Jacques  Chanut, président de la FFB et Jean-Luc Moudenc, président de l’AMGVF ©Studio Copernic

Jacques Chanut, président de la FFB et Jean-Luc Moudenc, président de l’AMGVF ©Studio Copernic

La chasse aux offres anormalement basses est ouverte

L’Association des maires des grandes villes de France et la Fédération française du bâtiment se sont associées pour sensibiliser les collectivités et les entreprises face aux offres anormalement basses dans les marchés publics.
Attractives financièrement pour les collectivitées ainsi que pour les entreprises plongées dans une conjoncture plutôt difficile, le revers de la médaille de ces OAB et qu’elles peuvent être de véritables dangers pour le maintien de l’emploi, la longévité des entreprises et la bonne éxécution des chantiers. Egalement source de situation de travail illégal et de fraude au détachement, ces offres anormalement basses faussent également la concurrence entre les entreprises.
C’est pourquoi cette union entre la FFB et l’AMGVF recommande aux collectivités de recourir à une méthode de détection de ces OAB en ayant systématiquement recours à une méthode mathématique consistant à déterminer la moyenne des offres des entreprises et à considérer comme suspecte celles qui se situent en dessous d’un écart-type. Et ainsi demander des justifications précises justifiant ce bas coût et d’évincer alors les offres qui ne correspondraient pas à une bonne exécution du marché.
Rappelons que les marchés publics (incluant les secteur des HLM) représentent environ 20% de l’activité du bâtiment, soit 25 milliards d’euros en 2014 pour une production totale du bâtiment estimée à 124 milliards d’euros.