Le grand paysage est un élément fédérateur des deux pôles métropolitains en gestation. Ici, dans la fôret de Vimy. © Jean Luc Leopoldi pour Euralens

Le grand paysage est un élément fédérateur des deux pôles métropolitains en gestation. Ici, dans la fôret de Vimy. © Jean Luc Leopoldi pour Euralens

Pas-de-Calais : Deux pôles métropolitains concurrents en gestation

En tout domaine, il est difficile de construire une alliance entre le Bassin minier et l’Arrageois. Les collectivités fondatrices de l’association Euralens viennent de lui donner une nouvelle dimension en transformant cet outil né avec le Louvre Lens en instrument de préfiguration d’un pôle métropolitain. Ces pôles, qui naissent partout en France, regroupent des agglomérations sur une grande échelle pour construire une stratégie territoriale commune. L’échelle d’Euralens qui rassemble l’agglomération de Lens-Liévin, de Béthune-Bruay et d’Hénin-Carvin est déjà importante. Mais la création annoncée d’un autre pôle rassemblant l’agglomération d’Arras et de Douai pose question. Pourquoi pas un pôle rassemblant toute l’aire centrale du Pas-de-Calais ? « Rien n’est figé, notre avenir pourrait se dessiner ensemble…», estime Alain Wacheux, président d’Artois Comm.
Mais on l’a compris, le cœur du débat est l’acceptation de la centralité lensoise par les agglomérations de Douai et Arras. Mais si Liévin et Béthune ont dit oui à Lens, pourquoi pas ces dernières ? Les enjeux de transports, de gestion des eaux, d’attractivité, de rénovation des cités minières sont communs. Un débat qui va se poursuivre, aidé par le débat sur le REGL, ce Réseau Express Grand Lille qui pourrait mettre tout le monde d’accord.