Les entreprises du bâtiment représentées par leur fédération ont réclamé auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire un maintien du gazole non routier (GNR).

Une lettre cosignée par les représentants de quatre organisations fédérant les entreprises du bâtiment : CAPEB, CNATP, FFB et FNTP a été envoyée le 22 février 2021 au ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance. Dans le viseur ? Le gazole non routier (GNR). Les acteurs demandent un maintien de son utilisation comme carburant dans les véhicules ou, du moins, un répit d’un an.

Ils invoquent une situation historique de baisse d’activités due à la crise sanitaire qui a affaibli le secteur et des perspectives marchés 2021 inquiétantes : « Les appels d’offres des collectivités locales ressortent toujours à la peine, les blocs communal et intercommunal enregistrant respectivement des baisses de – 27 % et – 37 % en janvier 2021 comparé à janvier 2020. Quant aux marchés privés, les permis en logement comme en non résidentiel affichent des chutes respectives de 15 % et 20 % en 2020 », cite-t-on dans le communiqué de la FFB. A cela s’ajoute un recours important des entreprises aux prêts et crédits et donc synonyme de trésoreries dégradées.

Pour rappel, le projet de loi de Finance 2020 prévoyait la hausse de la TICPE (Taxe Intérieure sur la Consommation des produits Énergétiques) sur le GNR afin de limiter l’utilisation de carburant qui ont un impact important sur l’environnement. Et le 3ème projet de loi de finances rectificative (PLRF3) a finalement fixé l’interdiction d’utiliser de gazole non routier à partir du 1er juillet 2021. Délai accordé pour préparer les entreprises à trouver une coloration spécifique du carburant pour les engins BTP.

Or, rien n’est prêt. Selon les hypothèses présentées par le Ministère de la Transition Écologique, il faudrait 2 ans. Et, ni la liste des engins utilisant ce nouveau carburant coloré a été établie, ni celle des activités concernées par la clause de majoration des prix d’ordre public et des coefficients de pondération en résultant.

Autre inquiétude : la loi climat et résilience qui laisse poindre la suppression de l’exemption fiscale sur la TICPE (taxe intérieure de consommation des produits énergétiques) du gazole routier pour le transport de marchandises.

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