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Le tertiaire lillois a toujours la cote

Comme chaque année, l’Observatoire des bureaux de la métropole, qui regroupe tous les acteurs de la commercialisation et de la construction d’immeubles tertiaires de la région, a dévoilé les résultats de l’année 2015. Un cru particulièrement dynamique qui permet à la place lilloise de se maintenir sur la deuxième marche du podium des marchés de province, derrière Lyon. Revue de détails.

175 564 m2. C’est le volume transacté en 2015 sur le marché de l’immobilier tertiaire. Soit 8% de plus que la moyenne enregistrée lors des cinq dernières années qui s’établissait alors à 162 766 m2.
Le cru 2015 a donc profité d’une bonne dynamique mais il ne doit pas masquer le décrochage du neuf qui affiche -23% par rapport à la moyenne 2010-2014. Les opérations en comptes propres sont elles aussi en retrait de 7% sur la même période. C’est donc sur l’offre de seconde main que s’est portée l’attention des acquéreurs et l’a rendue particulièrement porteur l’an passé (+30,7%).
Pour expliquer ces résultats, l’Observatoire met en exergue un important nombre de commercialisation. Il s’en est signée 312 en 2015, un chiffre en constante progression depuis trois ans sans pour autant atteindre le niveau élevé d’années antérieures qui surpassait alors les 350 transactions. Cette bonne tendance s’explique par ailleurs par le volume important (32) de transactions supérieures à 1 000 m2. A ce rang, notons l’opération d’envergure de La Redoute mais surtout l’attractivité de la capitale des Flandres. Lille reste une place privilégiée pour implanter les sièges d’entreprises et autres directions régionales selon l’OBM.

Les secteurs en vogue

La solidité du marché lillois s’explique par l’important tissu d’entreprise de toutes tailles sur le territoire. Mais aussi par la présence forte du secteur public et associatif, grand consommateur de m2 (21% contre une part de marché moyenne de 16% entre 2010 et 2014). Parmi les secteurs d’activité les plus demandeurs, suit donc la distribution-VAD (14%), les services divers aux entreprises (13%), les activités informatiques (11%) et enfin le secteur finance-assurance (6%).

Les lieux qui cartonnent

Sans surprise, Lille conforte sa première place. Avec 26,8% des m2 commercialisés durant les 12 derniers mois, la ville principale truste toujours le podium grâce à deux de ses secteurs forts : Euratechnologies et Eurasanté. En revanche, faute de stock neuf suffisant, le volume des ventes régresse à Euralille pour atteindre 5,3% du marché. Ce secteur conçu pour être une véritable “turbine tertiaire”, devrait afficher un pourcentage “deux à quatre fois supérieur”, selon l’OBM. Pour cela, il faudra encore attendre la sortie de terre de nouveaux programmes. Sur les 23 682 m2 en construction, 90% ne seront livrés qu’à partir de mi-2017. Avec 2 132 m2 actuellement disponibles, Euralille est donc en sous-offre.
Les Grands boulevards de Lille à Roubaix-Tourcoing et vers Villeneuve-d’Ascq confortent leur positionnement avec 20% du marché global et réalise la meilleure performance sur les bureaux neufs avec 27,5% des surfaces commercialisées, soit 10 147 m2. Villeneuve d’Ascq se hisse à la troisième place avec 22,2% des transactions dans le neuf. “Il y a un rééquilibrage par secteur par rapport à l’année dernière, avec une belle progression dans le neuf pour les Grands Boulevards et la Haute-Borne” explique de son côté Benoît Tirot, directeur d’Arthur Loyd. Et précise que “l’offre de seconde main s’est bien adaptée à la demande exprimée”.

Les prix

En 2015, 21% des bureaux neufs commercialisés avaient un tarif de location supérieur à 150 € HT/m2/an, contre 74,2% en 2014. Cela s’explique par le plus faible nombre de transactions dans le secteur centre-ville-Euralille où se situent les loyers les plus élevés. Sur le marché de la seconde main, l’essentiel des loyers (63%) s’établissent entre 90 et 150 €. L’OBM remarque toutefois que ce sont surtout les valeurs extrêmes qui ont progressé par rapport à 2014. La part des moins de 90 € passe de 9,1% à 20%, celle des plus de 150 € gonfle de 13,6% à 17%.

Et demain ?

Avec 44 580 m2 de stock disponible immédiatement ou sous trois mois et 31 885 m2 en construction, “la métropole dispose d’un stock de m2 neufs largement suffisants”, observe l’OBM. Au total, cela représente 25 mois de transactions. D’un point de vue géographique, ces chiffres sont à nuancer compte-tenu de l’offre limitée en centre-ville de Lille et à Euralille.
Globalement, les acteurs lillois tirent donc un bilan positif de l’année écoulée. La place lilloise reste un marché rassurant qui doit cependant régénérer son offre dans le neuf.

 

Union Investment s’offre Ekla Business
C’est l’une des dernières opérations d’envergure signée au coeur d’Euralille 1. En décembre dernier, Union Investment, l’un des principaux investisseurs immobiliers européens a acquis en VEFA les 14 815 m2 de bureaux d’Ekla Business auprès d’Icade. Cet immeuble en R+7 dispose notamment de plus de 2 000 m2 d’un seul tenant.