Sans titre

France : L’Etat au chevet des territoires périurbains

Le magazine Télérama avait jeté un pavé dans la mare en 2010 avec cette couverte sur la « France moche », synonyme d’un urbanisme commercial débridé et d’une extension périurbaine anarchique où la voiture règne en maître. Depuis, la question des territoires périurbains est devenue un sujet de société et l’Etat a décidé de le prendre en compte.
La ministre du Logement, Sylvia Pinel, elle même élue locale d’un territoire périurbain en fait un cheval de bataille. Elle a annoncé une série d’actions mi-novembre pour rendre ces territoires plus attractifs et plus respectueux de l’environnement. Elle s’est entourée de Frédéric Bonnet, Grand Prix de l’Urbanisme et spécialiste de la question et de Martin Vanier, un géographe reconnu dans le domaine.

Changer le regard

L’objectif est de changer de regard sur ces territoires, de soutenir leur potentiel d’innovation et d’expérimentation et enfin, d’accompagner les collectivités et renforcer les coopérations entre les territoires.
Pour y arriver, elle créée notamment un « lab du périurbain », une plateforme pour recenser et valoriser les projets innovants. Elle lance une mission sur la revitalisation des petits commerces en centre-bourg, un sujet majeur sur ces territoires souvent désertés par les enseignes indépendantes au profit des centres commerciaux.
Ce changement de regard vise aussi ceux qui nient encore l’importance du phénomène « périurbain », un territoire qui concentre aujourd’hui un tiers de la population française.