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Travaux publics : Près de 17 000 emplois menacés dans la région

La fédération régionale des travaux publics vient de publier les résultats inquiétants d’une enquête réalisée auprès de ses adhérents : sur les 17 000 emplois que compte la profession, plus de 15 % vont être supprimés dans les mois qui viennent.
La FRTP ne cache pas son malaise : « Les récentes orientations gouvernementales génèrent des conséquences dramatiques pour les entreprises qui annoncent une baisse sans précédent de 15% de leur activité d’ici la fin de l’année ».
Marché en chute de 20%
Une situation d’autant plus alarmante que le marché a déjà chuté de 20% depuis 2008.
L’explication est simple : 70 % de l’activité des Travaux publics provient des collectivités locales qui subiront, d’ici 2017, au niveau national, une baisse de 11 milliards d’euros de dotations d’Etat. La FRTP ne rêve pas : « Les arbitrages défavorables à l’investissement vont sans nul doute de ce fait croître significativement ».
Les calculettes ont chauffées : « En France, l’impact pour le secteur pourrait être de 60 000 emplois. Dans le Nord Pas-de-Calais, selon l’enquête, 2 500 emplois devraient disparaître ».
Exaspération
Au sein de la Fédération des travaux publics, on sent l’exaspération. Sur le dossier du Canal Seine Nord, un serpent de mer qui commence à jouer sur les nerfs des professionnels, « l’Etat s’était officiellement engagé avant de se rétracter ».
Mais les annulations de marchés (Arena à Dunkerque ou Zoo à Maubeuge), sont les gouttes d’eau qui viennent ruiner les efforts de modernisation de l’industrie. La FRTP n’entre pas dans le débat politique, mais estime « intolérable que des marchés attribués soient brutalement remis en cause, retardés, gelés, voire annulés, sans prise en compte de la situation des entreprises qui ont fait des propositions, formé leur personnel, mobilisé les moyens nécessaires, et apprennent par les médias l’ajournement sine die de leurs commandes ».