La ville a participé à l’expérimentation de Colas pour identifier les données publiques liées aux routes. Elle testera bientôt un nouveau passage piéton clignotant.

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La ville de Béthune mise sur la smart city

Avec Cap 2020, la ville est engagée dans un vaste plan de transition pour devenir une “ville collaborative, durable et innovante”. Revue de détails avec Olivier Gacquerre, son premier magistrat.

« La future patinoire sera construite selon les principes de la troisième révolution industrielle.” Olivier Gacquerre, maire de Béthune
« La future patinoire sera construite selon les principes de la troisième révolution industrielle.”
Olivier Gacquerre, maire de Béthune

Le gros oeuvre est terminé”. Olivier Gacquerre, maire de Béthune depuis 2014, ne parle pas ici de bâtiment. Mais d’une autre fondation : son programme Béthune Smart City, sa boussole à l’aune de laquelle il trace sa vision pour son territoire. Béthune, ville moyenne de 26 000 habitants, ne fait pas exception au sort connu par de nombreuses homologues de taille similaire. Départ des talents, installation des classes moyennes en périphérie, appauvrissement, poussent l’équipe municipale à relancer l’attractivité. La smart city sera la tactique pour y parvenir. Dans une démarche entrepreneuriale, elle élabore un master plan reposant sur sept piliers : habitat et environnement, mobilité et transports, éducation et emploi, alimentation et consommation, loisirs et culture, santé et bien-être et enfin, entraide et solidarité. Pour appuyer la démarche, La fabrique, bâtiment de la chambre de commerce et d’industrie en plein coeur de ville, s’est imposé comme nouveau lieu totem. Elle abrite désormais un espace de coworking, un fablab, un bookkafé, un auditorium et une expo Smart city, précieuse pour inoculer la démarche aux citoyens. D’ici quelques mois, Euratechnologies, le temple du numérique lillois devrait même y installer une nouvelle antenne.

Réseau de chaleur au gaz de mine

Pour piloter l’opération, Olivier Gacquerre s’est adjoint les services d’une “smart team”, notamment composée d’un énergéticien. Pour doper cette transition énergétique, la ville a aussi profité de la fin de sa délégation de service public pour revoir l’efficacité de son réseau de chaleur. Dalkia a décroché la timbale en 2017 en proposant un seul et unique réseau pour se substituer aux deux réseaux existants pour fournir le chauffage et l’eau chaude sanitaire pour l’équivalent de 6 500 logements. Surtout, ce nouveau réseau utilisera deux sources d’énergies locales, renouvelables et de récupération. D’abord le gaz de mine capté sur les anciennes mines des Hauts-de-France puis dans un second temps, la chaleur fatale issue du centre de valorisation énergétique grâce à une extension de 7 km pour son raccordement. De quoi générer un taux de couverture en énergies renouvelables et de récupération de 84%. Une extension de 6,7 kilomètres est également prévue vers le centre hospitalier. Les travaux intégreront la modernisation de la chaufferie du centre-ville (avec notamment une cogénération de 2 MW) et la construction d’une nouvelle chaufferie au Mont Liébaut, composée de trois chaudières mixtes gaz naturel/gaz de mine (18 MW). L’investissement porté par Dalkia se porte à 200 millions d’euros. Il devrait atteindre sa pleine puissance à horizon 2021 et baisser la facture actuelle des locataires raccordés de 44%.
Outre ce projet d’envergure, il s’agit désormais pour Béthune de passer l’ensemble de ses ambitions à la moulinette Smart city. “Nous allons organiser des assises de la mobilité pour développer l’intermodalité en lien avec la ligne de bus à haut niveau de service (BHNS en cours de finalisation), poursuivre la rénovation énergétique de notre patrimoine, notamment des écoles, ou encore construire une patinoire qui s’inscrira dans la dynamique Rev3, la Troisième Révolution Industrielle, détaille Olivier Gacquerre. Lui qui veut déjà tracer l’avenir encore plus loin.
“En ma qualité de vice-président, je prépare une feuille de route pour décliner la smart city à l’échelle de l’Agglo de Béthune-Bruay». Une pierre a déjà été posée avec la réhabilitation du centre Fleming à Béthune. «Puis au conseil municipal de décembre, nous lancerons des orientations pour écrire Cap 2030”. Pour un avenir toujours plus intelligent.

L’Agglo Béthune-Bruay Artois Lys-Romane a inauguré en octobre la rénovation énergétique du centre Fleming à Béthune. Au menu : isolation extérieure et du plancher haut, menuiseries performantes, installation de panneaux photovoltaïques, mise en place d’une centrale de traitement d’air double flux. Sans compter l’instrumentation du lieu qui s’inscrit dans une démarche de smart city et Territoire à Energie Positive pour la croissance Verte (TEPCV).
L’Agglo Béthune-Bruay Artois Lys-Romane a inauguré en octobre la rénovation énergétique du centre Fleming à Béthune. Au menu : isolation extérieure et du plancher haut, menuiseries performantes, installation de panneaux photovoltaïques, mise en place d’une centrale de traitement d’air double flux. Sans compter l’instrumentation du lieu qui s’inscrit dans une démarche de smart city et Territoire à Energie Positive pour la croissance Verte (TEPCV).