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Ecotaxe : Cacophonie politique

Alors que Bruno Cavagné, président de la Fédération nationale des travaux publics annonçait, à la veille du Forum des TP à Paris, que l’activité reculera de 4% cette année, la cacophonie politique sur l’écotaxe inquiète le secteur. Cette redevance doit en effet contribuer au budget de l’AFITF, l’agence de financement des infrastructures de tansports de France, et les déclarations contradictoires ne permettent pas d’imaginer une issue favorable rapidement.
La mission d’information de l’Assemblée nationale, présidée par Jean-Paul Chanteguet, député socialiste de L’Indre, qui devait offrir des voies consensuelles de sortie de crise sur ce dossier, vient de remettre son rapport au ministre de l’Ecologie Ségolène Royal.

400 km de franchise

Les auteurs du rapport, contrairement aux déclarations de la ministre, estime dans un premier temps qu’il n’est pas possible de sortir du contrat avec le concessionnaire Ecomouv. Trop cher et dangereux. Ils évoquent un aménagement qui pourrait calmer la grogne des bonnets rouges bretons en proposant une franchise de 400 km modulable en fonction du poids et des émissions polluantes du camion. Cette franchise, dont on estime qu’elle serait favorable aux entrepreneurs du bâtiment qui s’approvisionnent le plus souvent à proximité des chantiers, permettrait de satisfaire le plus grand nombre. D’autant plus qu’elle est en adéquation avec le droit européen qui ne permet pas, contrairement à ce qu’évoquait Ségolène Royal, de taxer uniquement les camions étrangers.