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Ovilléo épure sur un grand pied

Après cinq ans de travaux, la nouvelle station d’épuration de Marquette est opérationnelle. En cours de route, elle a « digéré » 145 millions d’euros de travaux et de process.

Si c’est un bijou technologique, comme l’affirment ses promoteurs, il est du genre tape-à-l’oeil ! Un vrai cabochon, que cette station « Ovilléo », inaugurée mi-septembre à Marquette-lez-Lille… L’équipement de 145 millions d’euros est à même d’épurer les eaux usées de 37 communes et de 620 000 équivalents-habitants. Ce serait la troisième plus grosse unité de France, selon Antoine Frérot, PDG de Véolia, présent au coupage de ruban.
Le procédé Hybas, développé par OTV, filiale du groupe, repose sur l’utilisation de « chips », de petits disques de plastique immergés, sur lesquels les bactéries dépolluantes se fixent avec gourmandise. En cas de précipitations, l’usine prend aussi en charge les eaux pluviales, sur un tempo pouvant dépasser les 8 m3/seconde.
Le troisième travail concerne les boues issues du traitement : une partie est transformée en biogaz (couvrant la quasi-totalité des besoins de chauffage de la station), le reste est valorisé sur des terrains agricoles ou dans des cimenteries. L’ensemble des opérations dégage très peu de bruit et d’odeur, caractéristiques importantes car l’équipement se trouve en plein tissu urbain.
Cette situation a, bien sûr, renforcé l’exigence du chantier de construction. Les travaux, menés par Bouygues Bâtiment Nord-Est, et une soixantaine d’entreprises régionales, ont duré cinq ans. 350 compagnons y ont oeuvré au plus fort de l’activité. Ovilléo a pris la place d’une station obsolète, datant de 1969, sans que le service soit interrompu. Les six hectares gagnés sur l’ancienne installation ont été transformés en jardin. Autre marques vertes : le bâtiment tertiaire est BBC, il supporte des panneaux photovoltaïques et deux de ses façades ont été végétalisées par le botaniste Patrick Blanc.

Fiche technique
• OTV (Véolia) a assuré la conception-réalisation d’Ovilléo. L’entreprise fait aussi fonctionner l’usine jusqu’au printemps 2016, date d’une nouvelle consultation d’exploitation.
• Le chantier a été conduit par Bouygues Bâtiment Nord-Est, avec Demathieu & Bard. Architecte : Alain Le Houedec. BET : Amodiag et Bonnard & Gardel. Assistance à maîtrise d’ouvrage : groupement Merlin/Hydratec/Pattou-Tandem.
• L’investissement de 145 millions d’euros est principalement porté par la Métropole Européenne de Lille. L’Agence de l’Eau Artois-Picardie a fourni 35 millions de subventions et 56 millions d’avances remboursables. L’Union européenne a contribué à la dépense à hauteur 0,52 million.

 

Ils mettent en service la nouvelle STEP : Damien Castelain, président de la MEL, le préfet de région Jean-François Cordet, le maire de Marquette-lez-Lille, Jean Delebarre, son voisin maire de La Madeleine et VP de la MEL à l’assainissement, Sébastien Leprêtre, et enfin Antoine Frérot, PDG de l’exploitant Veolia.
Ils mettent en service la nouvelle STEP : Damien Castelain, président de la MEL, le préfet de région Jean-François Cordet, le maire de Marquette-lez-Lille, Jean Delebarre, son voisin maire de La Madeleine et VP de la MEL à l’assainissement, Sébastien Leprêtre, et enfin Antoine Frérot, PDG de l’exploitant Veolia.