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Aux Pays-Bas, vivre dans des maisons flottantes est déjà une réalité, comme ici dans le quartier de IJburg à Amsterdam

Maison flottante: du luxe et des rêves

Sur l’habitat flottant, le Nord – Pas de Calais est plutôt sec. On pourrait penser que la situation de notre région incite des maîtres d’ouvrage, des architectes, des bâtisseurs à expérimenter de nouvelles formes de construction, intimement liées à l’élément aquatique… Ce n’est pas le cas. On trouve bien une société «Maisons sur l’eau» mais son dirigeant, David Allard, se situe plus dans l’univers du fluvial que dans le secteur du BTP. Il propose des habitations d’une centaine de mètres carrés, reposant sur des flotteurs et amarrées aux berges des canaux par des «ducs d’Albe» frappés depuis la terre ou depuis le cours d’eau. Construites aux Pays-Bas selon des normes françaises, équipées de panneaux solaires et de toitures végétalisées, la maison flottante est destinée aux amateurs de contact avec la nature qui peuvent débourser quelque 300 000 €. «Cela peut apparaître comme une partie de solution à la montée des eaux mais en tout état de cause, on ne va pas loger 70 millions de Français sur les canaux», précise David Allard. Une première maison pourrait s’installer prochainement à Marquette-lez-Lille, sur la Marque.

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Howard Lavaur planche sur une
construction d’habitation sur l’eau.

Faire sa vie sur l’eau:  dans une maison flottante

A Berck, un particulier, Howard Lavaur, très préoccupé par les bouleversements climatiques, veut promouvoir un «habitat approprié, autonome et confortable». Et même «inventer une nouvelle façon de vivre, de penser et de consommer en milieu écologiquement sensible». Ancien charpentier métallique, il a dessiné les plans d’une maison flottante de 120 m2, sorte de tour pointue avec des terrasses circulaires, reposant sur un socle concave. Elle serait reliée à la terre par des tendeurs élastiques, agissant à la manière des ceintures de sécurité automobiles. Howard Lavaur voudrait amorcer son projet avec des chalets flottants de 40 m2 sur une base nautique et s’active auprès de la mairie de Berck, du centre AFPA local et d’éventuels financeurs. «Il me faut 150 000 € pour démarrer. L’obstacle le plus difficile à surmonter, c’est que les gens ne réalisent pas qu’ils devront un jour faire leur vie sur l’eau».

 

Un avenir est à reconstruire avec le BTP face à la montée des eaux, continuez votre lecture sur le sujet ici!