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Dunkerque : Le terminal s’emballe

Les réservoirs sont construits à 70% mais d’importants travaux restent à achever avant la mise en service des cuves programmée en mai 2015. 

A Dunkerque, le chantier de construction du terminal méthanier avance à bon rythme. Les trois réservoirs du futur terminal méthanier sont désormais bien visibles. De l’extérieur, tout laisse même croire que leur construction est terminée. En réalité, alors que les trois cuves internes sont quasi-achevées, d’importants travaux de pose de tuyauterie commencent. Tout doit être prêt en mai 2015, date prévue de mise en service des réservoirs.
Côté réservoirs, la construction est avancée à 70 %. Les travaux de génie civil étant quasiment terminés. Bouygues Travaux publics est en train de quitter petit à petit le site alors qu’Entrepose Projets entre dans une phase délicate d’installation de la tuyauterie à l’extérieur et de l’hydrotest des réservoirs.
Longue haleine
c’est un travail de longue haleine. La construction des trois réservoirs a démarré en février 2012 avec des travaux préparatoires qui ont permis le bétonnage des trois radiers à l’été de la même année. Les dômes de béton se sont élevés ensuite à l’extérieur alors qu’à l’intérieur les toits métalliques étaient assemblés au sol, avant d’être levés sous pression d’air l’été dernier.
Actuellement, les trois cuves internes sont en cours d’achèvement. L’hydrotest, c’est à dire le remplissage des cuves avec de l’eau pour tasser le sol se déroulera cet été. L’étape suivante sera l’installation de l’isolant entre la paroi en béton des réservoirs et la cuve en acier.
Entrepose Projets travaille en même temps sur une phase délicate du chantier : la pose de toute la tuyauterie sous et sur les plateformes béton en haut des réservoirs qui permettra de les relier à la partie regazéification du terminal. 

Des bétons très techniques
Long de 80 mètres et haut de 15,5 mètres, le bâtiment des compresseurs, au coeur du terminal méthanier, doit résister à une explosion interne. Le ferraillage très dense (240 kg/ m3) des voiles de 20 cm, renforcé par 32 poteaux, ne laisse par endroit que deux centimètres pour couler le béton. Le fabricant Cemex, avec les équipes de Sogea en charge de ce bâtiment, ont mis au point un béton autoplaçant qui est injecté en bas de coffrage puis par palier par un camion pompe doté d’une flèche de 47 mètres.
Le facteur temps est essentiel. Les équipes ont 2h30 maximum à partir de la première gâchée pour tout couler, sinon les propriétés de ce béton surveillé de près par l’AMO sont altérées.