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Anzin-Saint-Aubin : Gitec rebondit avec Cocoon 2020

A Anzin-Saint-Aubin, Gitec, le constructeur de maisons individuelles innove dans la construction passive. Et veut doper ses ventes avec Cocoon 2020, sa nouvelle vitrine technologique.

Laurent Leclercq, co-dirigeant de Gitec, a présidé en 2015 la section régionale Nord-Pas-de-Calais-Somme-Aisne de l’Union des Maisons Françaises (UMF).
Laurent Leclercq, co-dirigeant de Gitec, a présidé en 2015 la section régionale Nord-Pas-de-Calais-Somme-Aisne de l’Union des Maisons Françaises (UMF).

Comment faire face à un ralentissement d’activité quand on est petit constructeur ? Gitec Constructions à Anzin-Saint-Aubin, codirigée par Laurent Leclercq, a adapté sa production. Avec son équipe de 12 personnes et la maîtrise de la construction en béton cellulaire, il a imaginé le concept Cocoon 2020. Le projet, pensé fin 2011, aura mis près de 3 ans pour voir le jour. Désormais aboutie, la maison témoin située à Anzin-Saint-Aubin constitue la vitrine du constructeur et se veut abordable et reproductible. Une performance qui a permis à Gitec de décrocher en 2012 la médaille de bronze du Challenge des Maisons Innovantes de l’Union des Maisons Françaises à Vienne (Autriche).

Répondre aux besoins

La performance énergétique est au cœur de projet, validée par le label Passiv’Haus. La maison inaugurée fin 2014 propose 117 m² habitables sur 2 niveaux comprenant 3 chambres avec suite parentale et 2 salles de bains. Un produit basique, le plus économique possible, qui répond à la demande actuelle. Pour parvenir à ses fins, le constructeur n’a pas retenu la solution ossature bois et l’isolation par l’extérieur. GITEC construit en béton cellulaire, c’est donc en s’appuyant sur la maîtrise de la technique de ses équipes que Cocoon a été développée. « Pour adapter le projet sur tous les terrains, limiter les surfaces extérieures à isoler, maximiser les volumes intérieurs », le plan cubique et une emprise au sol réduite ont été choisis. Au chapitre des autres prestations techniques, notons la présence d’une couche de polyuréthane (140 mm) projeté à l’intérieur sur la maçonnerie (30 cm d’isolation répartie en béton cellulaire) et un toit terrasse avec deux panneaux de 140 mm de polyuréthane. Une maison aussi réalisable en toit 4 pans. De quoi décrocher la médaille de bronze du Challenge des Maisons Innovantes : « nous avons calqué le produit sur des critères bêtes de concours ». S’entourant des industriels adhérents de l’Union des Maisons Françaises (UMF), il a bâti une solution technique globale en isolation répartie, volets roulants électriques sans ponts thermiques, VMC double flux et pompes à chaleur label Passiv’Haus. La domotique a aussi fait son entrée dans la maison pour le confort des occupants et la facilité d’usage.

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Optimiser le coût

Laurent Leclercq se souvient encore de ses premières réalisations. Il évoque la première étude thermique, bien loin du résultat attendu ou du délai de production de nouveaux produits d’isolation qui auront arrêté le chantier trois mois, « les produits ont beaucoup évolué entre le moment où elle a été conçue et sa construction effective », constate-t-il. Comme en 2004 avec ce pavillon témoin à Roclincourt, « un RT 2012 qui s’ignorait » dit-il en souriant. « On n’en a pas vendu ! La clientèle n’était pas prête à sacrifier des m² pour la performance ». Les temps changent, le public est aujourd’hui beaucoup plus sensible à l’énergie et prêt à construire plus petit pour de la performance énergétique. « Sans doute, par peur de ne plus être capable de payer les futures factures » commente-t-il. A présent, cela représente un argument commercial auprès de ses prospects : « la maison Cocoon, c’est quelques dizaines d’euros de budget chauffage annuel, et surtout un confort thermique qui séduit. Ne pas avoir froid, sans que ça coûte cher !» Tout cela dans un prix de vente contenu, hors terrain, autour de 1 450-1 600 euros le m². GITEC poursuit donc sa philosophie « proposer un produit passif en contrat de construction de maison individuelle », en se démarquant avec quelques années d’avance sur la réglementation attendue pour 2020. La société réalise environ 25 pavillons par an dans un rayon de 50 km autour d’Arras. Et compte bien sur sa maison Cocoon 2020 pour performer encore un peu plus.