Laetitia Lebriez, dirigeante de l’entreprise Bois d’antan à Sainte-Marie-Kerque, est également cheffe de file du groupe Artisans de notre avenir (62) à la Chambre des métiers.

Laetitia Lebriez, dirigeante de l’entreprise Bois d’antan à Sainte-Marie-Kerque, est également cheffe de file du groupe Artisans de notre avenir (62) à la Chambre des métiers.

“Mesdames, osez ! Nous sommes encore loin de la parité”, Laetitia Lebriez, présidente du groupe des femmes HDF

La dirigeante de Bois d’antan à Sainte-Marie-Kerque, affiliée depuis une vingtaine d’année à la FFB, est aujourd’hui présidente du groupe des femmes FFB HDF et élue à la chambre des métiers et de l’artisanat.

Comment est venu votre engagement au sein de la FFB ?

Tout naturellement, à la suite de l’engagement de longue date de mes parents, dont j’ai repris l’entreprise. J’assistais régulièrement aux réunions du groupe des femmes de la Côte d’Opale et de fil en aiguille, j’en suis devenue cheffe de file. Nous sommes alors en 2013 et je rejoins dans un premier temps le conseil d’administration de la Côte d’Opale puis celui de la FFB5962. Depuis environ un an, je suis la trésorière de la FFB Côte d’Opale, membre du bureau FFB 5962 et j’ai pris la présidence du groupe des femmes HDF.

Quel est votre rôle ?

J’anime le réseau et plus globalement, promeus les femmes dans le monde du bâtiment. Mon but est de fédérer les adhérentes et de développer notre groupe.

Comment se traduit votre action ?

Nous organisons des réunions thématiques dans les territoires. Comment construire son site web, gérer les relations avec l’Urssaf, mettre à jour son document unique, sont autant de sujets que nous abordons. Il s’agit aussi de faire rencontrer l’ensemble des femmes de la région lors d’événements communs pour un peu plus mailler le réseau. Nous avons par exemple constitué 6 équipes pour participer en juin au Touquet Raid Amazones, un beau défi que nous relevons ensemble pour fédérer, promouvoir la FFB et les femmes!

Qu’apporte le groupe aux dirigeantes ?

Les femmes réalisent souvent la partie administrative. Comme nous ne sommes pas sur le terrain, nous voyons moins de personnes. Nos réunions sont donc l’occasion d’allier moment convivial et informations utiles à l’entreprise.

Et personnellement, que vous apporte votre engagement ?

On apprend et on donne beaucoup, notamment en temps. Mais j’en retire plus de bénéfices comme aider d’autres dirigeantes à évoluer dans un monde d’hommes ou défendre la place des femmes dans le bâtiment. Cela me permet aussi de m’ouvrir à tout un tas de problématiques.

Y a-t-il des inconvénients ?

Être mandataire demande une bonne organisation. Il faut savoir jongler entre sa vie personnelle, sa vie professionnelle et celle liée aux mandats que nous exerçons.

Un dernier conseil pour les femmes qui souhaiteraient se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Osez ! Nous sommes encore loin de la parité et il faut que les femmes se sentent à la hauteur. Elles peuvent s’investir au sein de la FFB5962, nous avons besoin d’elles et de leur vision. Face à un problème avec un salarié par exemple, nous avons un oeil différent de celui des hommes. Nous sommes vraiment complémentaires !