intent

Intent Technologies : le Big data au service du bâtiment

Depuis Euratechnologies à Lille, la start-up fondée par Benjamin Ulrich et François de Sivry connecte les bâtiments pour mieux en maîtriser les flux grâce à une plateforme unique.

Le smart building n’est plus un vieux rêve mais une réalité. Intent Technologies en est bien la preuve. Sa plateforme web agrège l’ensemble des données d’un bâtiment avec un objectif : maîtriser les flux, alerter sur les dysfonctionnements ou encore développer les services aux locataires. Ascenseurs, chauffages et autres alarmes sont ainsi scrutés au plus près. « Nous avons créé une sorte de coyote du bâtiment pour optimiser la qualité de service », détaille Benjamin Ulrich. Son innovation permet aux différents prestataires de se concentrer sur leur cœur de métier en laissant le traitement des données. 250 000 logements comme ceux du bailleur social Pas de Calais Habitat sont aujourd’hui connectés à la plateforme baptisée IntentOS. Concrètement, cette dernière s’adresse aux gestionnaires de parc, fournisseurs, fabricants, constructeurs, promoteurs ou encore équipementiers via un abonnement payant, souvent calqué sur la durée des contrats de maintenance. Tous y renvoient leurs informations pour une gestion interconnectée et plus globale. Un système qui a déjà séduit de grands donneurs d’ordres comme Dalkia, Nexity, Suez Environnement, Sia Habitat ou encore Oxalia.

Champion européen

La pépite est passée de 1,6 million d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière à 2,5 millions attendus pour 2015. Et ses dirigeants envisagent pas moins de pousser jusqu’aux 20 millions d’ici 5 ans. Avec un objectif en ligne de mire : devenir un leader européen. « On a l’ambition d’être un champion. Ce business n’existera que si nous devenons un acteur majeur au niveau européen », lance le fondateur qui s’ancre véritablement dans le mouvement de la Troisième Révolution Industrielle. Pour accélérer, il s’apprête justement à un nouveau tour de table de 3 millions d’euros. Le troisième puisque 2,5 millions ont déjà été levés depuis la création de la société en 2011.

Syndicats de copropriété

Cet abondement permettra ainsi d’asseoir le positionnement d’Intent sur le marché français puis de faire ses preuves à l’international. Mais aussi de diversifier son terrain de jeu en partant à l’assaut du segment des syndicats de copropriété qui digitalisent de plus leurs services. « Nous nous adressons aussi aux collectivités qui se posent des questions transversales et entrons sur le marché de l’immobilier tertiaire », expose Benjamin Ulrich.
Une stratégie et une croissance qui ont tapé dans l’œil du jury du prix de l’entrepreneur de l’année organisé par EY en septembre dernier. Intent était en effet éligible aux prix start-up de l’année en catégorie « Entreprise Disruptive ».

intent_plateforme