Une complicité évidente entre Mathias Boutillier, à gauche, directeur Nord d’Ingerop et Patrick Choquel, qui a fondé ETR et qui porte désormais le développement de la division « bâtiment » de l’ingénieriste dans le Nord-Est.

Une complicité évidente entre Mathias Boutillier, à gauche, directeur Nord d’Ingerop et Patrick Choquel, qui a fondé ETR et qui porte désormais le développement de la division « bâtiment » de l’ingénieriste dans le Nord-Est.

Ingénierie : Avec ETR, Ingerop s’impose dans le bâtiment

Le major de l’ingénierie Ingerop a trouvé dans la région un relais de croissance dans le segment du bâtiment. Avec ETR, le groupe national repose enfin sur deux piliers équilibrés et complémentaires : les infrastructures et le bâtiment. Histoire d’une rencontre.

Ça bouge dans l’ingénierie. Pas un mois sans l’annonce de nouvelles alliances ou de mouvements importants. Dernier en date, le mariage d’Ingerop et d’ETR. Le premier, un major national de l’ingénierie, présent dans tous les secteurs de la construction, mais fragile dans la région sur le segment du bâtiment. Le second, un acteur régional et modeste bien installé qui permet au nouveau couple d’être présent sur toute la chaine de la construction. « Quand je suis arrivé en 2012 à la direction Nord d’Ingerop, les infrastructures représentaient 5 millions d’euros contre moins de 2 millions pour le bâtiment », nous précise Mathias Boutillier, le directeur régional adjoint qui porte le développement dans le Nord et que l’on connait aussi dans la région pour son travail chez Rabot Dutilleul Partenariats.

Muscler le bâtiment

Chez Ingerop, avec son directeur Nord-Est Claude Heyd, ils savent qu’ils doivent se muscler dans le bâtiment. Et dans l’ingénierie, les parts de marchés se gagnent avec les hommes. La rencontre avec Patrick Choquel, le dirigeant fondateur d’ETR se fait fin 2014. L’entreprise fondée en 1998 par externalisation du service bâtiment de charbonnage de France cherchait un second souffle. Avec une vingtaine de personnes, Ingerop vit bien et présente de solides références dans la région : le Tri Postal à Lille, la transformation de la gare Saint-Sauveur, l’Hospice d’Havré à Tourcoing, l’Ecole nationale de protection judiciaire, le collège de Wazemmes… « Je devais trouver le moyen interne ou externe de m’effacer doucement », nous raconte Patrick Choquel qui vient d’avoir 60 ans. Pas d’urgence donc, mais des exemples nombreux de transmissions bancales dans le secteur, et pas de repreneurs en interne évident… Autant d’arguments qui le convainquent de s’adosser à un grand nom de l’ingénierie.

Complémentarité

La complémentarité entre les deux structures s’avère parfaite. Ingerop trouve avec ETR les forces qui lui manquent dans la structure bâtiment et, surtout, le génie électrique et climatique. Patrick Choquel trouve lui une maison qui offre à ses équipes une visibilité inespérée et une division à part entière. Ensemble, ils s’imposent sur de beaux contrats comme le Tribunal administratif à Lille pour Norpac, le nouveau collège d’Armentières ou l’opération imposante de logements Nova Lille pour CFA et Nexity. Les anciens d’ETR ont donc pris depuis avril la direction de Lesquin où Ingerop s’est installé dans le nouveau parc tertiaire labellisé « Troisième révolution industrielle » Arteparc. Ils rejoignent la direction du Bruno Loiseleux, qui porte l’activité bâtiment d’Ingerop dans le Nord et particulièrement les services fluides (électricité et thermique). Patrick Choquel a également trouvé sa place, comme directeur du développement des métiers. Avec, bien sûr, un axe commercial, mais aussi une action interne pour fédérer les métiers liés au bâtiment au sein d’Ingerop dans le Grand Nord-Est. La structure est en effet imposante. Elle fédère désormais plus de 180 salariés et présente des expertises de niches dans de nombreux domaines.

Structure stable

Depuis le 1er avril, les structures sont officiellement rassemblées. Et en bon ingénieur, Mathias Boutillier sait qu’il peut s’appuyer sur une structure stable, aux piliers de tailles parfaitement égales. Les activités liées aux infrastructures et au bâtiment dans la région pèsent désormais 4 millions d’euros et 37 salariés chacune. Son ambition ? Atteindre les 100 salariés d’ici quelques années. Un beau challenge dans le contexte économique où il doit concentrer son activité dans les grandes infrastructures autoroutières et le fluvial faute de projets urbains. Mais quoi qu’il arrive, il sera prêt à répondre.

Une salle du futur Tribunal administratif de Lille, mise à nue avant sa restructuration.  Un projet de l’architecte Etienne Sintive (Lille) avec ETR Ingenierie pour la Ville de Lille en délégation du Conseil d’Etat. Cirmad est maître d’ouvrage délégué et Bouygues bâtiment Nord Est est Entreprise Générale.
Une salle du futur Tribunal administratif de Lille, mise à nue avant sa restructuration.
Un projet de l’architecte Etienne Sintive (Lille) avec ETR Ingenierie pour la Ville de Lille en délégation du Conseil d’Etat. Cirmad est maître d’ouvrage délégué et Bouygues bâtiment Nord Est est Entreprise Générale.
La fiche
Ingerop dans le grand Nord-Est, c’est des bureaux à Lille, Valenciennes, Metz, Strasbourg et Besançon. Un rayonnement sur les régions Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Champagne Ardenne, Alsace, Lorraine et Franche-Comté.
Le directeur Grand Est : Claude Heyd
Directeur régional adjoint : Mathias Boutillier
Effectif Grand Nord : 180 salariés dont 75 personnes pour le Nord-Pas-de-Calais