotisation sera développé afin de comprendre ses applications contemporaines. Ceci suivi d’une démonstration de l’ensemble des possibilités dans le secteur de la construction pour remporter les défis de demain.

Au cours de ce webinaire, vous aurez l’opportunité de découvrir notamment ces enjeux: 

  • Liaison du Bim à la robotique dans la facilitation du partage d’information
  • Création de robots d’apprentissage s’adaptant au site
  • Conception de bâtiments par la préfabrication et construction modulaire et hors site
  • Personnalisation de masse dans les installations de fabrication hors site

Informations pratiques :

  • Inscription sur la page de l’événement: inscription gratuite pour les alumni de la Confédération des Associations Centraliennes et Supélec (Lille – Lyon – Marseille – Nantes – Paris) adhérents à leur association, et 10 € pour les non-cotisants et les extérieurs.
  • Le lien de connexion à l’événement vous sera envoyé le jour même à 10h.
  • Ouverture des portes numériques 2 minutes avant le début du webinaire. 
  • En cas de difficulté vous pouvez écrire à contact@centraliens-lille.org 

 

 

 

Spécialisé dans la restauration extérieure des bâtiments dans le Pas-de-Calais, Remy Beauregard a repris la route des chantiers ce lundi. 

Après une suspension de l’activité la semaine dernière en raison de la propagation de l’épidémie de coronavirus, les chantiers reprennent pour une partie de l’équipe de Beauregard Patrimoine à Liévin. « Je continue à travailler sur un petit chantier pour un privé, explique Remy Beauregard. Nous appliquons les gestes barrières en mettant des masques et en prenant soin de nous doucher dès le retour. Et puis surtout nous nous tenons à bonne distance sur l’échafaudage, au moins 15-20 mètres ». 

Sur les sept personnes que compte son entreprise, trois poursuivent donc l’activité, aidés par la belle météo. Mais jusqu’à quand ? « Notre activité demande plus de savoir-faire que de matériels. Je peux tenir 15 jours avec mon stock de fournitures mais après…? ». Une question que beaucoup de chefs d’entreprise du bâtiment se posent…

« On réouvre pour ne pas laisser nos clients artisans dans la panade, mais c’est difficile à admettre pour nos salariés à l’heure où l’on répète qu’il faut rester confinés. » Sans enthousiasme, Denis Latrée, directeur du groupe de négoce nordiste BVP-SOCCA, basé à Seclin, a pris acte du souhait de l’Etat d’assurer la continuité du secteur de la construction.

Il a décidé de réouvrir mardi 24 mardi ses huit agences de la région. Les clients pourront se fournir en livraison ou en drive. Commande par téléphone, prise de rendez-vous pour le retrait des marchandises, interdiction pour le client de sortir de sa voiture… Les consignes sont les mêmes pour les 47 adhérents sur les 55 du  réseau Matnor ayant décidé de rouvrir : Envain, Bigot, Leclercq… « Sans la pression du gouvernement, on serait restés fermés » reconnait Thierry Gohier secrétaire générale de Matnor, avant de prévenir : « si les clients ne sont pas là, on ne restera pas ouverts ».

Chez Saint-Gobain, décision a été prise d’autoriser le drive pour les professionnels disposant déjà d’un compte dans les négoces du groupe : Point P, Brossette, Cédéo, Plateforme du bâtiment… Les collaborateurs doivent quant à eux restés distants de plus d’un mètre. Une réouverture pour quelle durée ? « On est tributaire des annonces du gouvernement… et de la demande » précise-t-on chez le leader de la fourniture de matériaux. On l’aura compris, les artisans ne pourront pas suppléer l’arrêt des gros chantiers trop longtemps.

Alexandre Lenoir

Trois questions à Régis Thévenet, président de l’ordre régional des architectes (CROA)

Faut-il poursuivre les chantiers ?

Non, il faut les arrêter à l’exception des opérations prioritaires, dans des hôpitaux ou des casernes de pompiers, et de quelques tâches qui peuvent être réalisées par des compagnons seuls.

Nous sommes en phase avec l’Ordre national qui se fonde sur la réalité des chantiers : les ouvriers ne peuvent se tenir à un mètre de distance quand le béton coule dans les banches et bien peu d’entreprises ont des dizaines de masques à distribuer à leurs salariés…

Comment les architectes s’organisent-ils face à cette crise ?

Nous pratiquons le télé-travail. Dans la mesure du possible, nous avançons sur les études commandées en espérant que les maîtres d’ouvrage les valident par des moyens numériques et que nous puissions les facturer.

La profession réfléchit déjà à l’après-crise : il faut que toute la chaîne de construction soit prête à redémarrer le moment venu. Cela suppose que les administrations continuent à instruire les permis de construire et les délivrent sous réserve d’ajustements ultérieurs.

Par ailleurs, la règle « silence vaut acceptation » ne doit pas être suspendue, comme le demandent déjà certains élus ; ce serait un nouveau coup dur pour nous tous.

Vos confrères sont-ils inquiets ?

Bien sûr. Depuis une semaine, nous avons recentré l’action du CROA (1300 adhérents) sur l’information et le conseil. Nous regroupons essentiellement de petites agences, dont la trésorerie est faible, même si les derniers mois avaient été plutôt favorables.

Ce que nous traversons aura inévitablement des conséquences sur l’emploi, parmi nos 8 000 salariés et travailleurs indépendants…

 

Propos recueillis par Bertrand Verfaillie

Les organisations professionnelles du BTP et les ministères ont trouvé un terrain d’entente pour maintenir l’activité du secteur. Pour accompagner les dirigeants, un guide des bonnes pratiques doit être dévoilé d’ici mardi 24 mars.

Le ton semble s’apaiser entre les représentants du BTP (FFB, FNTP, Capeb) et le Gouvernement. Ils co-signent ce samedi un communiqué de presse révélant l’élaboration d’un guide de procédures à mettre en place pour permettre la reprise des chantiers. La plupart sont aujourd’hui à l’arrêt, faute de moyens pour assurer la sécurité des compagnons à l’heure où la France s’attend à un pic de malade du coronavirus. 

Ce document sera réalisé “en lien avec avec les professionnels intervenant sur les chantiers et avec l’appui des experts de l’Organisme professionnel de prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP), il donnera, pour toutes les entreprises de toutes tailles, une série de recommandations pour assurer des conditions sanitaires satisfaisantes sur les chantiers et poursuivre les activités”, précise le communiqué. 

Il est rappelé que “Dans le cas des chantiers de travaux publics, comme par exemple les infrastructures de transport ou les travaux de voirie, les grands maîtres d’ouvrage au niveau national et les préfets au niveau local coordonneront et prioriseront les chantiers à poursuivre ou à relancer. Dans le cas de chantiers très complexes, un délai pourra être nécessaire afin de définir des procédures adaptées. De même, une attention particulière sera portée au cas des chantiers au domicile des particuliers lorsque ceux-ci sont présents”.

Dans un souci d’apaisement, l’Etat ne manque pas de saluer “la responsabilité des entreprises qui ont décidé de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour à la fois répondre aux urgences, sécuriser les chantiers suspendus et poursuivre les travaux. Cela concerne également l’amont et l’aval de la chaîne, de la distribution de matériaux à la maîtrise d’ouvrage en passant par les activités de contrôles ou encore la maîtrise d’œuvre”.

Mesures d’urgence

Enfin, il tente de rassurer quant aux indemnisations post-crise :  Pour les entreprises et salariés de l’ensemble du secteur du BTP impactés par la baisse d’activité, les mesures d’urgence prévues par le Gouvernement, notamment l’assouplissement de certaines procédures, la mise en place de mesures d’activité partielle ou encore le recours au fonds de solidarité en cours de mise en place, s’appliqueront de manière rapide sur tout le territoire national, en particulier en termes de délais de réponse et de versements aux entreprises, compte-tenu de leurs difficultés de trésorerie et sur la base de justificatifs simples. Enfin, le gouvernement invite les donneurs d’ordre et entreprises à ne pas rechercher la responsabilité contractuelle des entreprises, de leurs sous-traitants ou fournisseurs qui, lorsque les conditions d’exécution ne permettaient plus de garantir la santé et la sécurité de leurs salariés, ont dû suspendre leur activité”.

Fort chahutés ces derniers mois par des mesures contraignantes, les bailleurs de la région semblent avoir acquis une forme de résilience. Passées les premières heures de flottement en début de semaine à cause de l’épidémie de coronavirus, ils se sont réorganisés pour assurer leur service en temps de confinement.

Des difficultés, bien sûr, mais pas de panique. Les bailleurs de la région se sont mis « en ordre de crise » si l’on en croit notre tour d’horizon réalisé ce vendredi à la mi-journée. Première priorité déclarée partout : la santé des agents et des locataires face au coronavirus. Le télé-travail est généralisé sauf pour les « personnels de proximité », comme les appelle Lille-Métropole Habitat. Les gardiens qui habitent souvent au sein des résidences restent en poste : ils sortent et rentrent les conteneurs de déchets et nettoient autant que faire se peut les parties communes. « Il s’agit plutôt d’assurer l’hygiène que la propreté », convient Christophe Bécuwe, directeur de Partenord Habitat à Lille (52 000 logements).

Arnaud Delannay, DG de Notre Logis.
Arnaud Delannay, DG de Notre Logis.

Les employés d’immeubles effectuent aussi de petites interventions sur l’éclairage ou les portes d’entrée, « en décalant leurs horaires pour limiter les contacts », précise Arnaud Delannay, directeur de Notre Logis à Halluin (5 800 logements). « Nos salariés poursuivent leurs missions de surveillance et de bienveillance », résume Muriel Gabis, directrice de la communication de Pas-de-Calais Habitat à Arras (40 000 logements). Plusieurs bailleurs ont pris l’initiative d’appeler leurs locataires âgés pour s’enquérir de leurs besoins. Maisons et Cités et Partenord Habitat continuent de tenir leurs réunions d’attribution de logements, en mode virtuel ; mais les états de lieux ou signatures de bail sont évidemment supendus et les entrées dans de nouveaux logements sont rendues impossibles par l’indisponibilité des sociétés de déménagement. Seules les situations critiques (familles sans domicile, victimes de violences conjugales) seront prises en compte.

Soutien aux prestataires

S’agissant des grosses réparations sur les chauffages et les ascenseurs, déléguées à des entreprises extérieures, la situation se tend un peu. « Pas de défaillance » parmi les prestataires de Maisons et Cités à Douai (64 000 logements). Mais « quelques soucis pour la maintenance des chaudières » chez Notre Logis, du fait d’absence de personnels dans les sociétés concernées. « Nous aidons nos prestataires à garder la tête hors de l’eau, indique le directeur de l’organisme halluinois. Nous les avons incités à nous envoyer rapidement leurs factures et nous leur garantissons un paiement à dix jours ». Les délais de réponse aux appels d’offre lancés avant l’épidémie seront prolongés, poursuit Arnaud Delannay. « Mais nous pouvons analyser des offres avec nos moyens numériques et pourquoi pas, délivrer des ordres de service. Nous vérifierons si les offres restent valables quand nous sortirons de crise ». Même attitude volontaire à Partenord : « Ce matin même, nous avons attribué le marché du mobilier de notre futur siège lillois, rapporte Christophe Bécuwe. Une bonne nouvelle pour l’entreprise désignée ».

Cascade de retards en vue

Dominique Soyer, DG de Maisons et Cités
Dominique Soyer, DG de Maisons et Cités

En revanche, partout, les programmes de construction neuve et de réhabilitation sont à l’arrêt. « Les entreprises de BTP cessent leur activité du fait d’un début de pénurie de matériaux ou de l’impossibilité de protéger leurs compagnons », explique Dominique Soyer, directeur de Maisons et Cités. Chez Partenord, on voit aussi des chantiers interrompus parce que les maîtres d’oeuvre optent pour le confinement. Partenord avait programmé 800 logements neufs pour cette année et Notre logis plus de 500 : des objectifs qui devront être « étalés dans le temps », pressentent leurs dirigeants. Il est un peu tôt pour évaluer l’impact financier de la crise sur les organismes HLM. Mais des pertes de recettes s’annoncent d’ores et déjà. Notre Logis a suspendu le loyer de la dizaine de commerçants qui occupent ses rez-de-chaussée. Partenord, pour sa part, est propriétaire d’un millier de cellules et établit un distinguo entre les commerces contraints à l’inactivité et les magasins alimentaires restés ouverts…

Il y a aussi ces rumeurs qui ont pu laisser croire à des locataires qu’ils seraient dispensés de loyer. Muriel Gabis, à Pas-de-Calais Habitat, a déjà noté « une légère augmentation des impayés ». Une tendance qui tient peut-être aussi à des difficultés pécuniaires réelles des habitants, qui seront examinées avec toute l’attention voulue, promettent les bailleurs. « Dès maintenant, nous travaillons sur des scénarios de redémarrage et de rattrapage des retards que nous aurons accumulés », expose le directeur de Maisons et Cités. « Nous sommes d’abord soucieux des hommes et des femmes que nous logeons, conclut Didier Manier, président de Lille-Métropole Habitat. Nous pensons à eux, qui vivent le confinement dans des conditions parfois difficiles. Nous voulons maintenir sur la durée le service que nous leur rendons ».

Par Bertrand Verfaillie

La date du 1er janvier 2020 est passée et le Comité social et économique (CSE) est donc désormais l’instance unique en matière de représentation du personnel. Pour rappel, celui-ci doit être mis en place dans toutes les entreprises ayant atteint le seuil de 11 salariés durant 12 mois consécutifs.

Mettre en place le CSE n’est pas qu’une obligation légale ; c’est aussi l’occasion de promouvoir l’échange et le dialogue dans l’entreprise. Bien souvent, le rôle et les missions imparties au CSE sont méconnues, tant par les employeurs que les salariés. Ainsi, dans les entreprises de moins de 50 salariés, le CSE a hérité pour l’essentiel des anciennes attributions des délégués du personnel, dont nous allons développer les plus importantes ci-après.

En premier lieu, les élus du CSE ont pour mission de présenter à l’employeur « les réclamations individuelles ou collectives relatives aux salaires, à l’application du code du travail et des autres dispositions légales concernant notamment la protection sociale, ainsi que des conventions et accords applicables dans l’entreprise » (art. L 2312-5 Code du Travail).

A la lecture de cet article, on comprend que les représentants du personnel sont un rouage essentiel de la communication interne de l’entreprise, ayant pour rôle de soulever des problématiques tant individuelles que collectives. Ce n’est pas pour autant que les salariés perdent la possibilité d’échanger directement avec l’employeur, mais dans son rôle de représentation, le CSE peut faciliter l’échange.

“Mettre en place le CSE n’est pas qu’une obligation légale ; c’est aussi l’occasion de promouvoir l’échange et le dialogue dans l’entreprise.”

Il se fait ainsi garant du respect par l’entreprise de la réglementation sociale à l’égard des salariés, et peut si nécessaire faire intervenir l’inspection du travail. En matière de rémunération par exemple, il peut réclamer le paiement des heures supplémentaires effectuées, des dispositions relatives au travail le samedi, etc. Concernant l’hygiène et la sécurité, le CSE tient un rôle décisif, en pratique bien souvent sous-estimé.

L’article L2312-5 du Code du Travail affirme en effet qu’il contribue « à promouvoir la santé, la sécurité et l’amélioration des conditions de travail dans l’entreprise ». Il veille ainsi à faire respecter les prescriptions légales dans ces domaines voire à favoriser le développement de meilleures pratiques dans l’entreprise. Dans ce cadre, il « réalise des enquêtes en matière d’accidents du travail ou de maladies professionnelles ou à caractère professionnel » (art. L 2312-5 du CT).

Pour l’exercice de leur mandat, les élus titulaires disposent d’un crédit d’heures de délégations. Ils bénéficient également d’un congé de formation économique sociale et syndicale, mais aussi d’une formation à la santé et à la sécurité.

L’ensemble de ces thématiques sont notamment abordées dans les réunions mensuelles obligatoires entre l’employeur et le CSE.

Le Code du travail prévoit d’autres missions pour le CSE, développées à travers notre guide « moyens et missions du CSE dans les entreprises de moins de 50 salariés », que nous tenons à votre disposition.

Enfin, la formation « comment présider le CSE ? », animée par deux avocats spécialistes du dialogue social, aura lieu le 25 mars 2020 dans les locaux de la FFB. Pour toute demande d’information ou d’inscription, vous pouvez vous rapprocher de Christine Dujardin au 03 20 72 17 15 ou par mail cdujardin@ffb5962.fr

Pris en étau entre poursuivre le travail et protéger leurs salariés, les dirigeants du Bâtiment naviguent à vue. Non sans incompréhension, colère et amertume.

“Le Groupe Ramery a bien évidemment avant tout comme volonté de préserver la santé de ses collaborateurs, celle de leurs familles et de participer activement au plan de confinement national quoiqu’il lui en coûte. C’est la raison pour laquelle nos activités sont suspendues dès ce jour”. Depuis mardi, les messages de ce type se multiplient, tant chez les entreprises générales que chez les artisans. “Nous sommes en confinement depuis mardi midi, indique-t-on chez Nord France Construction, le respect des règles de distanciation n’étant pas compatibles avec le déroulement d’un chantier”. Idem chez Rabot Dutilleul et la plupart des entreprises générales. 

“Le coronavirus ne fait pas parti de notre domaine de compétence”

Du côté des TPE-PME, le manque de clarté dans les consignes à adopter pour les entreprises de bâtiment les a plongé dans le flou total. Sur les réseaux sociaux, les coups de gueule fleurissent. A l’instar de celui de Loïc Lemesre, dirigeant d’Ecolopo à Bondues s’adressant directement au Gouvernement. “Nous avions décidé de continuer mardi, puis avons finalement arrêté dans la journée. Je n’étais plus capable d’assurer la protection des salariés, nous recevions des OS d’arrêts de chantier et nos fournisseurs nous annonçaient leurs fermetures. Je ne comprends pas la position du Gouvernement : on nous demande de rester confiné et on devrait envoyer nos gars, inquiets, au casse-pipe ?”
Et le dirigeant de l’entreprise de bardage de s’interroger : “comment assurer la sécurité dans des bases vie, à plusieurs sur une nacelle?”
Sur LinkedIn, il détaille “Avant d’exposer un salarié à un risque de travail en hauteur, je forme le salarié, j’écris un mode opératoire pour le protéger parce que c’est mon domaine professionnel. Si vous nous demandez la reprise des chantiers, organisez une réunion avec votre conseil scientifique, nos responsables syndicaux, la médecine du travail et la DIRECCTE pour nous aider à mettre en place les bons modes opératoires : le coronavirus ne fait pas parti de notre domaine de compétence.

 

Sur LinkedIn, Loïc Lemesre, dirigeant d'Ecolopo interpelle le Gouvernement.
Sur LinkedIn, Loïc Lemesre, dirigeant d’Ecolopo interpelle le Gouvernement.

 

Aujourd’hui, certains de ses 16 salariés sont en congés, d’autres en chômage partiel, ce qui pourrait être généralisé si la situation dure. Pendant cet arrêt, Loïc Lemesre s’emploie à préparer la reprise et attend une commande de masque. Mais surtout “une ligne claire pour savoir quoi faire. On n’a pas fermé nos chantiers de gaieté de coeur…”

“Discours irrespectueux”

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Olivier Rio, dirigeant d’Alisa dépollution
© Bertrand Bechar

Même son de cloche pour Olivier Rio, patron d’Alisa Dépollution à Lallaing. Joint par téléphone alors qu’il faisait “la tournée des chantiers pour les sécuriser et éviter vols et vandalisme”, il ne décolère pas. “Ce discours est incompréhensible. Neuf maîtres d’ouvrage sur dix nous ont mis dehors dès mardi. Je n’ai pas d’équipements de protection individuelle (EPI) qui proviennent de Chine, ni de procédures définies pour protéger mes salariés. Et on nous dit d’aller sur les chantiers ! Comment y envoyer des gars alors qu’ils ne peuvent plus se restaurer ? A plusieurs dans une camionnette ?”.
Si une partie des 45 collaborateurs continue de gérer les affaires courantes administratives du mieux possible, d’autres sont en activité partielle ou gardent leurs enfants. Pourtant, l’ancien Président régional et toujours membre de l’OPPBTP s’interroge : “notre équipe est spécialisée dans la décontamination, pourquoi ne pas nous solliciter pour participer à l’effort national, pour nettoyer des couloirs d’hôpitaux par exemple ?”

Plus grave encore, Olivier Rio regrette “un discours irrespectueux et manquant de considération”. Le mal est fait.

Olivier SALLERON vient d’être élu Président de la Fédération Française du Bâtiment au cours du Conseil d’Administration du vendredi 20 mars 2020.

Sa prise de fonction interviendra le vendredi 12 juin 2020, à l’issue du prochain Conseil d’Administration de la FFB. Il succèdera à Jacques CHANUT, Président depuis 2014.

Âgé de 52 ans, Olivier SALLERON est Président de l’entreprise de chauffage, climatisation, plomberie SALLERON SAS à Périgueux (24). Il est actuellement Vice-président et Président de la Commission Sociale de la FFB, ainsi que Président de la Fédération Régionale Nouvelle Aquitaine.

Cette nomination intervient en pleine crise sanitaire du coronavirus alors que les relations sont des plus tendues entre le Gouvernement et les professionnels du Bâtiment quant à la poursuite des chantiers.

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