LMH-boitier

Recherche et développement : Un petit boitier qui en dit long

Ambiance studieuse dans la salle de conférence du nouveau siège de LMH à Tourcoing. Le deuxième atelier de restitution des travaux menés par l’Université Lille 1 et son laboratoire de Génie Civil et géo-environnement réunit chercheurs, universitaires, collaborateurs et représentants du monde HLM. Ils viennent prendre connaissance des travaux menés par ses équipes de recherche sur le patrimoine du bailleur social.
L’objet du travail : réduction des charges et l’amélioration du cadre de vie.
Ce projet de recherche qui mobilise quatre chercheurs, démarré en 2013 et financé par LMH, s’inscrit dans le projet plus global SunRise de l’Université.

Après la phase test…

Quels besoins, quelles informations sont nécessaires, quel système mettre en place ? L’expérimentation a commencé par l’instrumentation de deux « appartements pédagogiques » de LMH dans une résidence du quartier des Trois-Ponts à Roubaix et une autre à Lille Bois-Blancs. La rédaction du cahier des charges a amené à établir les données attendues : température, humidité, qualité de l’air, luminosité, état d’ouverture/fermeture des fenêtres, consommations des fluides.
L’université a travaillé sur la création d’un boitier sans équivalent sur le marché. Comment passer d’un système multifonctionnel recourant à sept ou huit cartes d’acquisition de données et autant de capteurs, à une seule carte système de communication et système de stockage à partir d’un unique protocole capable d’intégrer les données de plusieurs capteurs pour couvrir ces besoins d’information ?

Déploiement à l’échelle réelle

Son déploiement s’est ensuite poursuivi dans les logements de dix familles volontaires sur trois résidences. Cette exploitation grandeur nature, dans des logements occupés, a permis d’améliorer l’interface. Et surtout de confronter le boitier aux conditions réelles. Le travail des étudiants se concentre auprès des habitants relais qu’ils accompagnent tout au long du processus. « Ce sont eux les acteurs importants de la transition énergétique. Comment le comportement de l’occupant utilisateur peut-il se modifier en lui restituant de l’information en temps réel sur un support tablette, smartphone ou TV ? », résume Isam Shahrour, directeur du laboratoire.
« Le laboratoire, qui travaille au projet de ville intelligente et durable entend poursuivre son travail par le démonstrateur et instrumenter à grande échelle », poursuit-il.
L’enjeu est de taille. Lille Métropole Habitat gère un patrimoine constitué à 90% d’immeubles collectifs. Originalité du système : le boitier intelligent fonctionne en circuit fermé, utilisable par le locataire à tout moment sans connexion internet. Prochaine étape : permettre aux utilisateurs de comparer leurs résultats aux autres occupants, de façon anonyme. Un façon d’encourager les bons comportements.

De multiples compétences
De nombreuses compétences sont rassemblés pour ce programme de recherche. Electroniciens, informaticiens… Oussama travaille dans l’équipe dit du « bâtiment intelligent ». Son travail se concentre sur les nouvelles cartes électroniques pour le traitement des données à partir de 4 ou 5 capteurs, puis sur la communication. Arthur en 4ème année de Télécom-Lille, actuellement stagiaire, se consacre plus particulièrement au traitement de données, leur recueil et leur transmission à un serveur externe. Le boîtier conçu à l’Université reste sa propriété intellectuelle. Il est fabriqué en France par des partenaires selon un cahier des charges spécifique. La propriété des données (déclaration CNIL) permet un partage du travail avec des collègues et d’autre bailleurs. C’est aussi cette transmission que vise le workshop.