Rémi Pauvros lors de la remise du premier rapport à la préfecture de Lille en décembre 2013

Rémi Pauvros lors de la remise du premier rapport à la préfecture de Lille en décembre 2013

Canal Seine-Nord Europe : le guide pratique de Rémi Pauvros

Le député du Nord Rémi Pauvros et coordonnateur du projet de canal Seine-Nord Europe vient de déposer son second rapport au Premier Ministre. Le premier, remis à Arras le 26 septembre, fixait un nouveau périmètre au projet et un mode de financement simplifié permettant d’envisager sa construction. Ce second document, plus concret, donne la méthode pour lancer effectivement les travaux en 2017, comme l’a demandé le Premier Minitre, Manuel Valls.

Recette d’un grand chantier réussi

L’ancien maire de Maubeuge donne ainsi la recette d’un chantier réussi avec, au cœur du dispositif, le portage politique et le financement. Pour le premier, le député propose la mise en place rapide (mi-2015, début 2016) d’une société de projet « Canal Seine-Nord Europe – réseau Seine Escaut ». Cette société créée par l’Etat, VNF et les collectivités contributrices, devra faire de la place aux acteurs économiques locaux. La logique partenariale est, selon le rapporteur, une des clés du succès.
Pour le financement, le dossier remis à l’Europe dans les temps permet d’espérer 40% de subvention. Il reste donc une bonne partie de financement public à boucler. Les collectivités locales apportent bien sûr une partie significative, à l’exemple de l’engagement des départements pour 500 millions d’euros. 

Taxe poids lourd

Rémi Pauvros propose de mettre en œuvre une taxe dédiée sur les poids lourds empruntant les autoroutes concédées comme le permet la directive européene Eurovignette. Le produit de cette taxe serait automatiquement versé à la société de projet. Elle serait variable en fonction du taux d’émission en CO2 du véhicule, par exemple 0,03 € /km pour un poids lourd EUROV, soit 0,15 € par tonne pour un Lille-Paris. Autre piste, la taxation des entrepôts en fonction de leurs modes d’approvisionnement. Les voies fluviales et ferroviaires permettraient de s’en dispenser, alors que la route serait à nouveau dans le collimateur.