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Résultat de concours Saprophytes, Surroca, Wonk et Blaq pour les Beffrois 2015

Le prix des Beffrois de la création s’est installé dans le paysage de l’architecture et de l’aménagement régional. Porté par les CAUE du Nord et du Pas-de-Calais, l’Ordre des architectes, la fédération des paysagistes, celle des urbanistes et la MAV, il vise à mettre en valeur des réalisations ou des projets d’aménagement et d’architecture contemporains qui répondent le mieux aux évolutions profondes et structurelles de notre société. Les défis, pour les professions du cadre de vie sont importants. Les Beffrois de la création récompensent des oeuvres aménagées, construites ou imaginées. Leur objectif est d’être un outil de sensibilisation du grand public à l’architecture, à l’urbanisme, au paysage, au cadre de vie ainsi qu’un support pédagogique pour les décideurs.

Catégorie Aménagement

Equipe Lauréate
Les Saprophytes
Unités de production
fivoises à Lille

À Fives, « Les Saprophytes » proposent aux habitants et aux associations de mettre en place collectivement un projet d’agriculture urbaine. « A travers un projet de territoire nous visons une réappropriation de délaissés urbains en systèmes agricoles permacoles, afin de valoriser un écosystème alimentaire et humain à l’échelle d’un quartier. ». Les premières Unités de Production ont démarré en 2014 à cheval entre un terrain municipal de 2000 m² et l’atelier des Saprophytes. L’association a construit un jardin potager partagé, un rucher, une champignonnière et a initié un réseau de composteurs de quartier. Une démarche inclusive et participative, une expérimentation « d’urbanisme concret » basée sur une interaction forte entre quatre axes : - Un axe « Production », prenant la forme d’un lieu ressource démonstratif, une ferme urbaine agroécologique, articulée autour de différents modes de productions. - Un axe « éducation populaire et capacitation citoyenne », pour une démarche partagée avec le quartier questionnant les modes de fabrication du cadre de vie. - Un axe « micro-économie locale » mêlant économie marchande et non marchande autour de la production alimentaire à Fives. - Un axe « analyse et transmission », permettant de capitaliser l’expérience, afin d’essaimer, d’inspirer de futurs projets à travers des événements, des formations, un partenariat avec le monde de la recherche et la mise en réseau des initiatives locales et nationales.
À Fives, « Les Saprophytes » proposent aux habitants et aux associations de mettre en place collectivement un projet d’agriculture urbaine. « A travers un projet de territoire nous visons une réappropriation de délaissés urbains en systèmes agricoles permacoles, afin de valoriser un écosystème alimentaire et humain à l’échelle d’un quartier. ». Les premières Unités de Production ont démarré en 2014 à cheval entre un terrain municipal de 2000 m² et l’atelier des Saprophytes. L’association a construit un jardin potager partagé, un rucher, une champignonnière et a initié un réseau de composteurs de quartier. Une démarche inclusive et participative, une expérimentation « d’urbanisme concret » basée sur une interaction forte entre quatre axes :
– Un axe « Production », prenant la forme d’un lieu ressource démonstratif, une ferme urbaine agroécologique, articulée autour de différents modes de productions.
– Un axe « éducation populaire et capacitation citoyenne », pour une démarche partagée avec le quartier questionnant les modes de fabrication du cadre de vie.
– Un axe « micro-économie locale » mêlant économie marchande et non marchande autour de la production alimentaire à Fives.
– Un axe « analyse et transmission », permettant de capitaliser l’expérience, afin d’essaimer, d’inspirer de futurs projets à travers des événements, des formations, un partenariat avec le monde de la recherche et la mise en réseau des initiatives locales et nationales.

Catégorie Construction neuve 

Lauréat ex-aequo
DSA – Damien Surroca Architecte
pour l’école maternelle de Don (59)
Avec DSA – C. Derly assistant;
Ingerop – BET
Luc Gaillet – économiste.

L’école de Don s’inscrit dans un contexte de centre bourg, entre maisons mitoyennes et logements collectifs en brique. Trois volumes aux toitures inclinées, assemblées le long de la rue, décomposent le programme en trois entités sensiblement différentes (salles d’activités pour les petits, salles pour les grands, préau).  Bâtir en retrait de la rue, au bénéfice d’un parvis ombragé sous les tilleuls, participe de la bonne insertion du projet. Les nouvelles constructions s’étirent le long du parvis, comme une limite bâtie entre la ville et la cour de récréation. Située en cœur d’ilot, elle profite des jardins avoisinants. Les toitures en pente orientent l’école de la ville vers la cour. Les salles d’activité bénéficient des hauteurs généreuses des toitures inclinées et s’ouvrent généreusement sur la cour de récréation.  La réhabilitation d’un bâtiment existant accueille la restauration et l’accueil périscolaire. Les deux ensembles bâtis profitent de leur dissociation complète – école dans la construction neuve et activités périscolaires dans la partie réhabilitée. Un jardin en talus situé en lieu et place d’un ancien mur de clôture relie les deux équipements.  L’école manifeste son identité dans ses matériaux bruts, bois, béton, verre, métal. Elle en tire une réelle pérennité mais également une grande capacité d’appropriation de la part des enfants et des enseignants. Un soin particulier a été apporté à la qualité de l’isolation thermique, ainsi qu’au confort visuel et sonore. L’école bénéficie d’une chaufferie bois.

 

Catégorie Construction neuve 

Lauréat ex-aequo
Wonk pour la médiathèque
pluridisciplinaire, Meurchin (62)
Avec Damien Guiot, Mathilde Dupont-Delpech,
Projex Ingenierie -Bet TCE, OPC
Diagobat – HQE
Serga – BE Acoustique

Le nouveau pôle multiculturel  prend place sur la place Jean Jaurès, un lieu de vie central de la commune de Meurchin autour duquel sont regroupés l’hôtel de ville, les écoles communales, la salle des fêtes, la poste et, en arrière-plan, l’église Saint-Pierre. Le projet s’implante sur une parcelle extrêmement étroite, le long du mur de clôture du cimetière sur lequel il s’adosse. Le site est mitoyen, au nord, d’un bâtiment municipal qui accueille notamment le bureau de poste. Notre démarche vise d’abord à fabriquer la ville et son urbanité. L’urbanité est la capacité du bâtiment à s’insérer dans son environnement urbain, à être « aimable » avec les édifices et les lieux qui l’entoure de près ou de loin - pas dans le sens «d’être pareil» ou de « se fondre dans », mais dans l’intention de « trouver des relations avec ». La modernisation des services et des équipements liés à la culture pour les habitants est un enjeu important pour la commune. Placer l’établissement au centre de la vie de la commune montre la détermination de la commune à investir vers l’avenir. La construction du nouveau centre pluridisciplinaire de Meurchin est donc un acte culturel fort à plusieurs titres : il permet de doter la communauté d’un outil performant lié à la culture dans tous les domaines et au service du public, et il favorise ensuite l’aménagement de la place Jean Jaurès sur son flanc ouest, un site privilégié dans la commune. L’ensemble donne au projet son homogénéité et sa dimension contemporaine, concourant à sa bonne intégration dans le tissu environnant.
Le nouveau pôle multiculturel prend place sur la place Jean Jaurès, un lieu de vie central de la commune de Meurchin autour duquel sont regroupés l’hôtel de ville, les écoles communales, la salle des fêtes, la poste et, en arrière-plan, l’église Saint-Pierre.
Le projet s’implante sur une parcelle extrêmement étroite, le long du mur de clôture du cimetière sur lequel il s’adosse. Le site est mitoyen, au nord, d’un bâtiment municipal qui accueille notamment le bureau de poste.
Notre démarche vise d’abord à fabriquer la ville et son urbanité. L’urbanité est la capacité du bâtiment à s’insérer dans son environnement urbain, à être « aimable » avec les édifices et les lieux qui l’entoure de près ou de loin – pas dans le sens «d’être pareil» ou de « se fondre dans », mais dans l’intention de « trouver des relations avec ».
La modernisation des services et des équipements liés à la culture pour les habitants est un enjeu important pour la commune. Placer l’établissement au centre de la vie de la commune montre la détermination de la commune à investir vers l’avenir. La construction du nouveau centre pluridisciplinaire de Meurchin est donc un acte culturel fort à plusieurs titres : il permet de doter la communauté d’un outil performant lié à la culture dans tous les domaines et au service du public, et il favorise ensuite l’aménagement de la place Jean Jaurès sur son flanc ouest, un site privilégié dans la commune. L’ensemble donne au projet son homogénéité et sa dimension contemporaine, concourant à sa bonne intégration dans le tissu environnant.

Catégorie Réhabilitation/extension 

Lauréat
DSA – Damien Surroca Architecte – (2013)
pour « Courant d’art» , Centre des arts plastiques
de Fresnes-sur-Escaut (59)
Avec DSA – D. Ocquident Assistante
ETR Ingenierie – BET
Luc Gaillet – Économiste

Le projet du centre d’art le « courant d’art » s’inscrit dans une démarche politique, culturelle et territoriale portée par la commune de Fresnes-sur-Escaut. Véritable lieu d’échanges et de rencontres, le « courant d’art » est une structure ouverte à tous publics, à la fois lieu d’exposition et espace de création. Le projet tire parti de sa situation singulière, d’une part en relation à la nouvelle ligne de tramway et d’autre part à l’entrée de ville. Une longue façade vitrée ouvre le projet vers la place / le parvis. Le pignon existant se double de la nouvelle entrée du centre des arts plastiques. Le nouveau volume parallépipédique dédouble l’existant, lui offrant les surfaces et ouvertures nécessaires aux expositions. La nouvelle construction autorise plusieurs modes de fonctionnement, d’espaces d’exposition de type galerie aux pièces plus intimes. L’absence de cloisonnement et les grandes portes sur pivot démultiplient les usages du centre d’art. L’ouverture nécessaire au programme trouve son aboutissement dans la simplicité de la structure métallique de l’extension, au bénéfice de la lisibilité des espaces. L’intégration des fluides de chauffage et d’électricité permettent de libérer les plateaux d’exposition. Un sol unitaire relie l’ensemble des pièces.
Le projet du centre d’art le « courant d’art » s’inscrit dans une démarche politique, culturelle et territoriale portée par la commune de Fresnes-sur-Escaut. Véritable lieu d’échanges et de rencontres, le « courant d’art » est une structure ouverte à tous publics, à la fois lieu d’exposition et espace de création.
Le projet tire parti de sa situation singulière, d’une part en relation à la nouvelle ligne de tramway et d’autre part à l’entrée de ville. Une longue façade vitrée ouvre le projet vers la place / le parvis. Le pignon existant se double de la nouvelle entrée du centre des arts plastiques. Le nouveau volume parallépipédique dédouble l’existant, lui offrant les surfaces et ouvertures nécessaires aux expositions.
La nouvelle construction autorise plusieurs modes de fonctionnement, d’espaces d’exposition de type galerie aux pièces plus intimes. L’absence de cloisonnement et les grandes portes sur pivot démultiplient les usages du centre d’art.
L’ouverture nécessaire au programme trouve son aboutissement dans la simplicité de la structure métallique de l’extension, au bénéfice de la lisibilité des espaces.
L’intégration des fluides de chauffage et d’électricité permettent de libérer les plateaux d’exposition. Un sol unitaire relie l’ensemble des pièces.

Catégorie Futurs imaginés

Lauréat
GSW – Pierre-Antoine Sahuc Architecte (2015)
pour le projet KAB à Chicago (US)
Avec Jérôme Grimbert pour l’identité graphique
et Odile Werner pour la programmation.

Pour sa première édition en 2015, la Chicago Architecture Biennial à lancé un appel à projets international pour la conception d’un kiosque de plage (Lakefront Kiosk Competition). D’une surface de 18 m2, celui-ci devait répondre aux critères suivants : être structurellement solide et démontable, offrir une espace commercial flexible pour un à deux employés, un coin d’ombre pour l’aire de service, une ventilation naturelle, une signalétique spécifique, des matériaux facile d’entretien, une sécurité à l’épreuve du vandalisme et la longévité.  Quelque part entre modernisme et tradition, le concept du KAB est basé sur la réinterprétation du kiosque en bord de mer que l’on trouve couramment dans le Nord de la France. Une forme simple, qui se transforme en balise, remarquée par sa matérialité : le miroir. Le miroir reflète la beauté du paysage qui l’entoure et lui permet d’interagir avec n’importe quel environnement. Construits comme trois modules préfabriqués et découpés par une imprimante laser, avant d’être assemblés. Chaque module est autonome, ce qui simplifie l’assemblage et le transport. KAB peut être fermé (hivernage) pour refléter son environnement. En été, les cabines sont positionnées dans un triangle qui offre trois petites zones pour le commerce, la l’animation ou la détente.
Pour sa première édition en 2015, la Chicago Architecture Biennial a  lancé un appel à projets international pour la conception d’un kiosque de plage (Lakefront Kiosk Competition). D’une surface de 18 m2, celui-ci devait répondre aux critères suivants : être structurellement solide et démontable, offrir une espace commercial flexible pour un à deux employés, un coin d’ombre pour l’aire de service, une ventilation naturelle, une signalétique spécifique, des matériaux facile d’entretien, une sécurité à l’épreuve du vandalisme et la longévité.
Quelque part entre modernisme et tradition, le concept du KAB est basé sur la réinterprétation du kiosque en bord de mer que l’on trouve couramment dans le Nord de la France. Une forme simple, qui se transforme en balise, remarquée par sa matérialité : le miroir. Le miroir reflète la beauté du paysage qui l’entoure et lui permet d’interagir avec n’importe quel environnement. Construits comme trois modules préfabriqués et découpés par une imprimante laser, avant d’être assemblés. Chaque module est autonome, ce qui simplifie l’assemblage et le transport. KAB peut être fermé (hivernage) pour refléter son environnement. En été, les cabines sont positionnées dans un triangle qui offre trois petites zones pour le commerce, la l’animation ou la détente.

Mention spéciale pour la qualité des espaces de vie

Lauréat
Blaq architecture pour l’ensemble de sa candidature
Focus sur le siège du rectorat à Lille
Avec DSA – D. Ocquident Assistante
ETR Ingenierie – BET
Luc Gaillet – Économiste

Notre proposition symbolise l’acte éducatif, qui peut se traduire dans un mouvement ascendant. Elle se construit sur une forme hélicoïdale, formalisée par une spirale ascensionnelle. La naissance du bâtiment « siège du Rectorat » commence au parvis d’accueil, se déploie sur l’ensemble de la parcelle en s’élevant doucement, et s’épanouit au plus haut par un volume en suspension sur trois étages au-dessus du parvis. La cinquième façade devient un nouveau sol, une immense terrasse-jardin que les occupants peuvent parcourir. Des mondes paysagers puissants sont exprimés : l’univers de la colline, de la terrasse, du belvédère et du jardin intérieur.  Ainsi, le projet prend une dimension supérieure : celle de définir un « bâtiment-paysage » en lien avec l’environnement urbain, et la perception de sa skyline. Il profite pleinement de l’aménagement du jardin-terrasse de 2990 m² : tantôt en plaine herbacés, tantôt en «Carex doré», en écho à la teinte de la façade, matérialisée par une écharpe de brise-soleil. Au coeur du projet, nous avons imaginé un «atrium-jardin» de 500 m² couvert par une verrière disposée au R+2. Une véritable continuité spatiale est créée entre le parvis d’entrée, l’accueil et l’«atrium-jardin ». Une double rampe hélicoïdale habite l’atrium à l’image d’une sculpture et permet aux salariés de rejoindre les niveaux R+1 et R+2 facilement, par une promenade architecturale. La compacité du projet et la qualité des prestations d’enveloppes et fluides permet d’ambitionner la labellisation «Passiv Hauss».
Notre proposition symbolise l’acte éducatif, qui peut se traduire dans un mouvement ascendant. Elle se construit sur une forme hélicoïdale, formalisée par une spirale ascensionnelle. La naissance du bâtiment « siège du Rectorat » commence au parvis d’accueil, se déploie sur l’ensemble de la parcelle en s’élevant doucement, et s’épanouit au plus haut par un volume en suspension sur trois étages au-dessus du parvis. La cinquième façade devient un nouveau sol, une immense terrasse-jardin que les occupants peuvent parcourir. Des mondes paysagers puissants sont exprimés : l’univers de la colline, de la terrasse, du belvédère et du jardin intérieur.
Ainsi, le projet prend une dimension supérieure : celle de définir un « bâtiment-paysage » en lien avec l’environnement urbain, et la perception de sa skyline.
Il profite pleinement de l’aménagement du jardin-terrasse de 2990 m² : tantôt en plaine herbacés, tantôt en «Carex doré», en écho à la teinte de la façade, matérialisée par une écharpe de brise-soleil.
Au coeur du projet, nous avons imaginé un «atrium-jardin» de 500 m² couvert par une verrière disposée au R+2. Une véritable continuité spatiale est créée entre le parvis d’entrée, l’accueil et l’«atrium-jardin ». Une double rampe hélicoïdale habite l’atrium à l’image d’une sculpture et permet aux salariés de rejoindre les niveaux R+1 et R+2 facilement, par une promenade architecturale.
La compacité du projet et la qualité des prestations d’enveloppes et fluides permet d’ambitionner la labellisation «Passiv Hauss».
La nuit de la créativité
6 heures pour imaginer une ville résiliente et durable
Une cinquantaine de participants ont joué le jeu de la Nuit de la créativité, un challenge par équipes de six heures en nocturne permettant de faire émerger des solutions innovantes répondant à un sujet posé. Cette année les candidats ont planché sur la « Ville résiliente et durable, plateforme d’adaptation ». Ce temps fort de Project City est organisé par la CAUE du Nord, du Pas-de-Calais, le CERDD, l’Ordre des architectes, Standing Event et l’Arunpp. Il est parrainé par le CITC – Eura RFID.