Une partie de la délégation nordiste aux portes du salon Ecobuild. De g. à d. : Ronan Segalen (Constructys), Patrick Leblanc (FFB), Max  Laffargue (NJC Economie), Catherine Carswell et Eric Merlin (Les Enchanteurs), Ana Ruiz (HEI), Roch Tillieux (Menuiserie Tillieux) et Marie Darul (cd2e).

Une partie de la délégation nordiste aux portes du salon Ecobuild. De g. à d. : Ronan Segalen (Constructys), Patrick Leblanc (FFB), Max Laffargue (NJC Economie), Catherine Carswell et Eric Merlin (Les Enchanteurs), Ana Ruiz (HEI), Roch Tillieux (Menuiserie Tillieux) et Marie Darul (cd2e).

salon Ecobuild 2016 : To Bim or not to Bim, à Londres, la délégation nordiste veille !

Le cd2e en partenariat avec CCI International organisait la semaine dernière deux jours de prospection sur le salon Ecobuild à Londres. Au menu : découverte des dernières innovations et conférence sur le BIM.

Avec IVR Nation, la réalité virtuelle débarque dans l’architecture.
Avec IVR Nation, la réalité virtuelle débarque dans l’architecture.

C’est l’un des plus grands salons européens dédiés à la construction. Bienvenue sur Ecobuild dans la zone Excel à Londres. Dès la descente de l’Eurostar, la délégation nordiste d’une quinzaine de personnes entre dans le bain d’une ville toujours en travaux, avec déjà des différences par rapport à la France comme ces tours en construction, entourées d’échafaudages entièrement couverts.
Si le marché britannique affiche sa bonne santé, force est de constater que cette année, le nombre d’exposants a nettement diminué. Pas de quoi échauder architectes, économistes de la construction, ingénieurs, chargés d’affaires et autres chefs d’entreprises nordistes en quête d’innovation.
Un stand en aura particulièrement bluffé plus d’un : celui de deux frenchies installés à Londres. Olivier Demangel (originaire de Valenciennes !) et Benoît Pagotto ont créé IVR Nation. Leur stand se résume pourtant à un large espace… vide. Au centre, un masque de réalité virtuelle. Sitôt chaussé, il vous embarque dans une chambre d’hôtel. On y déambule alors et se retrouve même pris au jeu en levant le pied pour monter dans la douche ! Impressionnant. Issus de l’univers du jeu vidéo, les créateurs appliquent désormais leur savoir-faire au monde de la construction. En trois clics, ils changent instantanément le mobilier et autres décorations. C’est dire comment ce type de technologie pourrait changer la manière de concevoir.
Parmi les dernières technologies présentées, le Scan 3D de Faro. Sur pied ou portable, il permet de passer au crible les espaces pour mieux les mesurer et produire une restitution informatique.

Bim made in UK

Démonstration du Scan 3D portable de Faro.
Démonstration du Scan 3D portable de Faro.

Autre objectif de ce voyage londonien, faire le point sur l’utilisation du Bim outre-manche. Olly Thomas, architecte et Bim Manager pour la société Bim Technologies, est venu nous présenter le contexte et l’utilisation du BIM en Angleterre. Son constat : dans un secteur de la construction encore très traditionnel, nous détenons désormais des connaissances plus précises des bâtiments puisqu’ils sont plus intelligents. Le ministère de la justice anglais fut l’un des premiers à se lancer dans la démarche. D’abord testé sur une petite prison, il construit désormais un établissement pénitentiaire douze fois plus grand, soit l’une des plus grandes prisons d’Europe. La question de la sécurité des données, particulièrement sensible dans ce contexte, est aussi au cœur du projet. Le BIM se démocratise également dans le secteur des travaux publics. Comme sur le projet de nouvelle voie ferrée à grande vitesse entre Londres et Birmingham. Dans ce cas, il devient aussi outil de communication avec les riverains et permet de présenter les travaux facilement pour une meilleure concertation. Bim Technologies se présente alors comme consultant pour accompagner les donneurs d’ordre. Pour Olly Thomas, “le Bim manager a un rôle de co-traitant avec l’architecte”. Il reconnaît toutefois qu’il est encore difficile pour les Tpe-Pme de l’appréhender. L’un des moyens pour se positionner sur la thématique serait de proposer ses produits sur Bimstore.co.uk, l’une des filiales de Bim Technologies. Un service – évidemment payant – capable de traduire en langue Bim. Soit un autre moyen pour profiter de cette révolution.

Cap sur l’Angleterre Myrtille Ferté est une architecte française installée à Londres depuis une dizaine d’année. L’occasion pour la délégation nordiste de la rencontrer et d’échanger sur les différences entre les marchés français et anglais. Freins administratifs face au libéralisme et à la rapidité d’exécution ont largement animé les discussions. De quoi expliquer le dynamisme du marché anglais ? Ce dernier compte pas moins de 280 000 entreprises et emploie 3 millions de personnes, soit 10% de la main d’œuvre nationale. Globalement, le secteur de la construction contribue à hauteur de 90 milliards de livres (environ 120 milliards d’euros) dans l’économie du pays, soit 6% de l’économie britannique. Sans compter une prévision de croissance du marché de la construction de 70% d’ici à 2025 ! Alors que le marché français est à la peine, le dynamisme anglais peut être une aubaine pour les acteurs nordistes, à seulement 40 kilomètres. Comment le pénétrer ? « En se rapprochant des majors déjà installés » conseille Myrtille Ferté.
Cap sur l’Angleterre
Myrtille Ferté est une architecte française installée à Londres depuis une dizaine d’année. L’occasion pour la délégation nordiste de la rencontrer et d’échanger sur les différences entre les marchés français et anglais. Freins administratifs face au libéralisme et à la rapidité d’exécution ont largement animé les discussions. De quoi expliquer le dynamisme du marché anglais ? Ce dernier compte pas moins de 280 000 entreprises et emploie 3 millions de personnes, soit 10% de la main d’œuvre nationale. Globalement, le secteur de la construction contribue à hauteur de 90 milliards de livres (environ 120 milliards d’euros) dans l’économie du pays, soit 6% de l’économie britannique. Sans compter une prévision de croissance du marché de la construction de 70% d’ici à 2025 ! Alors que le marché français est à la peine, le dynamisme anglais peut être une aubaine pour les acteurs nordistes, à seulement 40 kilomètres. Comment le pénétrer ? « En se rapprochant des majors déjà installés » conseille Myrtille Ferté.