©Jean-Christophe Marmara Figarophoto

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Pour Jacques Chanut, l’amorce de reprise se confirme

Au terme du premier trimestre 2016, le président de la Fédération Française du Bâtiment, Jacques Chanut, a confirmé le début d’un retour de l’activité après huit années de crise, “la plus dure traversée depuis la Seconde Guerre Mondiale”. Si la reprise ne profite pas pour l’heure à tous les territoires ni à tous les acteurs, elle se traduit par une amélioration des ventes de logements neufs depuis fin 2015. Les maisons individuelles affichent une progression de 13% tandis que celle des promoteurs s’établit à +18%. Dans le collectif, les volumes de logements autorisés et commencés progressent de 31 et 9% en glissement annuel sur trois mois à fin février 2016. Dans le non résidentiel neuf, la FFB relève une hausse de 9%, plus rapide qu’attendue, des surfaces autorisées. En revanche, le marché de l’amélioration-entretien reste atone. Du côté de l’appareil de production, les destructions d’emplois ont été plus importantes que prévues avec 36 100 postes perdus en 2015 contre les 30 000 estimées. Néanmoins, les prix restent très bas et les marges ont encore reculé en 2015. Affaiblies par la crise, les trésoreries continuent donc de s’étioler, ce qui peut parfois empêcher la participation à la reprise.

Reprise sous conditions

Mais pour que cette tendance optimiste se poursuive et génère un impact positif sur l’emploi en 2017, Jacques Chanut insiste sur le maintien de facteurs comme le dispositif Pinel, le PTZ, l’éco-prêt à taux zéro et le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). Et se veut vigilant pour que la reprise ne profite pas à “la concurrence déloyale, voire illégale”. L’occasion pour le président de rappeler l’ambition de recruter 5 000 apprentis supplémentaires dès la rentrée et de ne pas se satisfaire du compte personnel d’activité qui entérine le compte pénibilité dont il réclame le report d’un an.