Didier Manier et Max-André Pick, vent debout contre la baisse des APL.

Didier Manier et Max-André Pick, vent debout contre la baisse des APL.

Baisse des APL : LMH et Partenord tirent la sonnette d’alarme

“On devra renoncer à nos programmes d’investissement”. Pour Didier Manier (PS), président de LMH et de l’Union Régionale des Offices Publics de l’Habitat, et Max-André Pick (LR), président de Partenord Habitat, le calcul est vite fait. Alors que le Gouvernement s’apprête à présenter sa stratégie pour le logement, les deux bailleurs montent au créneau contre la baisse annoncée de 50 à 60 euros de l’aide personnalisée pour le logement (APL). “Chez Partenord, nous réalisons 21 millions d’euros de résultat net, qui ne partent pas chez des actionnaires, mais sont réinvestis dans notre parc. Si je dois compenser l’APL, je me retrouve en déficit de 3 millions d’euros”, s’exaspère Max-André Pick. “Si l’objectif est de faire des économies, c’est une prospection à court terme qui ne manquera pas de conséquences, notamment sur le secteur de la construction soutenu par l’activité des bailleurs”, décrypte Didier Manier. Exit donc les constructions et autres programmes de rénovation préviennent les deux présidents, qui appellent pourtant de leurs voeux une réforme du système actuel. “C’est une véritable remise en cause de nos modèles économiques à l’heure où l’on assiste à une paupérisation de nos locataires”, s’accordent-ils, en regrettant le manque de concertation. Une réforme qui touche quelque 550 000 logements sociaux dans les Hauts-de-France.